Allé, je suis méga à la bourre, j'ai commencé cet article fin septembre, et nous voila déja quasi mi-novembre et il n'est pas encore publié... Bravo Lou ! On se remet dans le contexte, rappelez-vous fin septembre, il faisait encore beau et chaud comme en été, mais la végétation commençait tout doucement à prendre une teinte automnale... Voilà, vous y êtes, c'est parti...

Au boulot c’est de plus en plus compliqué, Et en même temps c’est de mieux en mieux : avec les collègues ça devient comme une seconde famille. Alors quand je me pointe dans le bureau de Robin pour dire "Salut et à demain", et qu’il discute avec Nicolas qui revient encore d’une balade en Valais, je lui demande quand est-ce qu’on va se faire une balade ensemble. Nicolas me répond : "Bah la semaine prochaine !" Robin est jaloux, il veut venir aussi. C’est comme ça que ça commence, je pars pour choper mon bateau et le lendemain, ils me disent qu’ils ont trouvé une cabane encore ouverte qui a l’air sympa : la cabane de Panossière. C’est planifié, s’il fait beau la semaine prochaine, mercredi et jeudi, on prend congés les 3 et on se casse au fin fond de la montagne (non on a pas encore réussi à faire passer ça en retraite scientifique, spirituelle et ressourçante). Après un week-end de 3 jours bien fatiguant, on fait le point mardi, le soleil est au rendez vous, c’est parti ! Le mercredi je prends donc le bateau comme pour aller au boulot mais je retrouve Nicolas sur les hauts de Lausanne, on récupère Robin et ça roule, roule jusqu’à Martigny puis on pousse dans la vallée de Bagnes, la vallée de la raclette (d’ailleurs c’est la fête de la raclette le week-end qui arrive). On se gare à Mauvoisin, on prépare les sacs et on commence. Mon sac est bien moins lourd que le week-end dernier (sans la tente, matelas, réchaud et nourriture) mais celui de Nicolas, avec tout son matos de photo, semble assez lourd.

On attaque la montée, sur la droite en direction du col des Otanes. On va prendre 1km de dénivelé. Ça monte un peu sec au départ, à l’ombre, puis à flan de montagne un peu moins dur, sur du petit chemin, bordé de plans de myrtilles, on se régale ! Les mecs avancent bien mais font plus souvent des pauses que si j’étais seule. Et leurs pauses durent plus longtemps, surtout pour les photos. Moi j’ai mon tel et mon petit compact dans Sammie, donc pour prendre une photo, ça me prend 15 secondes à tout casser. Eux, faut qu’il enlèvent leur sac, sortent l’appareil, prenne la photo, papotte... ça prend tout de suite du temps ! Mais bon ils font des photos plus jolies que moi. Et on est pas là pour être speed, ça fait du bien de prendre son temps, en plus il fait beau et relativement chaud. Après une pause Blévita à la tomate séchée, Nicolas nous trouve un semblant de lac pour pique-niquer. La vue est trop belle, avec les montagnes de l’autre côté de la vallée, le barrage de Mauvoisin en dessous, et les myrtilles partout ! Pause repas, j’ai les bons petits croque-monsieurs que j’ai fais hier, avec une carotte et le gâteau aux pommes que Dozi a fait. Nicolas m’accompagne, lui aussi est fana des carottes, Robin un peu moins vu qu’il est allergique. Puis je fais une sieste sur le rocher pendant que les mecs papotent. Je suis amorphe aujourd’hui, peut-être la fatigue du week-end aussi.

Dans le Val de Bagnes Le barrage de Mauvoisin

Une marmotte rose se dorant au soleil Myrtilles Miam miam

Puis on reprend la route, il nous reste encore 400m de dénivelé avant d’arriver au col. La végétation laisse place à la caillasse à partir de 2500m, on a même un peu de neige dans le creux de la vallée. Et ho des bouquetins sur l’arrête sur la gauche, mais trop loin pour les prendre bien en photo. On aperçoit aussi une petite hermine qui sautille dans la neige, c'est trop mignon ! Puis après quelques passages sur des escaliers, on arrive en haut. La vue sur le glacier du grand Combin se dévoile même si quelques nuages stagnent sur les hauteurs du glacier. C’est beau ! Tellement qu’on refait une grosse pause photo-sieste avant d’attaquer la descente vers les ruines de l’ancienne cabane qui s’est fait emportée dans une avalanche puis vers la nouvelle cabane, quasi neuve qui se dresse au bout de chemin, telle une tour de contrôle du glacier.

Au col des Ottanes Fleurs de montagne

 Gentianes dans la pierre

La cabane de Panossière

Le soleil joue à cache-cache derrière les nuages, il arrive il repart, quand il est là il fait bon, quand il se cache, ça jette un petit coup de froid. On se pose sur les transats de la cabane, c’est agréable. Nicolas installe tout son matos pour faire les photos, moi je rentre un peu et prends possession de notre dortoir, composé de 8 couchettes mais il n’y aura que nous cette nuit. Je rejoins les mecs dehors après avoir mis toutes mes couches, et décide de me faire une petite séance de PPG pour me réchauffer. Robin nous offre les bières et les chips. Santé ! Une gorgée de bière, une série d’abdos et une photo. On enchaîne jusqu’à 19h : l’heure du repas. On retourne à l’intérieur, et on se rassemble tous autour d’une grande table. On est un bonne douzaine de randonneurs à partager notre repas. C’est ça l’ambiance cabane aussi. On commence par un bon potage qui réchauffe. Nicolas nous offre une bouteille de rouge (je me souviens plus du nom) puis un énorme plat de pâtes au pesto et à la crème, ça passe bien. Puis le dessert, des coupelles de crème brûlée. Repas au top. On craque pour un extra avec une part de tarte aux amandes (parce que ça m’intrigue alors il faut bien la goûter). Puis on retourne dehors pour refaire des photos a la lumière de la lune. Mais la fatigue m’emporte et je décide d’aller dormir vers 22h, dans mon bon sac de couchage et sous les couvertures, je crève rapidement de chaud.

