« Vacances »

Cette fois, elles étaient tellement nécessaires, mentalement je n’y arrivais plus dans cette jolie vie toute rose.
Après s’être chauffés sur la Norvège et la Bulgarie, on est finalement obligé de rester en France à cause d'une carte d'identité périmée, on opte donc pour les Pyrénées.
Jeudi 16h, je n’en peux plus, je pars du boulot, prends le bateau et rentre à Thonon. Vacances officiellement déclarées ! On va faire quelques courses pour notre périple, on prépare toutes les affaires et on va se coucher.

Vendredi 27 Juillet
On prend la route en direction de l’Ardèche, à Bidon, chez son père pour faire une escale. On en profite pour aller sur l’Ardèche avec leur canot’ maison en polystyrène, super léger et agréable à naviguer. Les gens regardent ces engins avec un regard admiratif et envieux.

Samedi 28 Juillet
On reprend la route en direction de Perpignan. Dernier samedi de juillet, on aurait dû partir un peu plus tôt pour éviter les bouchons, tant pis. On prend principalement la nationale mais ça rallonge pas mal le temps de voyage. Un bouchon vers 13h, on en profite pour faire un petit repas calé entre deux vignes avant de reprendre la route. On roule et on découvre la région. A un carrefour d'une zone industrielle, on voit une fabrique de chocolat et un MacDo, ni une ni deux, on hésite pas, on va gouter les chocolats ! On passe aussi près de l'abbaye de Fontefroide, et on décide de la visiter, avant de comprendre qu'il faut payer. Bof finalement on regarde de l'extérieur, ça suffit. Puis on arrive finalement à Perpignan, on retourne à BioC'Bon pour acheter encore un peu plus de vivres et il veut me montrer le grand platane sur une place mais il a disparu 😢! Il me raconte ses anecdotes de quand il bossait ici, me montre où il habitait. Et on se gare au fond de la plage de Leucate, près du phare. On marche un peu sur les plages-criques, on passe une plage naturiste et on trouve un joli petit coin pour y passer la nuit. C’est parti pour une semaine à vivre dehors.
On se fait un bon petit repas (on se fera que des bons petits repas !) avec de la terrine de truite, une carotte, des biscuits châtaigne que Claire (la copine de son père) nous a acheté (ils sont trop bons). On admire le lever de lune sur la mer, elle est rouge à cause de l’éclipse d’hier, c’est superbe. Puis on installe le tapis de sol et c’est parti pour une nuit à la belle étoile.

Face à la mer Seul sur la mer

 

Dimanche 29 Juillet
Après une bonne nuit, un magnifique lever de soleil, un petit moment de lecture et une baignade à poil, on reprend la route après un café-croissant dans une boulangerie de Saint-Laurent et on monte enfin dans ces Pyrénées. On fait une escale au lac de Matemale. On fait le tour du lac en courant et on se pose à l’ombre des pins pour pique-niquer et se reposer. Note pour plus tard : les lentilles c'est pas forcément une bonne idée de repas quand on a qu'un réchaud pour les cuire ! Il m’apprend à lancer les petits sacs pour grimper aux arbres. On s’entraîne un peu, j'ai du mal à viser juste pour l'instant. Il m'apprend à faire des noeuds coulants et à mesurer la hauteur d'un arbre avec juste deux morceaux de bois de même taille. Puis on lève encore le camp pour aller près du lac des Bouillouses. En fait l’été, ils bloquent l’accès au lac et mettent en place un système de navettes. On se gare donc plus bas, vers Mont-Louis et on décide de se balader le long de la Têt. On suit le chemin, il est joli ce ruisseau, mais il y a quand même encore trop de gens, nous qui voulions des vacances coupées du monde, ce n’est pas encore le cas. On trouve finalement un coin un peu plus tranquille et on s’y pose, on sieste, je me lave dans la rivière. Ça fait du bien de se poser en n’ayant rien à penser ni à faire, juste écouter le bruit de la rivière. C’est ce qu’il me fallait ! On retourne au parking vers 19h, on mange sur une table et on est pas les seuls à se faire un bon repas : les moustiques sont au garde à vous et nous piquent à la moindre petite parcelle de peau découverte. Après 19h, la route n’est plus fermée, on peut monter en voiture aux Bouillouses. On admire le lac et on cherche un petit coin pour poser la tente. Il fait nuit donc on prend le premier petit coin tranquille pas trop loin de la voiture. On discute beaucoup aussi, notre relation en a besoin. Et on dort, sans matelas gonflable, on est dans l’herbe, ça passe bien.

