Après les foulées de Gruffy, c'est le week-end de Pâques. Le vendredi et le lundi étant férié dans le canton de Vaud, j'en profite pour faire une virée dans le Sud chez Papa Maman, avec Nata qui, par chance, a aussi congé. Un bon week-end où on se retrouve comme avant, un peu chouchoutées par les parents, on est même allé chercher les chocolats dans le jardin le dimanche matin ! Avec en prime, un passage à Forcalquier pour aller voir l'avancement de leur maison, une journée shopping à Marseille où j'ai pu revoir ma copine Elo, le temps d'un repas, et forcément, pour le dimanche de Pâques, une balade aux cloches de Barles. Bref un super week-end en mode "repos", très ressourcant. Repos, pas tant que ça, car dès le lundi, après avoir fait tout une journée de voiture, je décide d'aller m'entrainer un peu pour la prochaine épreuve : les 4h de l'Ultra Montée de Thollon les Mémises. Je choisis donc la cote qui monte à la montagne des soeurs depuis Reyvroz (350m+) et la monte 3 fois d'affilé. Voilà qui est fait, je suis prête pour Thollon !

On est monté au Môle  les cloches sont passées !

Marseille !

la balade de Pâques Sur les cloches (de Pâques) de Barles

Le week-end d'après, c'est l'inverse, c'est les parents qui débarquent. Encore un week-end tranquille, où Papa bricole encore dans mon appart le samedi, un petit footing aux Chateau d'Allinges le dimanche et le parcours santé avec mes 4 monstres (maman, les 2 neveux et la petite nièce) et voilà c'est déja fini.

système de couchage dans la petite chambre PPG Anoa !

La pression monte pour ces 4h de Thollon, il y a un beau plateau de la concurrence féminine du chablais et j'aimerais bien savoir à quel niveau je me situe. Ce qui devait être simplement un entrainement devient carrément un défi, j'ai la pression ! En plus le temps s'annonce assez pourri : pluvieux et froid. Par chance, ce fut moins pire que prévu, et j'ai réussi à engloutir mes 5 montées sans trop de difficulté, pour accrocher une 5ème place avec un temps de 3h27. Comme prévu, Hélène Darragon et Manon Baverel sont relativement bien devant (comme elle l'avait dit, Hélène m'a éclaté) et je ne connais pas les deux autres. Ma copine Pauline de Terre de Running a du avoir les oreilles qui sifflent pendant ses 3 premières montées car elle était devant et je n'arrivais pas à la rattraper, jusqu'à ce qu'elle craque. Fallait pas craquer Popo ! Bref, un bon entrainement, ça fait un peu hamster de monter 5 fois la même ascension mais l'ambiance est bonne tout au long du parcours et franchement, on ne voit pas le temps passer. Mais j'étais quand même cuite au bout de la 5ème. Au final, la pluie nous a épargné pendant la course, mais elle s'est mise à tomber très fort pendant la soirée, et s'est transformé en neige pendant la nuit, avec un belle épaisseur de 10cm le lendemain sur le pare-brise. On est donc content de n'avoir pas eu ses conditions sur la montée des Lanches.