Panorama du glacier de Corbassière

Trio de choc  IMG_8509

La cabane de Panossière de nuit (by Robin)

Magnifique Grand Combin 

Le lendemain, le réveil de Nicolas sonne vers 5h, pour avoir de belles images des étoiles et de la Voie Lactée. Trop tôt pour moi, je me rendors et me réveille à 6h, c’est plus raisonnable pour un jour de congé. Je vais me balader dehors, croise quelqu'un mais il me dit pas bonjour alors je me dis que c’est pas Nicolas. Je continue jusqu’à l’emplacement de l’ancienne cabane, personne. Tant pis, j’admire les lumières de la nuit s’effacer et celles du jour se lever. J’en profite pour écrire et m’étirer. Je retourne vers la cabane et en fait si, oops, c’était bien Nicolas ! Je le rejoins avec Robin et on admire encore le jour et le soleil éclairer la pointe du Grand Combin. Il semble bloqué par un sommet, il est 7h30 alors il est temps d’aller déjeuner. Buffet, pas énorme, mais à volonté. Un challenge pour moi. Je n’arrive pas à me retenir de tout goûter. Un petit chocolat, puis un café. Des tartines de confiture, puis des céréales. Je finis par un jus de pomme. On remballe nos affaires, on discute avec les gardiens : c’est quoi la tarte aujourd’hui ? Citron, Hum ! On va peut-être rester finalement. Bon non, de beaux paysages nous attendent.

tarte aux amandes Dans la cabane

On redescend le long du glacier jusqu’à la passerelle de Corbassière, Nicolas continue ses photos, on avance doucement mais c’est le deal. Au moins ça permet de se poser, de faire attention aux moindres détails (et de piquer des myrtilles quand il y en a). On traverse la passerelle puis on attaque la seule montée de la journée jusqu’au col des Avouillons environ 300m de dénivelé. Je m’amuse à faire les 100 derniers mètres en mode rapide, le cœur pulse dans la poitrine mais ça fait du bien. Ça me manque de me mettre un peu dans le rouge. Vivement que tout mon corps se repose et soit d’aplomb pour repartir courir à travers chemins et montagnes ! On fait une pause au col, et on croise toute une classe de jeunes. On a eu chaud, à un jour prêt, on se serait taper tous les gosses à la cabane. En tout cas ils sont joyeux d’être ici, c’est agréable à voir. Nous on repart et on descend dans la vallée, elle est magnifique, sauvage, les chemins sont bordés de myrtilles et la vue sur le petit Combin. Une fois au fond de la vallée on décide de contempler encore un petit moment la belle vallée et on se pose pour le pique-nique. On ouvre le sac et on découvre ce qui est au menu à midi : de la salade de riz, du pain, du fromage, un petit sac de raisin sec.

 Méditation et reflet dans l'eau

Le combat entre le paysage et Nicolas

Vue sur le glacier la passerelle de Corbassière

Pas l'ombre d'un doute pour la traversée Nicolas

La vallée et le petit Combin bon appétit 

On apprécie le repas (tout est tellement meilleur en montagne) et on repart tranquillement en faisant des pauses photos tous les 100m tellement c’est beau cette vallée avec le petit Combin derrière, la plaine qui serait un lieu de bivouac idéal pour Robin et son fils, le petit ponton qui traverse la rivière, et la vallée qui descend au loin. On avance donc doucement comme ça jusqu’à la cabane Brunet, on y fait une pause pipi et Nicolas se paie une tarte aux pommes. La tarte n’est vraiment pas mauvaise mais les gardiens sont un peu moins chaleureux que ceux de la cabane de Panossière. Dixit Nicolas : “C’est toujours un peu moins convivial les cabanes que l’on peut atteindre en voiture”. On ne s’y attarde donc pas trop et on attaque la grosse descente de la journée : on perd environ 800m de dénivelé dans la forêt, avec un rythme assez élevé : on commence tous à être un peu fatiguéa et la forêt ça rend jamais trop bien en photo. On arrive donc à Louvier vers 15h30 après un total de 23km de balade. On est assez cuit et on a raté le car postal pour nous ramener à Mauvoisin, il faut qu’on attende environ 45 min et il n’y a aucun bar d’ouvert. Par chance, l’épicerie est ouverte, je déambule dedans, en ayant envie de tout acheter, les trucs les plus dégueu et les plus gras possibles mais mon esprit me dit non. Je me rabat donc sur une pomme et finis quand même les ovochoc de Robin. On prend donc le car postal qui nous ramène à Mauvoisin, assez impression je dois le dire, on dirait que ça ne va pas passer, mais ça passe de justesse, avec le fameux klaxon valaisan quand il passe dans le dernier tunnel. On récupère la voiture et on redescend la vallée, on fait un petit stop à Martigny pour que Nicolas achète du fromage à la fameuse Fromathèque, puis on retourne sur Lausanne. Il me pose à Ouchy pour que je chope le bateau de 19h30, avec une beau couché de soleil en prim’.
C’est pas le tout, demain il faut bosser !

 

Redescende vers la cabane Brunet

Retour à Thonon

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parcours_panossière topo_panossière