Les deux derniers week-ends, pas de grandes sorties, je troque mon habit de sauvageonne pour aller voir un peu la famille et fêter les anniversaires de ses petits neveux. J'arrive quand même à caler une séance PPG avant le bon repas puis deux balades familiales avec les parents et Nata : une au col de Cou près de Morzine le dimanche, et une sortie en semaine, pour leur faire découvrir enfin la Dent d’Oche. 

PPG en famille, tous (des) tordus ! C'est la saison des mirabelles !

Lac des Mines d'or Princess Montagne !

Miam miam miam, merci papa merci maman ! Dent d'oche Oblige !

Puis le week-end suivant, c'est mariage, on essaie de se mettre en mode "femme" avec une robe et on essaie de se maquiller pour passer un bon moment avec les copines et ce super joli couple Nina et Jérem, qui sont ensemble depuis 10 ans et qui s’aiment encore comme au premier jour… ça fait rêver !

Nina et Jerem :-D

Ce qui fait que le week-end d’après, je suis chaud bouillante pour me faire un méga week-end d’autant plus que le lundi, c’est le lundi du jeûne fédéral, donc c’est congé. Un week-end de 3 jours, ça ne se gache pas ! et je suis un peu fatiguée mentalement en ce moment, j’ai besoin d’un moment avec ma solitude chérie. Je décide d'aller découvrir les alentours de Chamonix, c’était une de mes destinations prévues de septembre, parce qu’en juillet-aout, il vaut mieux éviter si on veut être un peu tranquille (quoique septembre aussi finalement). Je me garde le samedi matin pour faire des courses et ranger un peu l’appartement et décide de partir en début d’aprèm. On se teste le petit resto de Sapori d’Italia, dans la zone d’Anthy (les même que ceux chez qui j’achète toujours des petits trucs en ville, ils ont monté un resto-épicerie dans la zone industrielle). C’est pratique comme ça je peux partir direct après. Leur resto-épicerie est super joli, comme leur magasin en ville d’ailleurs, ça donne envie de tout acheter et de tout manger. Par contre leur carte est un peu confuse je trouve, il y a un peu trop de formules différentes j’ai l’impression, j’ai pas tout compris. On opte pour le plat du jour : 3 choix possibles, des gnocchis carbonara, des raviolis chèvre-miel ou des raviolis jambon-roquette sauce pesto. Dozi prends les raviolis chèvre, et moi ceux au jambon. Le plat est top, les raviolis supers, simples mais très bons. Le seul petit reproche que je pourrai faire, c’est qu’il pourrait servir une petite salade verte en accompagnement. Pour le dessert, on opte pour les 5 mini desserts pour deux (tiramisu, tartelette, baba, petit chou et pana cotta), très bon pour une petite note sucrée de fin de repas, avec un café pour tenir la route. Il est 13h, je décolle vers Chamonix et arrive vers 14h15. Je décide de me garer à la Flegère, là où mon itinéraire s’achèvera (normalement) afin d’avoir la voiture à disposition en arrivant.