Garmin : https://connect.garmin.com/modern/activity/3618043753

Relive des 4h de Thollon les Mémises : https://www.relive.cc/view/2341833120

eh oui ça monte, 550m+ pour chaque montée On a eu chaud pour la météo

Montée à pied, descente en cabine serviette cadeau

Bref, tout ceci nous amène à ce fameux Trail des Forts le week-end qui suit. Je l'avais repéré depuis quelques temps, et cette année c'est la bonne. Ma copine Morgane est inscrite sur le 28km, j'hésite à faire le 28km ou d'allonger et m'aligner sur le 48km. Mais prépa-Vanoise oblige, il faut vraiment que j'encaisse des kilomètres et que je me prépare à faire de longues sorties pour assurer les 70km en juillet. Donc ça sera 48km. Brice me suit aussi sur le 48km, et est super motivé à l'idée d'aller passer un week-end en Franche-Comté (il est bizarre hein...). On planifie alors ce week-end, qui sera, premièrement, un de nos premiers week-ends à 2, et deuxièmement l'inauguration de Beber le Berlingo. Petit problème, Beber a un soucis de pneu qui se dégongle. Papa me l'avait dit, enfin il avait dit un truc dans le genre : "Tu feras gaffe, le pneu perd un peu, je vais le regonfler mais tu jetteras un oeil", à quoi j'ai répondu : "Oui oui je checkerai...", de la même façon que quand je lui dis, "Oui oui je ferai les niveaux..." Mais en fait, j'ai un peu zappé. J'y ai juste pensé le jeudi en préparant Beber, et le pneu était à plat. Oups. C'est un peu le stress, mais on décide de le regonfler à la pompe et on verra ce que ça donne. On fait notre footing habituel à Terre de Running, et en rentrant le pneu a un peu perdu mais ça passe. On croise les doigts pour qu'il soit encore en vie demain, sinon ça va un peu bousculer le programme. Mais la vie est belle, le lendemain, le pneu est pas si mal, on embarque la pompe pour le regonfler pendant le week-end si besoin et c'est parti. Une dernière journée de boulot, et je rejoins Brice à Vevey en fin de journée. On tire direct en direction de Vallorbe et on décide de se poser au bord du lac de Saint Point pour passer la nuit. On est tout content d'être en week-end et d'être en vadrouille. On s'achète une petite bière pour les deux à la douane et on la savoure avec quelques cacahuètes au bord du lac, puis on se mange les bons raviolis de Sapori d'Italia. On se tâte un peu pour la douche mais on a quand même envie d'être un peu rafraichi, alors je me motive pour me baigner dans le lac. Je m'y jette, reste 2 secondes, il est pas si froid mais ça brule les petons. Brrr, on se rhabille, bien au chaud et on se fait une petite tisane avant d'aller dormir dans notre super lit au bord du lac.  On a encore eu de la chance avec la météo parce que la pluie nous a épargné toute la soirée et il ne s'est mis à pleuvoir que pendant la nuit.

bivouac au lac de Saint Point

Beber party ! bonne nuit

La nuit se passe plutot bien, on a même un peu trop chaud avec la couette en plus des sacs de couchage. On profite pour trainer un peu et faire les grasses matinées qu'on ne peut pas faire la semaine. Donc on se lève vers 8h. Brice décide d'aller courir un peu, moi j'ai déja couru 3 fois cette semaine, c'est suffisant, alors je décide d'aller marcher un peu le long du lac, ça fait du bien. Pas de bol, c'était le footing/balade ou le petit déjeuner tranquille. Une fois de retour à la voiture, il se met à pleuvoir et ça nous empêche de profiter tranquillement du petit dèj. On se fait quelques tartines entre deux averses, un thé rapidement puis on décide de bouger. Prochaine étape, Pontarlier. Pourquoi pas ! C'est jour de marché, et Brice veut acheter du comté. On se gare et on déambule dans la ville, au marché, on achète quelques fruits et légumes, à la foire, de la bière, à la crémerie, 2kg de fromage, au magasin de sport, on se retient, et à la boulangerie, on se pose avec un bon café et un pain au lard et comté. Je pense qu'on a fait le tour des spécialités en moins de 2h. Puis on repart en s'achetant 3 saucisses au passage pour notre repas de midi. On reprend la route en direction de Besançon, puis on monte au Fort de Beauregard, et on trouve l'endroit vraiment sympa pour se poser quelques heures, le temps de manger nos victuailles et faire une petite sieste. C'est super joli la vue d'ici sur Besançon. on admire la vue et on prépare notre festin. Ces saucisses sont super bonnes, accompagnées d'un petit riz, d'un bon pain complet et du bon fromage, sans oublier le chocolat en dessert, au top !

