Et voilà, nouvelle année, nouveau départ ? 

Je commence l’année par une traversée Thonon - Machilly pour me rendre un peu compte de mon projet de cet été (rejoindre les Alpes de Haute-Provence en courant, il va peut-être falloir revoir le projet si je cale à partir de 25km à chaque fois), puis j’enchaîne avec une bonne dizaine de jours sans footing pour reposer un peu la machine et surtout parce que j’ai la crève. Dès que c’est les vacances et que je reste à Thonon, c’est sur que je chope un truc : le corps se relâche...

Le lac des Chateaux d'Allinges Les Voirons

Mi janvier, je reprends en douceur, ou pas ! Footing, piscine, escalade : je découvre la salle d’escalade-Bar Le Cube à Lausanne, Waouh, un énorme terrain de jeu, de quoi s'occuper pendant 2 bonnes heures jusqu'à plus avoir de bras, et finir par une bonne bière et un retour de 10km en vélo à Ouchy !

Puis je fais de nouvelles connaissances avec ces réseaux sociaux. Alors je m’embarque pour une sortie ski de fond avec Alex de Léman Trail et enchaîne sur une petite aprèm ski de descente en solo à Hirmentaz pour essayer de retrouver quelques sensations. Ensuite dimanche bloc avec Dozi/Ludovic, un nouvel ami, encore plus fou et à fond que moi (je pense qu'il a d'ailleurs une mauvaise influence sur moi...). On fait un tour de vélo au bord du lac jusqu’à Hermance le matin et on enchaine sur les Hermones en rando footing l’aprèm. C’est sympa de découvrir et partager avec des nouveaux amis, de temps en temps. Mais je crois que j’en ai un peu trop fait. Le mercredi suivant à la piscine j’ai les bras tellement lourds et je me sens tellement fatiguée que j’appréhende un peu la course de dimanche. D’ici là je me mets en mode repos.

On va vers le soleil Jolie vue des Hermones

J’ai décidé de m’inscrire à ce trail parce que j’avais envie de me faire une bonne sortie longue et que dans le coin en ce moment il n’y a plutôt que des trails blancs, mais je ne suis pas très fan des trails blancs, ça casse vraiment le corps et ils sont généralement assez courts et intenses. Donc ce petit 29km de village dans le Beaujolais, c’est une belle occasion de passer un petit week-end original, avec une bonne sortie à la clé.
Je réserve un Airbnb pas très loin, et c’est parti. Le samedi, c’est repos et un peu de shopping, j’achète un joli tee-shirt Veloruciòn à Atmosfair, craque sur les On Cloud à Terre de Running et me prends des chaussons d’escalade à Décathlon parce que si je veux aller au Cube, c’est plus rentable d’acheter une paire plutôt que de louer à chaque fois 5CHF. Puis je roule sous la pluie jusqu’à Romanèche-Thorins, découvre ma maison pour un soir, prends possession de ma chambre, fais quelques étirements et dîne mes raviolis avec Véronique chez qui j’habite. On discute de tout et de rien. C’est étrange je sais que je suis habituellement sauvage mais de temps en temps j’aime bien squatter et discuter avec les gens ! Je traine dans la chambre et tombe sur son petit bouquin "La Vie en Rose, mode d'emploi". Je le feuillette et n'arrive pas à m'arrêter. Il y a toujours une petite phrase qui me fait sourire ou dans laquelle je me retrouve. Une jolie petite découverte. Je vais me coucher vers les 22h, j'ai un peu de mal à m'endormir mais finalement je passe une bonne nuit pour être au top demain.

Bienvenue dans la famille

La vie en Rose - Mode d'emploi La vie en Rose - Reconnaitre les arbres La vie en Rose - perfectionnisme nocif La vie en Rose - bichonner sa voiture

La vie en Rose - Grimper dans l'arbre La vie en Rose - Contempler un arc-en-ciel La vie en Rose - faire des confitures La vie en Rose - Oser demander !