Lever de soleil à Leucate 

Tour du lac de Matemale Tour du lac de Matemale

Tour du lac de Matemale : https://connect.garmin.com/modern/activity/2909240917 

On s'entraine au petit sac sur les pins de Matemale 

Le long de la Têt Ambiance feutrée au lac des BouillousesUn soir au lac des Bouillouses

 

Lundi 30 Juillet
On se lève vers 6h30, et on prépare nos sacs pour notre excursion de deux jours à pied. On prend quand même des habits chauds, on sera à plus de 2000m, des rations de nourriture, la tente, les matelas (qui ne serviront pas). On se fait un méga petit-déjeuner au bord du lac et on décolle en suivant le GR10 qui fait le tour du Carlit.

Petit dèj au bord du lac

Lac des bouillouses lac des bouillouses

On longe la rive ouest du lac, les paysages sont magnifiques. Le lac est bordé par les pins et l’herbe verte. On repère pleins de coins magnifiques pour poser le bivouac et on quitte le lac pour continuer de suivre la Têt. C’est fou comme avoir un sac de plus de 10kg change la donne ! On avance pas, et on est pato. On fait du 3-4km/h. En même temps, on ne se presse pas, c’est le but de ces vacances. Prendre notre temps et savourer la nature. Après deux petites heures, on fait une pause au bord de la rivière, on observe la faune, la flore, on grignote des biscuits à la châtaigne et on repart. Ça monte tout légèrement pour atteindre un petit étang ou de belles vaches se reposent. On monte encore un petit col : la portella de la grava, sur lequel il reste quelques névés et on change de décor, le bel étang de Lanoux dans la vallée, c’est magnifique et on est quasi seul au monde, enfin, on en rêvait ! On se pose près du lac pour notre repas du midi: au menu, des pâtes aux sardines, une carotte, un peu de pain et un fruit. Simple mais délicieux quand tu as passé la matinée à marcher. Dommage qu’on ait oublié d’acheter du café soluble, le midi ça passe mieux qu’un thé. On reprend la route qui longe le lac jusqu’au barrage.

 Vallée de la Têt

linaigrettes sur fond vert  ravito !

joli paysage dans la vallée de la Têt Belle fleur

Joli fruit de la nature L'étang du LanouPause pique-nique à l'étang du Lanou

Arrivés là, on décide de planquer les sacs dans un coin et de faire l’aller-retour jusqu’au sommet du Carlit. Comme on se sent léger quand on pose nos carapaces ! Mais on est quand même fatigués des 15 derniers kilomètres. On monte, le paysage est toujours aussi beau et on prend de la hauteur pour admirer le Lanoux. On avance et on voit un sentier tout en pierrier super raide et on se rend compte que c’est par là qu’on va devoir monter. Ouch ! Dur, j’ai plus tant de force, je m’appuie sur mes bâtons mais au final, ça me bouffe beaucoup d’énergie j’ai l’impression. En plus le temps se gate, ça se couvre et on sait que la vue sera fermée du côté des Bouillouses. Au final on prend quasi 400m+ en 1km et on arrive en haut en même temps qu’une petite pluie. On admire rapidement la vue et on redescend en sens inverse, on récupère nos carapaces et on trouve un joli petit coin non loin du barrage pour poser notre bivouac. Je prends une douche rapidement dans la rivière, on monte le camp et on prépare le repas : tomate, œuf, pain, caviar d’aubergines, fruits. Les moustiques sont à l’affût, on s’est barricadé de tous nos habits : chaussettes étanches qui montent aux mollets, double collant, doudoune, bonnet et tour de cou. On a parfois plus de 5 moustiques sur le bonnet ! On ne traine pas trop et on va se coucher dans notre petite tente cocoon, on a même pas mis les tapis de sol parce qu’on est sur l’herbe assez douce. La nuit est fraîche à plus de 2000m mais on dort au calme avec le petit bruit du ruisseau.

so beautiful 

La montée finale du Carlit Jolie vue depuis le Carlit 

Au sommet des Pyrénées catalanes bivouac du soir

Tour du Carlit - jour 1 : https://connect.garmin.com/modern/activity/2909241486

 

