C’est la 3ème fois que je participe au Trail des Glaisins, après les éditions 2016 et 2017. Je crois que c’est un record, moi qui aime bien changer et ne pas faire toujours les mêmes courses. Mais celui là, je l’aime bien, pour plusieurs raisons. D’abord, c’est un des premiers trails (non-blanc) de la région. Annecy, c’est pas loin et vu que c'est le samedi, c’est sympa d’aller se balader un peu en ville l'après-midi (même si il y a bien trop de gens). En plus, le 17km est à 10h50, donc ça permet de prendre son temps et ne pas se lever aux aurores. Voilà déja de bonnes raisons “logistiques”. Ensuite, j’aime l’ambiance, ça reste toujours familiale, bon enfant, organisé et ambiancé par Jean-Marie Fontana, son accent du sud (ça me rappelle mes 5 années passées à Marseille) et sa générosité. Tu le connais pas, mais il te tape la bise à l’arrivée, il discute avec toi comme si c’était ton pote. Et il organise chaque année cet évènement pour obtenir des fonds pour des enfants handicapés avec son association, l'USMA 74, "Pour un peu de soleil", pour Elena, 5 ans, sans pour autant que les inscriptions soient hors de prix. Cerise sur le gateau, on peut toujours s’inscrire deux jours avant. Bref, un trail qui respire la convivialité, bonne ambiance et pas de prise de tête.

Nata a bien ressenti cette ambiance il y a 3 ans et elle est contente d'avoir réussi à se libérer ce samedi pour participer avec moi sur le 17km. On se retrouve un peu avant 10h, on se gare un peu à l’arrache mais ça gêne personne, on retire nos dossards, le bon pour le repas (fallait être dans les 900 inscrits, check) et on s’habille. Short ou long ? Short ! Petit point météo, il ne faut pas oublier de mentionner qu’il y a deux jours, il neigeait en plaine, mais le soleil pointe un peu le bout de son nez et le fond de l’air n’est pas glacial (même si c’est pas celui du Maroc). Donc short et tee-shirt, c’est parti la saison de trail printemps-été est lancée.
On s’échauffe dans le petit bois et on se place sur la ligne de départ. Coté forme, j’me sens méga fatiguée cette semaine (comme toujours, vous me direz), et j’suis un peu molle et dans le gaz ce matin. J’hésite entre me donner à fond, ou faire une balade un peu plus tranquille avec Nata. J’hésiterai jusqu’à la fameuse phrase de JM : “Pensez à tous ces enfants qui sont handicapés, et qui n’ont pas la chance de marcher et courir comme vous”. Bah cette phrase, elle fait déclique dans ma tête. Le départ est lancé, je pars à fond en checkant la main de JM au passage. Ca part vite devant, parce que dans 2km c’est le début de la première bosse, et il est préférable de bien se placer. Nata me dit qu’elle essaie de me suivre au début et qu’elle voit. Je la vois donc à mes cotés et dans le rétro sur le premier kilomètre et elle décroche quand même petit à petit. Il y a du monde et beaucoup de filles dans ce pack. Je n’ai plus l’habitude de faire des trails “rapides”, de moins de 20km. A cette distance, il faut quasi être à fond tout le long, mais il ne faut pas non plus se cramer parce qu’on en a quand même pour environ 2h d’effort.
Je me place donc, je dois être dans le top 10, pas mieux, mais je regarde l’allure aux premiers kilomètres : 4'40, c’est bien assez rapide.

Parées !

On quitte la ville et on attaque la première bosse en montant au Rampignon. Ca grimpe quand même mais je continue principalement au petit trot, ou en marchant de temps en temps, mais rarement. J’aperçois 1,2,3,4 femmes devant. Une plutôt grande, qui prend de l’avance et rattrape tous les autres, une que je rattrape et double rapidement, puis deux autres, qui sont à peu près au même rythme que moi. Elles restent devant mais je les recolle durant cette ascension. C’est joli cette année, ces petits tapis de neige par endroit, mais ça va le chemin est relativement déneigé et pas tant gras. On arrive au bout de cette première bosse et on attaque la descente. Les deux filles devant : Sandrine et surtout Aurélie, prennent de l’avance, elles descendent mieux que moi, mais j’arrive quand même à les garder en visu, je me force à garder un rythme tout en gérant pour ne pas tomber ou me tordre une cheville. On rejoint ainsi rapidement le Talabar et sa belle vue dégagée sur le lac. Bon je sais qu’il y a les filles devant mais j’ai quand même envie de prendre une petite photo, hop ! Et on rattaque la montée, un peu plus longue cette fois. Les filles fatiguent devant. Eh ouais, j’ai pris des cuisses ces dernières années, mais au moins, j’ai la caisse pour enchainer les montées. Je rattrape donc Sandrine, la double, mais elle est compétitive, ça se voit dans son regard, ça se sent dans son attitude, alors je ne lache pas et continue de garder mon rythme dans cette montée, et je rejoins Aurélie. Je la double 500m avant la fin de la montée, en sachant pertinemment qu’elle me redoublera dans la descente.

