Les journées sont courtes en hiver, il ne faut pas gaspiller une minute de jour. C’est sur ce principe qu’on attaque la deuxième journée. Avec un coucher à 20h, je suis réveillée autour des 5h30, bien requinquée, aucune courbature, parée ! On déjeune le bon et copieux petit déjeuner que Clarissa nous a préparé (la totale : jus de fruit, pain+confiture, croissants, céréales, lait, yaourt), on se met en tenue et à 7h30 c’est parti.

Le programme d’aujourd’hui est bien chargé, on commence par sortir de Tesserete en descendant près d’une rivière pour la traverser et rejoindre le village de Sonvico (ou Sofinco dixit Philou). Bon ok, je n’ai pas de courbatures mais je sais pas si c’est la fatigue ou l’énorme petit déjeuner, mais je me sens pataude, lourde et sans trop de force. On prend donc notre temps dans les petits chemins forestiers parsemés de feuilles mortes, de caillasses et de racines. On rejoint le village de Villa Luganese avant de s’aventurer dans un chemin montant à travers une belle forêt de hêtres, avec quelques fenêtres à travers les arbres pour apprécier la vue sur Tesserete et le Monte Tamaro, jusqu’à l'Alpe Bolla que l’on atteint au bout d’1h30, 7km et environ 700m+. Cette petite clairière enneigée est magnifique. On fait le tour et quelques photos avant de repartir sur un chemin relativement roulant, toujours dans une forêt de hêtres.

Vue de l'hôtel sur le terrain de jeu du jour

Forêt entre Tesserete et Sonvico Petits ânes

Clairière de l'Alpe Bolla

On en profite pour trotter, Philou toujours devant, moi un peu à la traine, mais “Qui va piano va sano”, je retrouve d’un coup Philou à terre, il a trébuché ! Pour une fois que c’est pas à moi que ça arrive. Quelques égratignures qui saignent et colleront aux habits mais rien de trop grave, même si le genou a quand même bien tapé. On repart un peu plus prudemment le long de ce chemin “Ul Pian Camoghè”, jusqu’à atteindre le joli village rustique de Brè. Retour à la civilisation sur un lieu assez touristique, il y a quelques personnes qui, comme nous, vont monter jusqu’au Monte Brè. Je compte les marches (mais je crois que je me perds un peu dans mes comptes, je ne suis pas aussi forte que maman en comptage de marches), il y en a environ 700 pour atteindre le sommet du Monte Brè, et on est récompensé avec une magnifique vue sur le lac de Lugano, tordu un peu dans tous les sens. Le soleil est toujours au rendez-vous, il est 10h et on a déjà parcouru environ 14km. On fait une petite pause, quelques photos, je grignote une barre gourmande au caramel beurre salé, miam, merci Vincent de Terre de Running ;-) Et on repart vers le prochain objectif.

lève les yeux au ciel !

sur les chemins forestiers, il faut lever les pieds !

à Monte Brè

Brè et Boglia en haut à gauche

On le voit d’ici, il nous nargue, ce Monte Boglia, avec son sommet tout jauni, il est vraiment beau. On redescend donc les 700 marches, repasse dans Brè et on attaque la montée qui pique. Je suis plus toute fraiche quand même, je vais donc à mon rythme pour avaler les quelques 700m+ en 4km avec une belle portion bien pentue au milieu. Mais je monte à mon rythme, laisse Philou se dégourdir les jambes devant, et je prends même le temps d’aller grimper dans deux beaux hêtres qui surplombent le lac. C’est magique ces moments. On arrive en haut du Boglia, après 19km et 4h de balade, à 1500m d’altitude seulement mais on a l’impression de dominer la vallée, et la vue est absolument magnifique. Mais il y a quand même pas mal de gens qui ont comme nous eu l’envie d’apprécie la vue depuis ce Boglia (C'est un peu le Forchat de Lugano : facile d'accès, bonne montée mais pas trop dure non plus et superbe vue).

