Voilà c'est la fin de la croisière en chalands sur la Tsirihibine après 3 bivouacs et deux étapes de course. On se réveille tranquille vers 6h00 (quelle grasse mat'), se rafraichit rapidement à l'africaine en attendant la bonne douche à l'hôtel ce soir. Rod nous fait un méga petit déjeuner composé de beignets, de patates et d'œufs, pour être bien caler pour la longue matinée qui nous attend. On repart pour 45 minutes de chalands jusqu'à Belo-sur-Tsirihibine (be:beaucoup, lo:pourri => les cadavres de la Tsirihibine s'échouaient généralement ici). On aide à décharger les bateaux et on attend qu'ils montent les camions-brousses sur une barge pour la traversée de la Tsirihibine. On prend des photos avec les gamins, la petite Maria a une de ces bouilles ! Et je vois mon premier caméléon dans les buissons. (Expression avoir un caméléon dans la poche: porter la poisse).

le bateau c'est fini :-(

IMG_5078 Petit déjeuner du toner ! Le jour se lève sur la Tsirihibine

 On range le bivouac et c'est parti

Mon premier caméléon !

Et c'est parti pour plusieurs heures de camion. Je mets la musique dans les oreilles, me repose, on discute. Et on fait une pause car le deuxième camion est en panne. Doc Thierry nous chauffe pour une belote et sort un jeu de cartes malgaches, on distribue et on se rend vite compte que le jeu est un peu bizarre, cartes en doublon et cartes manquantes ! On remballe et on prend notre mal en patience, à l'ombre de quelques arbres le long de la piste. Le deuxième camion arrive mais retombe en rade quelques centaines de mètres plus loin. Stéphane commande un nouveau camion qui va venir de Bekopaka, mais il y en a pour plusieurs heures. On fait donc la pause de midi dans un coin ombragé avec des barquettes de nouilles, du coca et des bananes et ananas en dessert. Tout le monde veut se dévouer pour attendre le premier camion, moi j'avoue que je préfère prendre celui qui fonctionne.

Ya pas comme un petit problème là?

On remonte et se remet en marche avec Maman et Vaness, pendant que Nata attend le deuxième. On roule encore pendant plusieurs heures, il fait chaud, il y a de la poussière, ça gratte, on est fatigué, c'est long, mais c'est comme ça à Mada. Tout ça pour faire 100km depuis Belo/mer ! On arrive à Bekopaka, on traverse la moitié de la rivière en camion avant de monter sur une barge. La seconde moitié se fait à la force des bras de locaux, je leur donne un coup de main, et on accoste de l'autre côté. Il nous reste 2 petits kilomètres et on arrive enfin à l'hôtel Olympe. On monte à l'accueil et on a un joli petit cocktail de bienvenue, et les belles couleurs du coucher de soleill.

Mada tout craché, véhicule tout terrain ! Oh hisse !

Coucher de soleil à l'hôtel Olympe 

On récupère les clés de notre bungalow qui est en bas (une centaine de marches) un peu à l'écart des autres. Vaness râle à cause de ça et le fait qu'elle râle me fait râler aussi ! Moi je suis contente de notre petit bungalow, il est tout mimi et j'en profite pour prendre une bonne douche avant de remonter en haut et de goûter quelques rhums arrangés avec maman et quelques autres (citron, cannelle, baobab) mais ils sont pas extras, on en a déjà bu des meilleurs. On discute, on prend des nouvelles des autres du 2ème camion. En plus, il se met à pleuvoir et nos bagages qui sont dans l'autre camion ne sont pas encore là. Le reste du groupe arrive vers 19h ou 20h, on leur laisse le temps d'arriver, on fait le briefing à table et on commence à manger mais notre table est zappée, ça traine et je suis vraiment claquée et désagréable. On se prend même un peu le chou avec Vaness, moi quand je suis fatiguée, faut me laisser dans mon coin et ne pas s'occuper de moi, c'est la marche à suivre ! Après un bon mais long repas (poisson et fondant au chocolat pas très fondant) je file me coucher, car demain c'est double étape. Ghislaine avait laissé traîner des documents près de la terrasse et on a vu qu'il y allait avoir un contre-la-montre ce qu' ils nous ont confirmé au briefing : on commence par un contre la montre de 6km ; 2km jusqu'à la rivière, un petit tour dans les petits tsingys et retour à l'hôtel. Ensuite on enchaine sur 17km pour aller aux grands tsingys de Bemaraha.

poisson et riz curry Fondant au chocolat

On se lève donc vers 5h30, on engouffre le petit dèj (leur pain est délicieux), on se prépare, je bichonne mes pieds de crème anti frottement Meltonic, je m'étire, je garde toujours la chevillière, elle me rassure, et les départs sont donnés en haut de l'hôtel, toutes les minutes, dans l'ordre décroissant du classement : les derniers partent en premier et essayent de ne pas se faire rattraper par les suivants. Certains hésitent à prendre à boire, je ne me pose pas la question, je prends mon sac pour avoir l'appareil photo ! Nata est juste avant moi, et c'est parti, je mets un petit rythme pour la rattraper et on traverse les beaux petits tsingys ensemble. On se fait rapidement doubler par les 4 mecs classés devant moi et on fait gaffe car il y a des parties techniques et glissantes vu qu'il a plu hier. On quitte les tsingys et il reste les 2,5km de piste, j'abandonne Nata et reprends mon petit rythme et en rattrape quelques uns devant.  Il y a une énorme flaque de boue, je passe sur le côté mais surement pas assez et je m'étale dedans. Rien de mal, juste des petites égratignures et un bon gommage de boue sur le coté droit. Je repars et arrive en même temps que Chantal, au bout de 41'. Tout le monde est  pratiquement arrivé mais on attend un peu, on récupère avant de repartir. Les marcheurs repartent presque direct, Vaness fait l'impasse sur cette partie qui n'a pas énormément d'intérêt : c'est 17 bornes de piste avec un finish en plein soleil.