Mardi 31 Juillet
Je me réveille vers 6h15, je sors mais Dozi attend que le soleil arrive pour sortir de sa tanière. On déjeune donc au soleil face aux montagnes, on remballe et on repart en direction de Porte-Puymorens. Le chemin descend tout doucement, en plein soleil, ça commence à bien taper. Le barrage dans notre dos, le flan de la montagne sur les côtés et un joli lac en contrebas. On arrive au village et on cherche une petite épicerie ou boulangerie pour refaire un petit stock de vivre. On déambule et on croise un mec (le maire?). Il nous donne une carte des randos du coin et nous propose de nous ouvrir la mairie pour remplir nos bouteilles. Il y a aussi un distributeur de pain, qui doit être assez récent parce qu’il fait parler tous le village. Les gens vont et viennent pour acheter leurs baguettes. On en profite pour en prendre deux nous aussi. Les gens sont ouverts, on discute un peu avec eux et on regarde l’itinéraire et on se rend compte qu’il reste encore au moins 20 ou 30 bornes et de la montée en plein soleil pour finir notre tour. On réfléchit et on adapte, on décide de faire du stop pour avancer et être aux Bouillouses ce soir sinon on risquerait d’être short en vivre et en eau et on risquerait de galérer un peu, c’est pas le but de ces vacances. On marche donc au bord de la route et au bout de 3 voitures un camping-car s’arrête et nous embarque : un couple de retraités qui emmène leur petits-enfants à Rome en passant par Barcelone. Ils sont sympas, et nous pose à Ur, nous avançant d’une quinzaine de kilomètres. 

petit dèj au soleil Descente vert Porte-Puymorens

le long de la route Porte-Puymorens

L'attraction du village : le distributeur de baguettes

On traverse le village, on récupère des rousquilles (spécialités locales : biscuits à l’anis enrobés d’un glaçage de sucre) et on refait un peu de stop : un mec en mini-cooper nous monte jusqu’à Angoustrine, pas loin des Chaos de Targassonne : un coin connu des grimpeurs. Je merde un peu avec ma carte ViewRanger, ne zoomant pas assez pour afficher tous les chemins donc on monte sur une piste blanche au lieu de passer dans les chaos. Il commence à faire drôlement faim, on marche encore un peu et on trouve un joli petit coin au bord de la rivière pour pique-niquer et se laver. On se fait du riz aux sardines, une carotte et on dégomme nos bonnes rousquilles. On reprend ensuite la route pour remonter aux Bouillouses. Toujours tout droit, ça monte tout tranquillement et les paysages défilent comme si quelqu’un s’amusait à placer les décors avant notre passage. Un coup dans la forêt, puis une plaine d’herbes, ensuite ils mettent de gros rochers par ci par là, c’est superbe et sauvage, on ne croise personne. Les kilomètres commencent à se faire sentir dans les jambes et dans les pieds, on fatigue. On arrive finalement aux Bouillouses après 21km de marche, vers 17h30. On se pose au bord du lac pour boire un petit thé, et le temps se gate, comme chaque soir, le ciel se charge et il se met à pleuvoir quelques gouttes. On retourne au camion pour préparer nos affaires pour le bivouac de ce soir : le repas et le matos de camping. Le temps de préparer tout ça, la pluie s’arrête. On longe le lac comme la veille et on s’arrête dans un joli petit coin de paradis pour bivouaquer. On plante la tente sous les pins à crochet et on prépare le repas : du paté au piment d'espelette et des coquillettes au trio de poivrons, que l’on déguste face au lac et on se fait une bonne nuit, avec la fraîcheur et la quiétude du lac.

Pause pique-nique près du ruisseau Les bonnes rousquilles !  En route vers les Bouillouses

bivouac du soir aux Bouillouses A table !

Bonne nuit aux Bouillouses Bonjour la nuit, Bonnuit !

 Tour du Carlit - jour 2 : https://connect.garmin.com/modern/activity/2909241892

Mercredi 01 Aout
Le lendemain, réveil à 6h30, on remballe le camp, on déjeune au camion et on part pour faire le tour des étangs du Carlit, un tour d’environ 10km à travers tous les petits étangs qui sont posés entre le lac des Bouillouses et le fameux Carlit. Et c’est super beau ! Heureusement qu’on est partit tôt car c’est un tour prisé des touristes. On se sent léger sans sac à dos, avec juste nos Sammies pour avoir un peu d’eau et le tel pour immortaliser les moments. On alterne trot et marche, on profite, on caresse les chevaux qui sont en semi liberté, on sort des sentiers pour grimper les blocs de rochers, on fait quelques photos souvenirs, on aperçoit les marmottes, et le panorama est magnifique avec tous ces petits lacs, les montagnes, le ciel, c’est magique. On aperçoit un énorme taureau non castré, mais on ne s’approche pas de trop prêt ! On redescend aux Bouillouses en croisant de plus en plus de monde, on dit au revoir à ce beau lac et on prend le camion pour reprendre la route. 