Pas besoin de réveil, j’émerge vers 6:00, traîne un peu et déjeune en compagnie de Véronique, son bon pain et le miel d’un de ses amis. Je me prépare et décolle vers 7:30, en direction d’Avenas. La météo n’a pas arrêté de changer, finalement ils annoncent de la pluie mais pas tant que ça, c’est déjà ça !
J’arrive à Avenas vers 8h, retire mon dossard et le tour de cou cadeau (encore un bleu...). Je me balade tranquillement dans les environs pour tâter le terrain en écoutant de la musique, puis me change et me prépare. Je retrouve Cédric du groupe Léman Trail, on discute un peu puis il part s’échauffer. Moi je m’échaufferais pendant la course, on a 30km pour être chaud ! En fait non, je m’échauffe en musique avec les coachs sportifs qui font l’échauffement Zumba. Je déteste danser mais je trouve que c’est un bon échauffement ludique qui met de bonne humeur alors tant pis pour la fierté, j’y participe.

Avenas se réveille

Chauffage universel Brûle la torche !

Puis on se regroupe près de l’arche de départ et c’est parti. Je suis moins devant que d’habitude, je pars tranquille mais me rends compte que ça va peut être bouchonner ensuite alors j’accélère le pas tant qu’on est dans le village. Après 500m, on s’insère dans un petit sentier qui descend, déjà un peu boueux, et direct le rythme ralenti. J'en profite pour regarder à droite à gauche, admirer le paysage. Dans le Beaujolais, il n'y a pas de grandes montagnes, seulement des petites collines qui délimitent les vallées, c’est joli aussi, c'est différent même si c’est quand même toujours un peu pareil (J'avoue je préfère les montagnes). Pour l'instant, le soleil est caché, il fait gris mais il ne pleut pas alors on peut dire qu'on a de la chance, on ne va pas se plaindre. Je crois que je pars relativement raisonnablement, puis après quelques kilomètres, on m’annonce 4ème. Hum il y a moyen de tenter quelque chose... Le chemin vallonne, on alterne entre portions montantes et descendantes mais rien d’extravagant, à part la quantité de boue ! Je cours, je cours, mais je me fais un peu chié, je ne ressens pas l’euphorie de la course comme parfois. Les jambes sont bonnes mais rien d'extravagant, le souffle suit, le ventre ne fait pas encore des siennes mais je me pose des questions, ça y est, je ne prends déjà plus de plaisir à courir? Ca me fait même un peu peur...

Les collines du Beaujolais

La 3ème femme est devant, je l’aperçois et la rattrape petit à petit à partir du 7ème kilomètre, après le premier ravito, et là, je me rappelle ma discussion avec Dozi le week-end dernier : parfois il s’amuse à chasser quand il court, s’il aperçoit un animal, il le traque. Donc pour mettre du piquant dans cette course, je décide de partir à la chasse moi aussi. La chasse aux filles devant moi. Je rejoins donc cette 3ème mais ne la double pas. Je sais que généralement si la fille est compétitrice et que je la double, ça la booste. Alors je reste derrière. Elle sait que je suis là et ça lui met la pression, même si elle ne se rend pas compte, ça la stresse que je sois là, elle accélère quand je me rapproche de trop près, elle change de rythme et se fatigue. De toute façon, si je l'ai rattrapé, c'est que je vais plus vite, c'est ma logique. Après être restée derrière elle pendant 3km, à la fin d’une montée, on arrive sur un plateau en piste légèrement descendante, je mets l’accélérateur et la largue, sans regarder en arrière pour ne pas lui donner d’espoir de penser que je crains qu’elle me redouble.

jolie ambiance

La Gadoue !