un festin ! petit lunch au fort de Beauregard 

On se repose une bonne demi-heure à siester sur le lit puis on descend à la Rodia pour récupérer nos dossards et les jolis tee-shirts. Je regarde encore un peu le profil de la course, il est compliqué, les intervalles de dénivelé sont vraiment faibles : on varie entre 200m et 500m d'altitude, par contre ça monte et ça descend tout le temps. En gros, je me remémore le parcours comme ceci : "départ, montée à Bregille/Beauregard, 3-4km de plat dans Bezak', montée à Chaudanne - 10km : 1er ravito, 1 descente puis 3x (1 montée-1descente) - 24km : 2ème ravito, puis après c'est trop compliqué alors ça remonte bien et ça vallonne avec un ravito vers le 39km". J'avoue ne pas avoir fait gaffe à quel moment on traverse la Citadelle et je ne pensais pas que ça serait si tard. Coté timing, je mise entre 6h et 7h et les 48km annoncé. Et pour m'aider à me situer pendant la course, ça signifie que je dois parcourir en moyenne 8km/h, en sachant qu'avec les 3-4km de plat au début, je serai surement en avance sur mes objectifs. 

le parcours et les forts

Bref, on retrouve également Arnaud et Cécile, des amis de Brice, et on discute, on discute, on discute. Il pleut, il pleut, il pleut. Je commence à être fatiguée et en ai un peu marre d'attendre que cette pluie s'arrête pour pouvoir faire quelque chose. Je râle un peu, et retourne bouquiner dans Beber. Brice me rejoint et on va finalement se balader au centre de Bezak', à trainer dans les petites boutiques sympas : Comptoir des thés et café, chocolatiers, et au casino parce que j'ai une énorme envie de limonade. Entre temps, Morgane est rentrée de Londres et on la rejoint vers 20h30 chez elle. Elle nous a gentillement accueillie pour la nuit, on se permet une petite douche (parce que le lac d'hier était pas non plus le must) et elle nous fait une bonne pasta party. On discute, de tout, de rien, beaucoup de course (j'espère qu'on a pas trop saoulé son copain qui n'est pas vraiment un coureur). Ca fait vraiment plaisir de la revoir et de discuter avec elle. Morgane, ma star du hand, ça fait bientot 15 ans qu'on se connait maintenant. Toutes les deux à fond dans le hand pendant nos années lycée, toutes les deux on s'est un peu écartées des terrains et des ballons ronds, même si on a encore cette nostalgie quand on regarde un match ou quand on repense à ce qui nous plaisait le plus dans ce sport. Et toutes les deux, on s'est mise à courir, Morgane un peu plus récemment que moi, et elle en chie un peu dans les montées, mais sur le plat, je pense que si elle continue comme ça, elle va me bouffer ! Bref après avoir préparé nos affaires pour la course du lendemain, on va finalement se coucher vers 23h.

 Attention, ça sort les photos dossiers de plus de 10 ans d'age

Ma star et moi

A l'époque !A l'époque ! 

Après une bonne nuit de sommeil pour moi (et bien pourrie pour Brice), j'émerge sans réveil vers 5h30 et commence à me préparer. On essaie de ne pas trop faire de bruit, mais le parquet grinçant de chez Morgane nous enlève toute discrétion. Je teste le déjeuner en poudre nutrisens à la noisette, c'est pas mal, mais un peu fade, alors j'accompagne ça de quelques tartines de pain complet avec de la pate à tartiner Perl'Amande banane caroube (sans sucre ajouté). Un petit thé, au top ! On décolle de chez Morgane à 6h30 et on va se parquer à la Rodia. Il y a déja pas mal de monde mais les bénévoles encadrent bien les gens on se gare sans soucis à 50m du départ. On finit de se préparer, il fait pas chaud pour l'instant, mais finalement la météo ne s'annonce pas si mal. On opte alors pour le combo short-tee-shirt-manchettes, avec le kway dans le sac au cas où. J'ai acheté pleins de barres différentes pour les tester et essayer de m'alimenter un peu plus et un peu mieux en course. En fait quand je cours, c'est le seul moment dans ma vie où je n'ai pas faim ! (alors que c'est le seul moment où je devrais manger). On fignole les préparations, un dernier petit pipi et c'est parti. Brice retrouve Peet et on va se placer dans le sas. Oups, j'ai un peu trop trainé, on a raté le premier sas. Je sens que Brice est un peu agacé mais bon c'est comme ça, on sera dans le 2ème, moi ça ne me dérange pas, au contraire, ça permettra de partir tranquille sans être trop emportée par le mouvement. De toute façon, je n'ai aucune prétention ce week-end, je suis en pleine période d'entrainement et j'ai surtout envie de me mettre à l'épreuve avec ce "long" trail. (je dis "long" parce que tout est relatif, Brice lui appelle ça un trail court...) Bref, on attend dans le sas, pas méga motivés mais je sais que dès que ça va partir, je vais profiter pleinement. Le départ officiel sans décompte mais avec le fameux "A vos marques, prêts, partez" est lancé pour le premier sas, et 3 minutes après, c'est à nous de partir. 