L'aube se lève footing aux étangs du Carlit, magnifique

petit séance de bloc L'ombre n'est pas forcément le reflet de la réalité

Les étangs du Carlit IMG_7310

IMG_7352 Aux étangs du Carlit

 

Tour des étangs du Carlit : https://connect.garmin.com/modern/activity/2909242133 

On voulait se poser au plat des Aveillants en redescendant pour se doucher et manger mais l’été, les accès sont réglementés, on n’a pas le droit de s’arrêter au bord de la route et on doit suivre la navette. Donc on roule, on s’arrête au carrefour où il y a quelques stands de producteurs, on fait le pleins de fruits, légumes, olives et miel (on goûte et achète le miel de rhododendron, et de la pate à tartiner miel-noisette : du noisimiel). On continue notre route et on cherche un endroit pour pique-niquer sur la route de Font-Romeu. On trouve un endroit (pas le top du top mais à l’ombre au bord d’un ruisseau) près du four solaire et on se fait notre petit pique-nique : quinoa, reste de pâtés, et on ne prend pas desserts, on a prévu d’aller faire quelques courses à Font-Romeu, qui sait si on trouve un petit salon de thé pour faire notre dessert ! On arrive dans la ville, on repère un marchant de producteurs bio, on discute avec une locale : Véro, elle nous conseille un petit salon de thé, on y va et on se pète un café gourmand, très gourmand : avec un moelleux au chocolat, une tarte à la framboise, une crêpe en aumônière avec de la chantilly, et une boule de glace à la pêche. Après ce bon dessert, on fait le plein de bonnes choses à l’épicerie : pâté de porc noir, rousquillettes pour offrir, fromage, fouet (saucissons), 2 sauces bolognaises, du pain et deux sucettes au chocolat praliné et un pot de crème solaire parce qu’on a perdu la nôtre hier. On passe aussi au Carrefour pour acheter du café soluble, et chez le boucher pour finir en beauté avec une tranche de rosbeef pour lui et des cœurs d’artichauts pour moi. Nous voilà parés pour se péter la panse !

Café gourmand, huum !

Singe pour Dozi, hypopo pour moi ! 

On reprend la route pour changer d’endroit : on aimerait bien explorer les environs du Canigou. On redescend donc la vallée et on arrive à Vernet-les-Bains, une jolie petite ville thermale qui ressemble un peu à un Thonon du sud. On monte jusqu’à Casteil, un petit village juste après Vernet pour aller marcher (et potentiellement se doucher) à la Cascade de Cady. Je suis vraiment nulle en estimation, parce que selon ViewRanger, cette cascade ne me semblait pas très loin. En fait, il y a quand même 3km et 300m de dénivelé à travers un chemin un peu caillouteux et pas forcément très roulant pour atteindre la fameuse cascade, qui n’est pas accessible. Donc on la voit, elle est sympa (pas non plus méga-impressionnante) et on est un peu déçus alors on décide de se poser et faire notre gouter au bord de la rivière, 1km avant la cascade, dans un petit coin qu’on a repéré qui nous plaisait plus. On peut s’y doucher tranquillement (il y a peu de passage, il est déja quasi 18h) et se faire un petit thé accompagné de biscuits à la chataigne, et un petit rhum. Le ciel se charge et la pluie commence à tomber. Je m’abrite sous mon poncho et on commence à redescendre. La pluie s’intensifie alors on se pose sous un rocher en attendant. Heureusement, ce n’est qu’une averse de passage, on peut redescendre sereinement à la voiture. Au passage, on repère un petit coin pour poser notre tente, à 500m de la voiture, le long de voies d’escalade. On prend toutes nos affaires pour la nuit et on y retourne, on installe le camp, on se fait un bon petit festin (enfin Dozi prépare tout pendant que j’écris mon petit carnet, j’ai un peu de retard). On explore les environs et on regarde si on peut monter sur les rochers qui surplombent mais on constate que c’est un peu trop compliqué sans corde, après une bonne journée, ça serait con de se faire mal, ou de réussir à monter, sans pouvoir redescendre ensuite. On s’endort donc dans notre petite tente.

petite pause rhum La pluie arrive, heureusement, j'ai mon poncho !