Puis à ce rythme, je continue la chasse, j’aperçois au loin la 2ème. Je mets un peu de temps à la rattraper mais après la belle montée boueuse du 13ème kil', je suis là, derrière à quelques dizaines de mètres, toujours quelques garçons entre nous, mais j’annonce ma présence. Mais celle-ci est rapide, difficile à suivre ! Elle avance bien sur le plat et les descentes, un peu moins dans les descentes techniques et boueuses, ça tombe bien, moi aussi, ou dans les montées. Mais je dois quand même me donner pour rester derrière elle, donc je sais que cette deuxième place va être dure à gagner. Mais je sens quand même que sur le plat ou les portions montantes, elle a moins de peps que moi. Donc pendant 7km, je reste derrière elle, je la traque, la chasse, me fais distancer parfois puis la recolle, les gens nous encouragent, lui dis que la 1ère n'est pas loin et moi on me dit que la 2ème est juste là ! Cette chasse met du piquant à la course, je m’amuse bien, même si je fatigue et je sens que le ventre va finir par faire des siennes. Vers le 20ème kil', on court maintenant côte à côte, je me suis mis à côté d’elle, on échange deux trois mots, elle me dit qu’elle est cuite (tu parles et ensuite elle accélère), moi je lui dis que ça commence un peu oui mais que ça va, sur un ton enjoué, j’suis pas folle, je vais pas lui dire que je suis cuite, ça la boosterait d’avantage ! On continue donc ensemble, on attaque une belle descente et là on rattrape la 1ère qui avance vraiment doucement dans la descente boueuse et caillouteuse. Elle a mal au genou, je lui dis courage et continue de suivre mon lièvre. Au bout de 200m de chemin, on entend des cris, on s’est trompé de route. Moi trop occupée à suivre mon lièvre, je n’ai pas fais attention au balisage. Demi-tour toute, les premiers sont les derniers...! Je rattrape rapidement l’ancienne première, l’a remercie de nous avoir prévenu et la redouble. Puis mon lièvre me rattrape pas longtemps après. Et on reste côte à côte. Elle peine un peu sur le plat mais fait de belles relancées parfois, et mon ventre commence à me lancer. Je lui propose donc qu’on finisse ensemble. Il reste 3-4km, ça fait 10 bornes qu’on joue au chat et à la souris, on a bien mérité les deux une première place. On attaque une longue ligne droite en face d’Avenas, la fin est proche, on traverse une route et on rejoint le parcours du 12km pour le dernier kilomètre, dans un petit bois, c’est tout mignon, mais j’ai vraiment plus de force. On arrive à Avenas et on franchit la ligne d’arrivée ensemble main dans la main, une première pour moi de faire ça avec une personne que je connais pas. On boucle donc ces 29km, 1100m+ en 3:07.

On discute un petit coup le temps de faire connaissance puis on se dirige vers le ravito, mais la plupart des coureurs du 12km squattent déja et il faut attendre 5min pour réussir à choper un morceau de banane et un peu de chocolat. En plus j'ai vraiment mal au ventre et je commence à me refroidir très rapidement. Je retourne à la voiture et squatte les toilettes de la salle des fêtes pour me changer et me mettre au sec. Bien emmitouflée dans mon manteau, je retourne au ravito piquer deux trois tranches de saucisson que je déguste avec un petit yogi tea et du pain aux graines de chia. Pas envie de payer 5€ pour manger de la saucisse et du fromage, d'autant plus que je n'ai pas vraiment faim. Je finis rapidement mon semblant de repas (j'ai à peine réussi à avaler une tranche de saucisson) et j'assiste à la remise des prix qui a lieu dehors sous une pluie fine. Je partage ma première place avec Claire, puis on se partage nos lots de 1ère et 2ème femme. Au final, j'obtiens une bouteille de Beaujolais (encore heureux !), du miel, du chèvre, un petit carnet, un livre sur la ville d'Avenas, un bon pour un menu dans un resto d'Avenas, et un bon pour 2 personnes au SPA du Chateau de Pizay. (on sait jamais si je repasse dans le coin, ça peut être sympa).  

la course au saucisson? Souvenir d'Avenas

 podium femmes

 

Lien Garmin : https://connect.garmin.com/modern/activity/2448924599 

Relive : https://www.relive.cc/view/1368358212

Résultats : avenas2018

parcours topo