Les chevaux sont lancés, c'est parti, je donne quand même un petit coup d'accélération pour doubler un petit tas de foule puis me mets sur ma basse fréquence, d'autant plus qu'on attaque direct par une montée bétonnée qui donne le tempo. Je me mets à marcher peu de temps après. Je n'ai pas l'habitude de ces distances, il faut que je garde des forces pour la seconde moitié. On a 48km, pas besoin de se stresser dès le début. Oui sauf quand il y a des petits singles, ça bouchonne un peu mais rien de très grave, et on atteint rapidement le fort de Bregille, en passant à coté des tranchées, puis on rejoint ensuite le fort de Beauregard, où l'on a mangé hier midi. C'est beau, j'en profite pour faire quelques photos et reprends le rythme. On redescend ensuite dans Besançon et on longe le Doubs pendant 3-4km, sur le béton au départ, puis vraiment au bord de la rivière, sur les pavés. Ah que j'aime pas courir sur les pavés, c'est vraiment pas très agréable, mais par contre c'est super joli (on peut pas tout avoir). Je regarde la montre et vois que je me laisse un peu emporter par l'euphorie de la course et les portions roulantes : "moins de 5 minutes au kilomètre", ce qui signifie "plus de 12km/h", ce qui signifie, "attention, tu es en train de te cramer". Oui mais c'est un peu comme avec le chocolat, j'arrive pas à me retenir même si je sais que je vais le regretter ensuite. Bref, on termine cette portion au bord du Doubs et on attaque le premier pic de la course pour monter au Fort de Chaudanne.

Le long du Doubs

Sur les pavés, pas très agréable

On a déja fait 10km pour 1h de course, je suis largement dans ma barrière pour faire 6h, je suis même en avance, mais comme je l'ai dis, la portion de plat permet de prendre un peu de marge. Et j'attaque la montée, pffiou, même si les montées ne font pas plus de 300m+ maximum, je trouve qu'elles picottent quand même les jambes. On arrive ainsi au fort de Chaudanne, avec le premier ravito, vers le 11ème kilomètre, au bout d'1h13 d'effort. Je ne m'arrête pas longtemps à ce ravito, j'ai encore plein d'eau et je pique quelques morceaux de barres céréales et c'est reparti pour attaquer la descente. Coté placement, il y a du monde, partout, des hommes, des femmes, j'ai pas mal doublé sur cette première partie mais je ne sais absolument pas combien il y a de personnes devant moi. Surement beaucoup, mais je n'y tient pas compte. Je vois juste cette gonzesse qui se la joue un peu compèt et qui, je sens, n'a pas envie que je la double. On restera cote à cote avec un petit lien de compétition jusqu'au prochain ravito. On descend donc, un peu dans la caillasse, c'est pas très agréable et c'est dangereux pour les chevilles, alors je fais gaffe. Puis on rattaque une montée, dur encore je trouve. Je regarde la montre, le temps défile rapidement, et les kilomètres pas trop. Je trouve un peu le temps long au début et commence à me mettre la pression et me dire qu'à ce rythme, je vais jamais réussir à rester dans mon créneau de 8km/h. Et puis au bout d'un moment, je décide de m'en foutre, je mettrai le temps que je mettrai et voila. C'est comme ça qu'on finit la première bosse au fort de Rosemont au 15ème, puis au fort de Planoise au 19ème. On descend pour mieux remonter, et on croise deux petites chèvres trop mignonnes, alors je m'arrête quelques secondes pour leur faire un calin et repars sur cette 3ème et dernière bosse avant le ravito du 24ème kilomètre. Je suis toujours avec ma fille compétitive dans le collimateur et on rattrape au fur et à mesure des hommes et quelques femmes, en alternant trot et marche dans les montées. 