Le trail, ça se gagne en montée, et ça se perd à la descente !

La neige s'invite sur l'édition 2019 A la queue-leu-leu sur le Rampignon

Vue sur le lac d'Annecy, du Talabar

Arrivée au Mont du Pré Vernet, c’est parti pour la descente, neigeuse au début, puis très boueuse. Par chance, et ça m’étonne un peu, Aurélie ne me distance pas tant. Je la colle aux fesses sauf à un moment où elle décide d’accélérer mais finit par tomber et perdre un peu d’assurance (rien de grave, juste un petit soin à la boue). On reste donc ensemble pour la fin de la descente et on rejoint le col de l’Olive, où on traverse la route pour ensuite s’infiltrer sur des petits singles vallonnés. Aurélie mène la danse mais avant de repartir sur les petits chemins, elle me dit de passer devant. Ok, si tu veux, je donne le rythme. Je kiffe sur ces petits singles pleins de relance, j’ai relativement la pêche (bon ok, j’ai aussi envie de semer Aurélie…) et me fais plaisir sur les 2-3 kilomètres longeant le Fier. La dernière petite bosse (qui pique un peu) permet de creuser l’écart avec les filles derrière. Et j’ai aucune vision de la 2ème devant, ah oui, parce que normalement je suis 3ème ! Je continue mon rythme soutenu le long de la route nationale, aux cotés d’un mec, ça me motive à garder l’allure, on fait à peu près du 4’15 sur le faux plat descendant, c’est bien. On traverse le pont, passe dans un village et les pancartes annonçant les kilomètres restants défilent. Le rythme est toujours le même et j’ai de plus en plus de difficultés à le maintenir, surtout que le faux-plat descendant se transforme en faux-plat montant. Le dernier kilomètre dans le bois se fait au mental pour garder l’allure, et la vue de l’arrivée remotive, les spectateurs nous encouragent, il faut garder tête haute, sourire et profiter !

On relance le long de la rivière

C’est comme ça que je franchis la ligne d’arrivée en 1h56, 3ème femme. Petit point négatif, je mets 5 minutes de plus qu’il y a deux ans… Mais on va dire qu’il y avait moins de boue, que je n’avais pas la fatigue d’un trail de 3 jours au Maroc dans les pattes et qu'il y avait la 3ème qui me narguait toute le long de la course. Et bon je suis assez contente d’accrocher le podium et d’avoir “chasser” les deux autres filles durant ma course.
Je vais chercher un petit pull et pars à la rencontre de Nata, qui arrive 13 minutes après moi, assez cuite : “J’ai tout donné aujourd’hui  !” Je me rappelle de son chrono il y a deux ans, c’était environ 2h20 je crois. Donc ses petits footings au Salève portent leurs fruits.
On se dirige ensuite vers les douches du stade avant se prendre notre repas dans la salle, gardée par Madame-Chaussures-Propres, c’est trop marrant, Malheur à toi si tu oses franchir le seuil de la salle avec des baskets pleines de boue !

gommage de boue ? Merci aux bénévoles !

Le sourire, c'est le plus important !

On savoure notre purée-poulet-fromages-tarte aux pommes (je crois que tous les ans c’est le même menu) et on assiste à la remise des prix. Je gagne un énorme bouquet, il est trop beau, je suis trop contente ! Accompagné d’une coupe, d’une invitation à un trail en novembre, d’une bouteille de vin blanc, d’huile de massage à l’arnica. De jolies récompenses qui font plaisir et qui sont utiles. On assiste à la remise des prix jusqu’à la fin et on repart pour se faire un petit aprèm dans quelques boutiques du centre ville. Petit coup de gueule, le seul parking gratuit d’Annecy (la place des romains) est maintenant payant, et les horodateurs tellement deux-de-tens’ qu’il faut faire 10’ de queue pour avoir la chance de payer son ticket, tout en espérant que les 10 flics qui tournent sur la place pour mettre des PVs, ne verbalisent pas ta voiture avant d’avoir eu le temps de mettre ton ticket…
On va pas finir sur une note négative, alors après, quelques petites boutiques avec Nata, qui décide d’aller se faire faire un brushing, je passe au mag bio, me savoure une bonne petite limonade et rentre rapidement sur Thonon.


La saison est lancée ! Rendez-vous le week-end prochain aux foulées de Gruffy avec une petite nouveauté surprise !

Trop beau mon bouquet !!

 

Garmin : https://connect.garmin.com/modern/activity/3530133737

Relive : https://www.relive.cc/view/2268750900

Résultats : trail_des_glaisins_17

 

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Glaisin_history

Trop bonne cette limo !