Dessert chez Sapori

J’ai deux possibilités pour ce week-end : soit me faire 3 petites sorties light, avec juste mon camelback et dormir ensuite dans ma petite polo dans de jolis spots. L’avantage c’est que c’est facile de trouver des petites sorties, mais c’est plus compliqué de devoir trouver de bons endroits pour dormir dans la voiture. La seconde, c’est de prendre mon gros sac avec tout mon barda (tente, matelas, sac de couchage et habits chauds) et partir pour 2 nuits dans la nature avec un itinéraire plus long. Je choisis cette deuxième option, vu que la météo est optimale et que j’ai envie d’être en symbiose avec la nature.
Grâce aux conseils des Léman Trail, j’ai trouvé un bon petit itinéraire : le tour des lac des Aiguilles Rouges. Je dois donc rejoindre Servoz en stop pour commencer ma balade. Je fignole mon sac, espère que je n’ai rien oublié d’important, et c’est parti. Je marche un peu et commence à tendre le pouce. C’est marrant je trouve. Au bout de 3 voitures, des vaudois anglais s’arrêtent et me montent jusqu’au centre de Chamonix. Merci ! Je repars à pied en direction de la sortie de Cham, en tendant le pouce encore. ça marche moins vite là. Je me pose au rond point de la sortie, pose le sac, sors le pouce, et le sourire. Au bout de quelques minutes, ça y est, un jeune s’arrête et est ok pour m’emmener à Servoz, ça tombe bien c’est là où il habite et où il va. On discute le peu de temps de trajet, je lui décris mon itinéraire pour la journée (peut-être pas un truc à faire quand tu ne connais pas le mec qui te prends en stop de lui dire que tu vas dormir seule au lac de Pormenaz…) il me donne des conseils, il me dit que ce n’est pas possible de rejoindre Pormenaz par les gorges de la Diosaz (ce que je comptais faire). Je décide donc quand même d’essayer, au moins pour marcher le long de ces gorges, qui ont l’air sympa. Il me dit aussi que le sentier des gorges est payant, mais qu’on peut esquiver en coupant la rivière et en le reprenant ensuite. Il me pose donc juste à coté de cette rivière, me souhaite bonne chance et c’est parti.
L’aventure commence. Je traverse donc la rivière et récupère le sentier des gorges. Il y a quand même quelques touristes qui font aussi le chemin. J’avance, et je comprends quand même pourquoi le sentier est payant, parce qu’il y a beaucoup d’aménagements à faire : des petits ponts à entretenir (mais en même temps, c’est peut-être aussi à ça que servent nos impôts nan ?). Bref au bout de 1,5km j’arrive à un dernier petit pont avec vue sur une jolie cascade, puis des chaines et une affiche comme quoi la suite du sentier n’est plus accessible depuis 2015, parce que c’est trop dangereux. J’hésite à frauder et passer par dessus, mais je n’ai pas envie de prendre de risques, j’ai le temps de faire demi-tour et de prendre le chemin normal pour monter à Pormenaz, tant pis. J'ai  joué, j’ai perdu. Je fais donc demi-tour, redescends, retraverse la rivière bien fraiche et reprend le “vrai” chemin montant à Pormenaz.

Dans les gorges de la Diosaz

Je monte dans Servoz, passe la dernière habitation avec un couple de petits vieux qui doivent avoir l’habitude de voir des randonneurs car ils m’indiquent le chemin. Je les remercie et leur pique 2 petites prunes au passages, miam ! Puis j’attaque la montée, jusqu’à la tête de la fontaine, ça échauffe tout ça. J’enlève le débardeur, histoire de ne pas le tremper de transpiration pour rien, et continue. J’arrive à une petite fontaine, je refais le plein de ma gourde et continue. Ensuite, ça monte pas mal dans la forêt. Je double deux jeunes qui montent surement au lac pour bivouaquer aussi. Je commence à avoir bien mal au ventre, comme parfois, c’est pas agréable même si c’est pas grave. Je subis un peu cette montée. Pourtant le paysage est de plus en plus beau, vers 1800m d'altitude, je sors de la forêt et arrive dans des champs de myrtilles (mais je ne suis pas certaines que ça en soit, alors je n’en pique pas) avec une belle vue sur le Mont Blanc, un peu caché par les nuages. Le soleil commence à tomber et les belles couleurs oranges commencent à venir. Le soleil joue des ombres avec les nuages, c’est beau. La chaine des Fiz devant est dégagée. Je continue mon chemin le long d’un petit ruisseau jusqu’aux chalets de Pormenaz. Au loin j’aperçois le troupeau de moutons, gardés par un patou. Il annonce sa présence quand je passe près des chalets, ils sont pourtant loin. Ne t’inquiètes pas, je vous ai vu, je ne compte pas manger de l’agneau ce soir !

en montant à Pormenaz Vue sur le massif du Mont-Blanc en montant à Pormenaz 

Je commence à m’impatienter, regarde la carte et essaie de me convaincre : dans 500m je suis au lac. Et au bout de 500m, encore 500m ! Bref, environ 2km après les chalets, j’arrive finalement au lac, après 11km et 1300m+, en 2h50. Je suis cuite. Je pose le sac dans un coin et pars en éclaireuse light pour trouver un petit coin sympa. Je ne suis pas la seule à vouloir dormir au bord du lac ce soir. Il y a un mec en solitaire à l’extremité sud du lac, et un groupe de 4 mecs à l’autre extrémité. Je me trouve donc un petit coin entre les deux, au milieu du lac sur un petit rebord à une dizaine de mètres du chemin. Je pose mon sac, monte ma tente et explore encore un peu les alentours. J’aperçois un vieux bouquetin avec de belles cornes qui traine dans les alentours. Je le bombarde un peu de photos mais je suis encore un peu loin de lui. Il n’est pas farouche mais décide quand même de faire sa route tranquillement si je m’approche trop. J’admire le soleil qui se couche avec les couleurs rouges orangées, et retourne à mon camp pour un petit repas improvisé : une tranche de pain, un petit pot d’épeautre que j’avais cuit à la maison la veille, 1 carotte, 1 oeuf et un mini saucisson. Me voilà repue, la fraicheur commence à s’installer, je suis fatiguée, je ne m’attarde pas et me retranche dans ma tente pour une bonne nuit de sommeil.