 c'est parti pour 46km 10km, premier ravito à chaudanne

Belle vue sur les plaines bisontines trop mignonne ces petites chèvres

J'arrive au ravito de mi-course, à Avanne-Aveney au bout de 2h50 de course. Je suis encore bonne dans mes horaires, je suis contente. Je prends le temps de remplir quand même ma poche à eau et de repiocher encore des barres céréales. Il n'y a pas grand chose d'autres qui me donne envie. En plus de ça, j'ai déja quasiment liquider ma grosse barre Cliff Banane-cacahuète (j'aime bien, la manger en plusieurs fois bien sur parce qu'elles sont tellement grosses). Et je ne traine pas, car ma coéquipière compétitive est déja repartie elle aussi, avec une blonde en ligne de mire devant. En tout cas, on voit bien qu'on est en Franche-Comté, sur les petits chemins qui ressemblent à ceux de mon enfance, dans les prés, ça me rend nostalgique de venir courir par là, et je kiffe bien. Pour l'instant, j'ai encore assez la pêche, c'est bon signe, même si je me fais doubler par 1-2 gonzesses qui sont toutes fraiches et surtout toutes propres. Ah oui, il y a environ 100 duos sur ce 48km, et ils se passaient le relai à Avanne. Je regarde les dossards, et ça confirme la théorie du duo, c'est pour ça qu'elles sont toutes propres. On continue, un peu plus dans les bois, c'est un peu moins roulant mais c'est plaisant avec les pousses d'ail des ours de tous les cotés. Et on arrive au Fort de Pugey, vers le 30ème kilomètre. Et là, on passe carrément dans le fort, pendant environ 50m puis on remonte avec un escalier en colimaçon avec des guirlandes pour nous éclairer. C'est trop joli et trop fun ! On quitte le chateau et on repart sur les petits chemins de campagne. J'ai finalement réussi à me débarrasser de ma coéquipière compétitive et j'ai même rattrapé une ou deux femmes ensuite, je suis contente de moi pour l'instant. Puis on redescend encore. Les jambes commencent à fatiguer quand même, surtout autour des genoux je trouve. Je n'ai aucune douleur, mais juste je sens que ça fatigue. On arrive en bas, vers le 34ème kilomètre, et je double encore 2 femmes (enfin une vrai et une fausse : un mec avec une perruque). J'étais au 32ème en 3h55, encore 5' d'avance sur ma barrière horaire des 6h, mais je sens que ça va être compliqué de la garder. Tant pis, en tout cas, je serai largement en dessous des 7h.  