Le petit déj est servi !

Contre la montre dans les petits tsingys

Le départ est donné à 9h00 et le rythme est bien moins soutenu que pour le contre-la-montre : les jambes sont lourdes mais ça va passer. On descend dans le village, une femme nous suit en courant en déblatérant je ne sais quoi en malgache, elle a du débit, et abandonne en rigolant ! Le chemin est relativement plat, c'est du mini vallonnement, ça passe plutôt bien. On est en petit groupe au début avec Nata, Lionel, Marc et Philippe le Troyen et Jean-Marc un peu plus loin devant. Lionel et Marc décrochent et on continue tous les trois. Gérard avait annoncé le ravito vers le 7 ou 8ème kilomètre, alors on les enchaine, 7,8,9,10,11... nous ça va on a de l'eau, mais le sac de Philippe fuit, il commence à être à sec, et pour tous les autres derrière qui attendent le ravito, c'est parfois dur (surtout ceux sans GPS qui tant qu'ils ne voient pas le ravito se disent qu'ils en sont même pas à la moitié). Bref, on croise Stéphane dans sa batmobile (ou plutot la Karenjy : made in Mada), ils nous donnent de l'eau et 500m après c'est le ravito, à l'entrée d'un village dans un joli coin ombragé. Mialy nous attend avec son sourire, du coca et des fruits secs. On fait une petite pause, on boit et on repart. Nata commence à baisser un peu de rythme et ma cheville commence à me faire mal, mais paradoxalement je me sens bien alors j'accélère un peu le rythme, Philippe me suit, mais je mène la danse. Le chemin est de moins en moins ombragé et le soleil tape quand on entre dans le parc des Tsingys de Bemaraha, ça annonce la fin. Ça vallonne un peu plus et après un joli petit coup de cul, c'est l'arrivée ! J'arrive en 1h45, ça fait du bien d'accélérer et de forcer un peu sur la machine. Nata arrive 5' après puis Chantal et Lionel. Maman a bien couru aussi vu qu'elle arrive 4ème femme avec Dédé et Francis. Vaness qui venait normalement en camion s'est arrêté sur la route pour accompagner Fifa qui était un peu dans le dur, fière de ma grande sœur, et de sa générosité.

Deuxième départ de la journée

Que serait Mada sans les malgaches ! 17km de piste, ça use, ça use...!

Bientôt aux tsingys de Bemaraha

Sur le pont... Le ravito tant attendu ! (au 7ème qui disait !)

On prend une douche à l'africaine derrière une bâche (je crois que certains mecs se sont un peu rincé l'œil) et on mange nos barquettes de riz/zébu, trop bon ! On se prépare ensuite pour notre après midi dans les tsingys. Les Götz, toujours à la traîne, on est dans le dernier groupe et on a du mal à trouver des baudriers à notre taille. On attaque par une petite marche d'approche pour rejoindre la forêt, le guide nous explique deux-trois trucs : ici c'était la tribu des Sakalava qui habitaient ici, mais la tribu des Merina de Tana ont un peu envahi tout le monde donc les Sakalava allaient se réfugier dans les tsingys, un peu comme dans le maquis ! En malgache tsingys signifie "marcher sur la pointe des pieds". On passe devant l'arbre qui pèle, la liane qui guérit les sinusites, la fourmilière qui vit en symbiose avec les serpents, les jolis makis blancs dans les arbres. On commence à escalader un peu, à passer dans des grottes pour arriver en haut des tsingys sur des plateformes avec de jolis points de vue. On prend des photos, on s'amuse et on continue la balade en redescendant dans les tsingys, repassant dans des grottes. On commence à fatiguer de la journée aussi. Après 3h00 de balade, on rentre à l'hôtel, vous savez les 17km de l'étape de ce matin, on les fait en 1h30' en camion, ça valait presque le coup de rentrer en courant ! On arrive à l'hôtel, le temps de se doucher et on monte en haut pour le briefing. Je m'offre un bon petit cocktail à la banane, jus de fruits et sirop de menthe, délicieux ! On mange du bon canard et un gâteau à la banane en dessert. Une fois bien repues, on peux aller se coucher après cette journée bien remplie.

un quoi? un coua ! au coeur des tsingys

au coeur des tsingys

IMG_5317

les tsingys majestueux de Bemaraha

 

Garmin contre la montre : https://connect.garmin.com/modern/activity/1805504502

Garmin 2ème partie : https://connect.garmin.com/modern/activity/1805504563

parcours_CM parcours

topo_CM topo