Coucher de soleil nuageux à Pormenaz

Je sombre doucement et entends des voix féminines. Et non je ne rêve pas, deux gonzesses plantent leur tente juste au dessus de moi, à 5m, quasi au bord du chemin. Forcément ! Je sors de la tente avec la frontale pour leur montrer que je suis là, je pense qu’elles ne m’avaient pas vu. Je dis bonsoir un peu froidement pour leur faire comprendre que j’aurais préféré qu’elles se mettent ailleurs mais que si elles ne font pas trop de bruit, je supporterai. Et elles baissent d’un ton, donc la nuit se passe bien.

Je me réveille quand même plusieurs fois dans la nuit, il fait frais, humide. J’ouvre la toile et admire le paysage, les belles étoiles, les montagnes qui se dessinent face à moi, le calme total. Vers 6h, je me réveille complètement, le jour se lève tranquillement alors je décide d’aller un peu explorer les alentours pour avoir un beau lever de soleil. J’avance un peu, monte en direction de la pointe noire de Pormenaz. Au départ, je ne voulais pas y monter, mais au fil des pas, je me laisse happer par l’envie de monter tout là haut. Je fais la course avec le soleil, monte assez rapidement, enlève deux couches, les pose près un cairn pour les récupérer en descendant. J’arrive en haut après 2km et 400m+, une dizaine de minutes avant que le soleil ne perce à travers les nuages et les massifs en face. La pointe du Mont Blanc est éclairée depuis plusieurs minutes. Je monte tout en haut de la pointe et admire, simplement. C’est beau ! Je suis quand même contente d’avoir gardé la doudoune parce qu’avec le vent, ça pèle un peu. J’admire les montagnes et les reliefs prendre de la couleur. Je fais des photos, du Mont Blanc, de l’herbe, de moi, je m’amuse comme une gosse avec pas grand chose, et ma solitude comme seule alliée. Mais au bout d’un moment il faut quand même repartir.

Spot bivouac au bord du lac de Pormenaz

déclaration d'amour à la montagne bouquet de linaigrettes

Lever de soleil sur le Mont Blanc à la pointe noire de Pormenaz

Je redescends au lac, à mon camp de base et me concocte un petit déjeuner composé de céréales, d’une tranche de pain, d’une pomme et d’un café. Quelle bonne idée d’avoir emmené un peu de café soluble, c’est très appréciable. Je range et lève le camp à 10h, et repars en direction du refuge de Moede-Anterne. J’ai hésité à poser le sac au refuge et faire un aller-retour au col d’Anterne pour apercevoir le lac, mais il est déjà un peu tard, j’ai préféré me faire un second déjeuner au refuge avec une délicieuse crèpe fromage-oeuf accompagnée d’un thé. Je remplis mes gourdes et repars à 11h, en descendant  sur 3km à 1500m pour rejoindre la Diosaz.

En allant au refuge de Moede-Anterne

La bonne crêpe ! Tchao le col d'Anterne

Le chemin est tranquille, je suis seule mais bordée par de jolis sorbiers avec leurs fruits rouges. J’essaie de les prendre en photo, mais ils ne sont pas très photogéniques. Je traverse le pont d’Arlevé puis attaque la grosse montée de la journée : le col de Brévent. De 1400m à 2300m. Le début n’est pas trop pentu, ça passe relativement bien, surtout avec les bâtons, jusqu’aux ruines des chalets d’Arlevé. Je fais une pause, m’amuse à me prendre en photo. J’ai quand même pris de sacrées rondeurs ces derniers mois, voilà la conclusion à laquelle j’arrive après 2-3 photos. Je range alors l’appareil et repars pour essayer de les éliminer. Je croise quelques jolis papillons et m’attarde un peu à les photographier. Puis la pente se fait de plus en plus intense, le joli petit chemin se dérobe et devient caillasse. Quand je me retourne, je vois la pointe noire et me dis que ce matin j’étais là-haut. C’est loin et proche en même temps. Comme le temps lorsque tu vagabondes. Tu perds la notion de temps, tout te semble à la fois proche et lointain. Je monte et je croise un couple de traileurs, puis un groupe de 4 personnes.