Dans mon hêtre surplombant le lac

Seule sur la crête du Boglia

Jolie vue depuis Monte Boglia

Crêtes du Mont Tamaro sur la droite au fond 

Massif du Mont Rose au loin Le beau lac de Lugano

On ne s’y attarde pas, il y a un peu trop de gens pour moi, et même si le soleil est présent, on sent bien qu'on est en hiver, l'air frais en profite pour nous refroidir dès qu'on s'arrête un peu. On fait juste une petite pause compote et on repart sur la crête en direction des Denti della Vecchia (dents de la Vieille). La face nord du Boglia est encore un peu enneigée, on descend prudemment et on continue ensuite la descente dans la forêt avant d’atteindre une jolie clairière d’où on aperçoit l’Alpe Bolla (où on est passé ce matin). On continue sur les fameuses Denti della Vecchia, on ne croise quasi personne. Les couleurs de l’hiver sont magnifiques sur les arbres qui forment l'allée de notre chemin. A un moment, un hêtre s'offre à moi. Il surplombe la petite colline sur laquelle on se balade et il m'offre ses branches pour que je grimpe dedans. J'aime grimper aux arbres, et encore plus dans les hêtres, qui sont signe de robustesse et de chaleur, ils sont tout doux et solide. Empoigner une branche, se hisser, trouver les passages les plus simples, les plus marrants, j'adore, et je m'en prive pas. Je me pose sur des branches assez hautes et admire la vue quelques secondes avant de redescendre et de repartir avec Philou. On continue d'avancer sur les crêtes avant de redescendre à la Capanna Pairolo au bout de 6h et 25km.

Les restes de la neige éblouie par le soleil 

Les nuages s'invitent pour jouer avec la luminosité

Magnifique, ces hêtres non ?

Sur les Denti della Vecchia

On arrive à la Capanna après une descente un peu enneigée et on se dit qu'on pourra dérouler sur la suite, qui n'est pas très pentue, pour retrouver rapidement Sonvico. C'était sans compter le verglas présent sur toute une bonne partie du chemin parallèle à la crête. Philou, qui a l'habitude des crampons, les rechausse pour la 3ème fois aujourdhui, mais moi je galère un peu à marcher dans l'herbe à coté du chemin verglacé pour ne pas tomber. Opération réussie, mais un peu éprouvante et frustante de ne pas pouvoir courir sur ce joli chemin qui en donnait tant envie. On a ensuite plusieurs itinéraires possibles pour retourner à Sonvico, puis Tesserete, et on décide de prendre le plus court, parce qu'on commence à manquer d'eau et à être un peu cuits. Manque de pot, ce "plus court" chemin emprunte une piste bétonnée, qui descend sec, et n'est pas des plus agréables. On le saura pour la prochaine fois. C'est avec soulagement que l'on arrive donc à Sonvico et qu'on reprend le même chemin qu'à l'aller, en traversant la rivière pour remonter à Tesserete, que l'on atteint après 34km, 2300m+ et environ 7h15 de balade. 

descente à la Capanna Pairolo

Petit chemin pour nous ramener à Tesserete Tesserete c'est tout la-bas ! 

On était là haut ! Monsieur cheval prend la pause

On rentre à la "maison" vers 15h, et on se pose un bon coup dans nos chambres respectives, un bon ovomaltine, une douche bien chaude et une petite sieste, avant de retourner nous faire une session sauna : 2x15 minutes, avec un bon thé à la menthe entre les deux, c'est vraiment appréciable. On regarde les itinéraires pour demain : le Monte Tamaro au programme. En fonction du temps et de la forme, on poussera sur les crêtes. Pour l'instant la météo s'annonce belle. On prévoit aussi de faire une petite pause dans le Splash&Spa, juste à coté du départ. Mais en attendant, le repas est servi à 19h, relativement simple mais tout bonnement appréciable après une journée au grand air. On s'offre aussi une petite tisane, je fais quelques étirements et m'effondre dans mon lit.

bien mérités un bon sauna et un petit thé ! D'la dynamit !

Garmin : https://connect.garmin.com/modern/activity/3242608070

Relive : https://www.relive.cc/view/2031755968

Tessin_2_topo Tessin_2_parcours