sur les singles bordés d'ail des ours  Fort de Planoise

après le ravito du 24ème

la campagne et l'air pur elle est belle ma Franche-Comté

Pour changer, une fois qu'on a fini la descente, et ben c'est reparti pour une montée. On passe devant une jolie cascade et on monte encore. Ca commence quand même à fatiguer là, mais le plus gros est fait. Il ne reste plus qu'un peu plus de 10km, c'est bon, c'est dans la tête maintenant qu'il ne faut plus lacher, et qu'il faut essayer de garder toute la lucidité pour ne pas se blesser bêtement. Cette montée picotte encore, en plus le soleil est bien présent et il fait bon, c'est agréable. Je me demande quand est-ce qu'on passe dans cette foutue Citadelle moi en tout cas. Je continue mon bonhomme de chemin et on arrive à un embranchement où on rejoint le parcours du 28km. Il y a du débit de passage là, sur un petit chemin roulant, je retrouve des forces et prends un bon petit rythme de croisière, et rattrape ainsi un groupe de 2 femmes du 48km. Je suis bien, alors je les double, mais l'une d'elle n'apprécie pas, ou alors ça l'a boosté et je sens qu'elle me colle aux baskets. C'est le jeu ! On atteint ainsi le dernier ravito, au rythme d'un groupe de musique et sous les encouragements de plein de gens. En fait il y a un peu trop de monde, et je n'ai pas envie de me refaire doubler alors je ne m'arrête quasiment pas (peut-être que j'aurais du), je pique juste à manger, et file. Le chemin continue à monter sur une piste bétonnée, je récupère en marchant. Peut-être que je me suis un peu cramée en accélérant tout à l'heure. Le ventre commence à se faire sentir, cette foutue sensation tellement désagréable. Elle est encore plus désagréable parce que je sais qu'une fois qu'elle s'installe, elle est vraiment compliquée à faire partir... Bref, on est au 40ème, ça monte, je n'ai plus de jus. En plus, il y a de nouveau une bifurcation et on se retrouve seul avec les participants du 48km. Je sais que la fille n'est pas loin derrière et qu'elle va pas tarder à se ramener. Tant pis. On continue, on repasse une belle descente pendant laquelle je m'octroie une petite pause toilette et pendant laquelle la fille se fait un plaisir de me doubler. C'est le jeu. Puis à force, on se rapproche de cette Citadelle. Je la vois devant, les remparts... Je regarde la montre, 43km, 5h30, j'ai débordé mon timing mais on s'en fout ça sent la fin. On entre dans la Citadelle. C'est marrant, il y a de vagues souvenirs qui remontent, parce qu'on est déja venu quelques fois au zoo de la Citadelle, mais c'était il y a ... très longtemps ! Je n'ai pas vraiment de souvenirs précis mais je m'en souviens avec une nostalgie heureuse, de ces moments. Alors je profite un maximum, même si mon ventre me fait mal, je profite de ce moment. On monte sur les remparts qui domine la vieille ville, on y court dessus. Quelle chance on a quand même de fouler ces remparts en pleine course. Et sous le soleil en prime ! On redescend dans le fort puis on le quitte pour redescendre dans Besançon, le long du Doubs. Une affiche nous annonce qu'il ne reste plus que 700m avant l'arrivée. J'ai 45km à ma montre, donc l'estimation était à la hausse, tant mieux. J'essaie de garder une foulée correcte, mais je suis toute fatiguée et je franchis finalement l'arrivée au bout de 5h47min, après 46km500 et 2200m+. Contrat rempli et même plus que rempli. Je suis 11ème femme au classement, 9ème senior, et assez contente de moi étant donné le niveau cette année (le trail des Forts fait parti du Trail Tour National). Au scratch, je me place 203/700. Le premier homme met 3h47 (le fou), et la première femme environ 5h. 

Passage dans le fort dernière ascension près de la cascade

 

Brice encore frais ! Brice en action !

Je me sens quand même super fatiguée, j'ai qu'une envie c'est de m'allonger au soleil, par terre. Et de boire aussi, j'étais un peu en manque d'eau alors j'enfile 2 bons verres de Saint Yorre, ya que ça de bon ! Je retrouve aussi Brice, Peet et Arnaud, les 3 mousquetaires qui ont eux aussi kiffé la course : Peet fait 54ème en 4h59, Brice 114 en 5h23 et Arnaud s'était aligné sur le 28km. On discute un peu, puis ils vont se prendre une bonne bière pendant que je récupère tranquillement et picore aux ravitos. Ils font des sandwichs avec du super bon pain et du jambon, miam miam. Je n'ai pas très faim, mais je m'en fais deux pour les manger au calme tout à l'heure. Je rejoins un petit coup Morgane, pour débriefer de la course puis retrouve Brice et Peet. Les fous décident de faire la queue pour une barquette de frites : environ 30' d'attente ! On patiente en discutant sur les bancs, le soleil pointe un peu son nez, ça fait du bien, même si les températures sont encore fraiches. Je fais péter ma bouteille de limonade "la Mortuacienne" au pamplemousse et on se partage finalement cette fameuse barquette de frites. Il est déja 15h, Peet rentre et nous on se prend une bonne douche bien chaude prévue par l'organisation et on se fait une petite sieste dans Beber. On est cuit ! Un petit café et on remballe notre bordel pour rentrer tranquillement à Thonon pour clore ce joli week-end.

Sur les remparts de la Citadelle

passage au sein de la Citadelle 

Ravito local petite sieste avant de rentrer

Garmin : https://connect.garmin.com/modern/activity/3641836592

Relive du Trail des Forts de Besançon : https://www.relive.cc/view/2361758164

Parcours Topo

Finisheuz !