à travers la vallée de la Diosaz

joli papillon, déploies tes ailes joli papillon

Une des petites citations que j’ai trouvé ce jour-ci c’est : “Quand tu crois que tu y es, c’est que tu y es presque ! ”. Le sommet me semblait déjà tellement haut quand j’étais en bas, je pensais que quand je serai là, j’y serai. Mais non, il reste toujours encore un petit 100m+ caché derrière un virage pour t’achever ! Ces derniers 100m sont assez frais, dans la caillasse, le vent se lève un peu, les nuages stagnent dans le ciel et me bouchent la vue sur le Mont Blanc une fois arrivée au col de Brévent. Il y a quelques personnes ici, étant donné qu’on peut monter en télécabine pas très loin. Fini la solitude-plénitude. Je grignote une barre, mais il ne fait pas chaud alors je continue mon chemin et redescends en direction de Plan-Praz : à l’arrivée d’une autre télécabine. Autant vous dire qu’il y a du monde de ce coté de la montagne. Je me pose un petit moment dans la descente pour manger, parce que je commence à avoir la dalle, il est déjà 14h15. Je grignote une tranche de pain avec un oeuf et repars. J’ai hâte de retrouver ma solitude. Je traine quand même à Plan-Praz pour trouver un point d’eau pour remplir mes gourdes, mais j’en trouve aucun ? Je trouve ça étrange, qu’il y ait autant de monde, et aucun endroit pour boire.

au col de Brévent

 

de l'autre coté du col de Brévent, redescente à Plan-Praz 

Tant pis, je remplirai ma gourde dans le lac une fois arrivée. Je reprends ma route en direction du Lac Cornu. Je croise beaucoup de gens. La montagne, ça vous gagne ! oui les gens sont relativement gentils et ouverts en montagne, je croise plusieurs groupes qui me demandent si je dors sous la tente au lac, qui me disent que je suis courageuse (ah bon?). Je croise aussi mes deux traileurs de tout à l’heure, ah bon ? Par où ils sont passés ceux là ? Il doit finalement y avoir un chemin entre la Diosaz et le Lac Cornu sans passer par le col de Brévent, j’ai dû rater un chemin sur la carte (où alors le chemin n’est pas sur la carte) Je monte, je commence à fatiguer quand même avec ce sac sur le dos. La montée m’achève mais je suis récompensée avec une jolie vue sur le lac et accueillie par un jeune bouquetin. J’hésite. Il n'est pas encore 17h. Est-ce que je pousse jusqu’aux lacs noirs ou je descends dormir au Cornu ? Est-ce que je pars en éclaireuse ? Finalement, vu que je suis cuite, je décide de descendre au bord du Cornu (quand même 150m- dans la caillasse, pas très agréable avec le sac en fin de journée).

Le lac cornu 

J’ai du mal à trouver un spot assez sympa, même si le lac est grand et qu’il y a pleins d’endroits, il y a beaucoup de cailloux. Je me pose 30min au bord du lac pour faire sécher ma tente et grignoter un morceau puis repart à la recherche d’un endroit. Je fais quasi le tour du lac en trouvant la petite rivière pour remplir ma gourde filtrante, mais je suis fatiguée, je ne trouve pas de bon coin. Je retourne à l’endroit du début et pose mon dévolu sur un endroit avec vue sur lac, j’aurai un cailloux sous le dos, tant pis. Je ne suis plus assez lucide pour réussir à choisir un bon endroit. Je remonte ma tente, installe toutes mes affaires et mange encore. J’ai la dalle ce soir, je me fais 1/2 pot de semoule, 1/2 pot d’épeautre, une carotte, 1 oeuf, une tranche de pain et un mini saucisson. Une banane en dessert, le luxe. Je monte sur un cailloux un peu plus haut perché et profite du coucher de soleil pour essayer de dessiner. Je suis vraiment nulle mais j’aimerais bien apprendre pour réussir à retranscrire les beaux paysages que je vois. J’écris aussi mon petit carnet et une fois le soleil couché, je retourne dans ma petite tente, bouquine “Dans les forêts de Sibérie” de Tesson avant de m’effondrer de fatigue.

les reflets de la montagne dans le lac deuxième bivouac : face au lac cornu

coucher de soleil

Je ne dors toujours pas très bien, me réveille toutes les heures, j’ai encore froid, c’est encore humide. Je me lève finalement à 6h, déjeune au chaud dans la tente un peu de céréales et remballe le camp dès le lever du jour. Je remonte jusqu’au col cornu et admire le Mont Blanc se gorger des premières lueurs. Il me reste encore du temps pour le lever du soleil, je traverse les Aiguilles Rouges jusqu’au col de la Glière. Je monte encore pour aller voir les lacs noirs mais dès que le soleil apparait, c’est un signe, je m’arrête. Je pose mon sac et décide que c’est ici que je ferai mon second petit dej. Je vais quand même jeter un oeil à ces Lacs Noirs qui ne sont plus très loin (mais à l’ombre) et prépare le café, là haut à 2500m. Et je ne suis pas seule, 3 jeunes bouquetins m’escortent, un peu craintifs mais pas trop. Ils prennent la pause, face aux Fiz, face au Mont Blanc, ils sont trop beaux, merci la nature !