spot du soir, près des rochers d'escalade 

Cascade de Cady : https://connect.garmin.com/modern/activity/2909242280

Jeudi 02 Aout
On aimerait quand même bien réussir à monter au Canigou. Après un bon petit déjeuner et après avoir regarder les cartes, je vois que si on part du refuge de Mariailles, ça peut nous faire une bonne balade jusqu’au sommet. Manque de pot, arrivés au parking de la tour de Goa, on voit que la route pour monter jusqu’au refuge est vraiment vraiment pourrie et déconseillée “aux véhicules de touriste”, donc pas moyen d’y monter avec le vago. On se gare là et on réfléchit. ça fait vraiment trop long d’y monter à pied par ici. On réfléchit, mais la seule solution c’est de ne pas monter au Canigou aujourd’hui, de faire un petit tour dans le coin et de se renseigner dans l'office de tourisme pour savoir par quel chemin on peut y monter sans que ça prenne trop de temps. Donc on explore les alentours et je nous dégote une petite boucle d’environ 11km, en passant par la tour de Goa, redescendant quasi jusqu’à Vernet et remonter. On commence tout doux en marchant et en "plantnettisant" (utilisant l'application PlantNet : on prend en photo une fleur, feuille ou écorce et l'application nous dit qu'elle est la fleur ou l'arbre) tout ce que l’on voit, on admire la vue depuis la tour, puis on se met à courater pour aller à la pointe de Pena. Tranquillement, on redescend en direction de Vernet. On regarde les arbres : beaucoup de chataigniers, des bouleaux, des génévriers. On remonte en marchant dans des parties en sous-bois ou en pleine cagna, ça tape ! Ca nous fait donc un bon petit tour de 11km, 500m+. Nickel !

A la tour de Goa jolis papillons

tour Autour de la tour de Goa Pic de la Pena

petite coccinelle 

Tour de Goa : https://connect.garmin.com/modern/activity/2909242490

On décide de faire notre repas du midi vers la deuxième cascade : la cascade de Dietrich. Il y a moins de marche que la veille, juste 500m, mais en arrivant à la cascade, c’est encore pire qu’hier, en fait il n’y a quasi plus d’eau. C’es un peu décevant mais tant pis. On se pose à l’ombre des arbres et on pique-nique, (carotte, tomate, oeuf, chorizo, fromage de chèvre et un petit café) et on repart. On décide de visiter la ville de Vernet, son arboretum (tulipiers, tamaris, polovnia, ailante, eucalyptus, fruits de la passion, muriers) et de récolter des informations sur le Canigou. On passe à l’office du tourisme et ils nous renseignent très bien, nous montre une petite source où on peut remplir notre jerricane, nous donne un plan des balades. Manque de pot, on s’aperçoit que ce n’est pas une mince affaire pour monter au Canigou. En fait toutes les routes qui mènent aux accès au Canigou sont tellement en mauvais état que les “touristes” ne peuvent pas y accéder. Par contre tu peux louer les services de 4x4 taxi pour la modique somme de 20 ou 30€. Je trouve ça abusé. Bref, on abandonne l’idée de monter au sommet de ce Canigou, on n’a pas envie de se speeder, on y reviendra un jour. Après avoir acheter un petit morceau de pain à la boulangerie de la place, on va remplir notre jerricane à la source, et on en profite pour prendre une petite douche dans la rivière, en compagnie des jolis papillons bleus. Puis on reprend la route et on roule vers le pays cathare. Je prends le volant et roule, Dozi avait dit environ 1h de route, donc au bout d’1h15 je commence à trouver le temps long, je suis fatiguée en fait je crois, je râle, puis refile le volant à Dozi. :-)

