Mardi 25 décembre, alors que beaucoup de gens dorment tranquillement après avoir copieusement fêter le réveillon de Noël, on se réveille vers 6h00 avec Ptit Philou et on profite de notre dernier petit déjeuner au Bed&Breakfast Ca San Matteo. Philou prend ensuite la route pour retourner dans ses lointaines contrées du Nord, et moi j'en profite pour aller découvrir le lagon de Lugano le temps d'une matinée avant de retourner en Haute-Savoie. Je me perds un peu pour trouver le parking du téléphérique de Paradiso qui permet de monter au San Salvatore. Je canarde un peu le lac de Lugano dans l'obscurité du début du jour, tout est calme. Puis j'attaque, je remonte les rues, m'éloigne du centre et longe la crémaillère du téléphérique en suivant les pancartes jaunes. Je suis seule et apprécie de monter sur ces petits chemins forestiers. J'arrive au sommet du San Salvatore après une heure et 600m d'ascension. La vue est superbe sur Lugano, le soleil se pointe en douceur, le ciel est dégagé et j'ai une vue à 360°. Au nord, Lugano se réveille avec les montagnes que l'on a arpenté les 3 derniers jours, à l'Ouest, le massif du Mont Rose se dresse au loin et au sud, le lac qui serpente et file vers l'Italie. 

 Lugano dans la nuit

Lugano se réveille 

Les premières lueurs petits chemins menant au San Salvatore Le jour se lève au San Salvatore

 Je ne m'attarde pas au sommet, le soleil n'est pas vraiment levé et le vent souffle un peu, je me rafraichis vite. Je redescends et ne prends pas la peine de lire les pancartes explicatives du téléphérique du San Salvatore et poursuis ma route. Ca descend pas mal, dans une semi-forêt, avec des racines et des pierres recouvertes d'une bonne couche de feuilles. J'y vais tout doux, ça serait bête de se blesser maintenant et ici. Je rejoins le petit village de Carabbia avant de continuer dans les chemins forestiers. C'est super joli, le tapis de feuilles au sol, les hêtres qui se balancent, et moi quasi toujours seule, ou croisant seulement quelques promeneurs de chien. Je fais toujours attention, par endroit, la couche de feuille monte jusqu'aux genoux. Certains pour Noël se vante d'avoir 10cm de neige fraiche, et ben moi je peux me vanter d'avoir 15cm de feuilles mortes ! Je continue de suivre les pancartes jaunes m'indiquant le chemin vers Morcote, et je calcule avec les horaires des bus pour rentrer à Lugano. Je me dis que c'est foutu pour celui de 9h45 et qu'il faut peut-être que je m'active un peu pour choper celui de 10h50. Je me prends un peu la tête avec ça, tout en sachant pertinemment que ça ne va pas se passer comme je l'ai prévu, c'est Noël, je ne suis même pas sure qu'il y ait des bus. Dans ma tête je me dis : "On improvisera", mais j'y pense quand même et accélère le pas. 

au moins 10cm, de poudreuse ? non de feuilles ! petits chemins de hêtres

Le chemin remonte un peu, je suis cuite, ces 3 derniers jours n'ont pas été très reposants alors je peine à la moindre petite ascension. Je sors ensuite de la forêt pour retrouver des chemins de campagne, avec des chevaux dans les prés, et j'attaque une belle descente d'escaliers pour rejoindre Morcotte. Enfin, je crois que je suis pas vraiment allé dans Morcotte même mais entre Morcotte et Vico Morcotte, pile à la pointe de la péninsule, en traversant l'église de Chiesa Santa Maria del Sasso. Je croise quelques personnes dans les jardins de cette église et me retrouve au bord du lac. 

 En redescendant à Morcote Quelle quiétude

Les palmiers de Morcote ! petit style greco-romain à Morcote

Je guette les pancartes signalant un arrêt de bus mais n'en trouve pas trop. J'hésite entre aller dans Morcotte ou de longer la route en direction de Lugano. J'opte pour la seconde option. J'avance, demande à un coureur s'il sait s'il y a des bus, j'erre un peu. Mais finalement je suis encore assez en forme, et à part ma basket Salomon qui fait "couic-couic", ça ne me dérange pas de continuer un petit bout de chemin en courant. Je rattrape donc plusieurs arrêts de bus et décide de rejoindre Melide en courant. Le soleil est bien présent maintenant, il ne fait pas froid. Je grignotte une petite barre et trotte jusqu'à Melide pour choper un train ou un bus qui me ramènera à Lugano. Arrivée à Melide, la gare est bizarre, il n'y a pas de guichet, et le prochain train est censé être dans 20min. Je n'hésite pas longtemps et ne pose près du rond-point et tends le pouce pour tenter ma chance. Au bout de quelques minutes, un papi tessinois m'embarque dans sa belle berline et me dépose 10 minutes plus tard à mon point de départ, à Paradisio, au bord du lac, près du jet d'eau. Je prends une dernière photo souvenir de ces belles montagnes tessinoises et retrouve ma ptite Polo pour rouler en musique et retourner dans mes contrées haut-savoyardes.

Le jet d'eau de Lugano

Garmin : https://connect.garmin.com/modern/activity/3246872835

Relive : https://www.relive.cc/view/2035159474

 

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