La chaine du Mont Blanc

petit cabri face au grand Mont Selfie du jour, bonjour !

le petit cabri qui pose au soleil face au Fiz

Je bois tranquillement mon petit café et redescends en direction du col de l’Index. Il y a pas photos, toutes les installations humaines gachent quand même un peu les paysages. Arrivée au col de l’Index, je suis essoufflée, parle un peu toute seule et me fais surprendre par une jeune baroudeuse. Je ne m’attendais pas à voir quelqu’un là ! Je lui explique qu’au bout de 2 jours avec ce sac, je commence à en chier. Elle me répond qu’elle ça fait 4 jours qu’elle trip. Ah ok, je me fais toute petite et arrête de me plaindre :-) on discute un peu puis on se quitte, je repars vers le Lac Blanc. Je rejoins le chemin qui monte par la Flegère, que je prendrai pour redescendre. Je cache mon sac dans un petit fourré et pars toute légère rendre visite au joli Lac Blanc. Il est à peine 10h, les gens arrivent doucement au lac, je peux donc apprécier la vue sans trop de monde. Je remplis ma gourde à la rivière (ouf, ça commençait à faire soif) et me laisse tenter par les lacs de Chesery un peu plus bas. J’y descends, les découvre, c’est joli, prends quelques photos et remonte au Lac Blanc. Les touristes randonneurs affluent à 30 minutes près ! Un peu trop de monde pour moi, je retourne au lac, et redescends chercher mon sac, ça sent la fin de l’aventure tout ça. Je descends à la Flégère puis decide de descendre jusqu’à Chamonix à pied, par les petits chemins. Mais je commence encore à être fatiguée et qui dit fatigue, dit manque de lucidité, je rate un chemin, ne trouve pas un autre et finis par descendre quasiment toujours sur la grosse piste blanche en plein soleil. Je vais finir par devenir une loupiote à tête rouge à la fin. Je me fais quand même une pause pour finir mon pain (qui faisait 300g au début) et mon dernier oeuf tout écrasé. Comme ça sent la fin, c’est de plus en plus dur, je suis fatiguée et j’ai hate de retrouver ma voiture pour reposer mes petites jambes et petits pieds. Les derniers mètres le long du golf sont durs, le retour à la civilisation. J’arrive enfin en bas du téléphérique de la Flégère, ma petite Polo est toujours là, mon eau gazeuse presque fraiche dans la glacière du coffre est un véritable cadeau, trop agréable !

petite visite au lac blanc avant que les gens ne l'envahissent Le lac blanc... un peu vert !

Beau lac blanc

Les lacs de Chesery Entre lac et montagnes

Voilà mon aventure du week-end se termine là, après 55km de randonnée et quasi 4000m+, le tout bouclé en environ 18h de marche, étalé sur 48h. C’est la première fois que je fais un petit trek dans ce genre et ça ne sera pas la dernière. Malgré la lourdeur du sac, j’apprécie le fait d’avoir tout sur soi et d’aller, avec un itinéraire ou non, de pouvoir se poser où on veut si on veut, s’arrêter dans un refuge manger une crêpe, aller ici ou là. J’ai hate de renouveler l’expérience !
Toute la matinée, j’ai eu envie de me bouffer une bonne grosse glace Magnum bien sucré. Arrivée à Thonon, je décide d’être un peu plus raisonnable et de n’acheter que les magnum mini (comme ça il y a plus de choix). Tant pis pour les rondeurs, je me dis que je l'ai quand même bien mérité ! Je me déguste un bon magnum chocolat blanc le soir après de bonnes courgettes sautées à la poêle… Miam miam miam !

 

Belle et longue balade ! Miam miam miam !

 

Lien Garmin : https://connect.garmin.com/modern/activity/3022240047

parcours topo

 

 

Citations du week-end 

"Quand tu crois que t’y es, c’est que tu y es… presque (reste encore environ 10%) !!"


"La montagne c’est comme le pot de chocacao, dès je mets le nez dedans, j’arrive plus à m’arrêter. La seule différence réside en la solution : la boite magique pour le chocacao, le boulot ou les blessures pour la montagne !"

IMG_8597

En plus c'est de Haute-Savoie ;-)