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Après l’ostéo, des séances de kiné, une consultation chez un podologue puis une chiropratrice, j’ai enfin fais des radios et apparement j’ai mon os naviculaire accessoire est fissuré (un os que seulement 5-20% de la population a). Verdict : repos obligatoire. Donc fin juin, je me rends compte que j’ai planifié 5 trails jusqu’en octobre, et que je vais surement devoir tous les annuler. Trail de Faverges le 03 juillet, annulé, Trail de Vouglans le 30 juillet avec Nata et Morgane : annulé. C’est triste mais c’est comme ça. Mais vu que je ne suis pas vraiment capable de faire repos, j’ai quand même fais quelques centaines de bornes en vélo pour visiter la Bretagne mi-juillet, et une petite rando dimanche dernier avec Nata.

Les petits coups de mou sont là plus souvent, les gens m'énervent un peu plus, je ressens le besoin d'être toute seule sans personne à 3km à la ronde. Clope, shit, alcool, running, chacun sa drogue au final, chacun a son petit truc pour se sentir mieux, eh oui, j'avoue, je suis en manque. 

Et comparé à un footing ou un trail, une balade n'apporte pas la même dose d'endorphine, mais elle fait quand même du bien. On planifie donc une petite rando avec ma soeur Nata. Au départ, je voulais aller du coté de Samoëns pour changer un peu de massif mais finalement, les 3h de voiture aller-retour nous ont un peu démotivées donc j’ai cherché une autre balade sympa un peu plus près. Je vais de nouveau sur le site randos-montblanc et cherche les quelques balades difficiles que je n’ai pas encore faite. Tiens la pointe de la Gay, ça j’ai pas fais et c’est pas trop loin ! une balade qui promet un beau panorama une fois en haut, malheureusement pour nous, la brume était au rendez-vous, donc on a pas eu la vue promise. Par contre, on a vu tout le long pleins de jolies fleurs (le point positif avec un mois de juin très pluvieux, les paysages sont très verts et remplis de fleurs !).

Le départ se fait au même endroit que la pointe d’Ireuse que j’ai fait en décembre. Il faut passer Bellevaux, direction Mégevette, lac de Vallon, et prendre une petite route à gauche pour rejoindre le lieu dit de l’Ermont. On se gare sur le parking (qui était recouvert de neige en décembre), on se tartine de crème solaire, et on est parti ! Pendant 2km environ on marche sur une piste carossable qui monte, pas le top mais on longe une jolie rivière donc Nata aime bien ! On passe aussi près d’un petit autel religieux juste avant d'atteindre les Nants.

le long de la rivière à gauche l'autel religieux  

jolie gentiane passage boisée

aux Nants

On arrive au lieu-dit des Nants et on suit le chemin qui monte à gauche, toujours le même que la pointe d’Ireuse pour l’instant, on entre dans la forêt, ça monte un peu, et on arrive au col de la Balme. Joli petit chalet, et normalement une vue dégagée mais là la brume prend pas mal d'espace. On avait du soleil au départ, mais plus on monte, plus on se rapproche de la brume. La vue sur la vallée est donc un peu obstruée. On fait une petite pause, boit un coup et mange quelques fruits secs et on repart.

chalet du col de Balme col de Balme

Le sentier est sympa, un peu boisé, c’est frais sans être froid et c’est agréable. On s’amuse à se mettre en dessous des branches de sapin et de les secouer pour faire un brumisateur naturel ! On monte encore, on descend un peu dans une descente un peu technique, avec des chaines et des rochers un peu glissants. On voit des pancartes mais on les regarde pas trop et on suit la direction de la pointe de la Gay pour atterir sur une jolie plaine. Le soleil est caché par la brume maintenant, alors on remet les tee-shirts (on s’était mis en brassière tant qu’à faire Bob le bricoleur autant se mettre en brassière), mais c’est super joli car il y a plein de jolies fleurs différentes. Je prends des photos en mode rouge sur de jolies fleur rouge, mais les photos d’ensemble ne rendent pas compte de la réalité. 

vue du col la grande plaine

DSC08073 gentiane pourpre

Lis martagon DSC08089

Anémone soufrée DSC08097

On longe la crête pour la dernière montée pour atteindre la pointe en question. Rien de très ahurissant en haut, la brume cache toute la vue, et la place est déjà pris par 3 anglais à qui on arrache un “hello” et qui se décalent pas pendant qu’on prend des photos !
On se pose quelques dizaines de mètres plus loin pour attaquer notre casse-croute, composé d’une carotte, d’un sandwich blanc-de-poulet, salade, radis, cornichon et beurre et d’un abricot. Nata fait un petit écart et prend aussi un morceau de pain et du chocolat. Même si on est en juillet et qu’il a fait très chaud ces derniers temps, à 1800m d’altitude et sans soleil, il fait un peu frais. 

Pointe de la Gay... Brumeuse petite vue sur la vallée

On ne s’attarde pas et on repart, en suivant le chemin ! Alors que si on avait bien lu, relu et regardé la carte, on aurait du s’apercevoir qu’il ne fallait pas continuer le chemin mais faire demi-tour pour rejoindre une intersection. On marche donc tranquille dans la mauvaise direction sans le savoir, en papotant, on passe devant un gros pilone (qui gache un peu le paysage : qu’est ce qu’il fait là celui la?!), on traverse un troupeau de vaches qui font peur. Je peux vous dire, quand tu passes à coté d’une grosse vache d’alpage, tu fais pas la fière, tu marches tout doucement en te demandant à chaque pas si elle va pas charger sur toi ! En plus dès qu'on la dépasse, elle décide de se lécher le corps et de secouer ça cloche, et toi tu te dis :"ça y est, elle va charger sur moi !" alors qu'elle est juste en train de se laver ! On descend dans la boue, et on atteint des pancartes. Mince, c’est pas du tout ce qui est marqué sur le site… On a du se tromper ! On continue 100m sur le chemin et on décide de faire demi tour finalement. On retraverse le troupeau, on retourne à la pointe, Ah ça c’est un poil dégagé, c’est déjà ça, et on redescend à la jolie prairie, on retrouve le croisement qui indique la bonne direction. Au final, une petite heure et 3km de détour ! 

Belle vache d'alpage ça se découvre

la pancarte qu'il aurait fallu regarder attentivement 


On quitte les bois pour atteindre une clairière avec des vaches et de chevaux en liberté. On aperçoit le lieu dit de Tré-le-saix, c’est super joli, et le ciel se découvre, il fait beau, et on voit la pointe de la Gay, d’où l’on vient. Mes jambes commencent à fatiguer, j’ai vraiment l’impression d’avoir perdu toute ma forme. On descend à droite du lieu dit pour retrouver le chemin pour l’Ermont, un chemin de pierre qui descend pas mal. On voit un joli papillon sur le sol, petite pause photo, il est très beau, marron avec un oeil sur l’extérieur et quand il ouvre ses ailes, il y a des reflets bleus. Et on continue la route, on rejoint l’intersection des Nants pour retourner au parking.

les chevaux dans le ventles chevaux dans le ventles chevaux dans le vent

Plaine, vue sur Trè le Saix vue sur Trè le saix

 Pointe de la Gay DSC08125

papillon - mode bleu papillon - mode marron

 

Au final, pas forcément une petite balade car on a fait quand même 15km avec 1100m de dénivelé, je suis pas sure que la cheville est très appréciée, mais ça fait du bien de se retrouver seule en montagne avec sa grande soeur :-)

Garmin : https://connect.garmin.com/modern/activity/1270391356

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