petit café à la cascade Dietrich

Fleur de fruit de la passion 

feuille d'Eucalyptus Vernet les Bains

spécialités locales 


On arrive finalement au chateau de Quéribus vers 19h. On voudrait le visiter mais l’entrée est payante : 8€, alors on a pas trop envie de payer pour visiter un chateau, d’autant plus que je suis fatiguée, j’ai chaud et faim. On décide d’explorer les parages pour trouver un coin pour poser la tente, et de pique-niquer sur les tables à coté de l’entrée du chateau. On se fait un peu des films en se demandant si on va nous virer à partir de 20h (date de fermeture du chateau), alors on se fait discret (on n’utilise pas le réchaud) en attendant que l’heure passe et on grignote nos victuailles : le bon pâté de cochon noir que l’on a acheté à Font-Romeu, les olives et le fromage, mamamia, délicieux ! avec une petite touche de miel de rhododendron, une tuerie. Une fois qu’on est sur que personne ne va nous virer, on fait cuire le quinoa avec la sauce tomate. Il y a un autre couple de voyageur sur les tables du dessus, on discute un peu avec eux, et on a également la visite d’un autre être vivant, baptisé Mireille : une petite renarde qui vient fouiner et chercher à manger, pas du tout craintif, Dozi lui donne un petit bout de pain. La nuit tombe doucement, on en profite pour aller visiter le chateau (gratis cette fois). On monte tout en haut, il fait très lourd même la nuit. On explore le chateau pendant un petit quart d’heure et on redescend à la voiture, récupère les affaires pour camper et on s’installe en haut, au début du chemin redescendant vers Cucugnan. On installe la tente, on est en nage rien que de gonfler les matelas. On laissera la tente un peu ouverte, tant pis pour les bestioles, il fait vraiment trop chaud. Quelle vue on a : chambre 4 étoiles avec vue sur le château de Quéribus et le Canigou au loin.

repas du soir : pain et bon paté Suivi de fromage et miel

Le jour se couche encore une fois entre fleur et chateau

 notre copine Myreille la renarde 

Un ciel étoilé :-) spot du soir avec vue sur la vallée et le chateau

Chateau de Quéribus Chateau de Quéribus 

Quelle vue, c'est le pied !

 

Vendredi 03 Aout
On se réveille pour le lever du soleil, on déjeune tranquillement à l’ombre et on reprend la route. On décide de se faire un café-croissant (oui on a fait un petit dej léger pour garder un peu de place). Dozi venait souvent bosser dans le coin quand il était sur Perpi, il se rappelle d’une boulangerie dans un petit patelin, donc on retrouve ce patelin : Saint-Paul de Fenouillet et la boulangerie, on s’achète nos viennoiseries, on se prend un café que l’on déguste sur la petite place. On bouge ensuite vers les gorges de Galamus. Il est environ 9h, il y a encore peu de monde a part les personnes venant vers du canyoning. On discute un peu avec un organisateur de canyoning, qui m’interpelle en me demandant où je suis arboriste. Il nous montre l’endroit où descendre si on veut se baigner dans les gorges. On retient, mais pour l’instant, comme tous les matins, on est paré pour un petit footing “exploration”. On descend dans les gorges au niveau de l’ermitage Saint-Antoine de Galamus, ancré dans la roche des gorges, avec le fameux platane. C’est vrai qu’il est magnifique, et l’abbaye construite autour le met en valeur. On passe par une petite grotte et on remonte sur la route des gorges, que l’on longe jusqu’à la fin des gorges, au Moulin de Galamus. puis on repique un petit chemin sur la droite pour remonter dans une petite forêt. Il y a de beaux hêtres, on en profite pour grimper dans un pour ne pas perdre la main, et on continue. On surplombe les gorges, le soleil tape fort. On alterne entre trot et marche dans la montée, puis Dozi m’abandonne en descente (il va trop vite pour moi). Je prends mon temps, pour ne pas me blesser, j’y vais tout doux. On retombe sur la route des gorges pour clore notre tour d’environ 11km. On prend nos affaires et on descend dans les gorges pour piquer-niquer et se rafraichir. Il est 12h30, et il n’y a pas encore trop de monde dans les gorges. On se ravitaille (pates au maquereaux, saucisson) et on se baigne dans les piscines naturelles, fraiches et revigorantes. vers 14h30, d’un coup, plein de monde de partout, beurk.

platane de Galamus Piscines naturelles dans les gorges

Gorges de Galamus En haut de mon hêtre

En pays cathare Piscine de Galamus

Gorges de Galamus : https://connect.garmin.com/modern/activity/2909242678 

On plie bagage et repart vers notre vago. On se prend une petite glace au joli moulin près de la rivière avant de tirer vers Leucate, ça sent la fin tout ça. On retourne à Leucate-Plage pour passer la nuit dans notre petit crique. On marche le long de la mer, mais en fait, on est capout' et on a faim. On est un peu de mauvais poil en plus, il y a trop de monde ici, il fait chaud. On part à la recherche d'un resto, j'ai envie d'une paëlla. On marche le long de la plage et on se pose dans un resto-bar : le Poulpe. Ils se la jouent un peu cosi-bar, avec la musique un peu trop forte. Manque de pot, leur service ne commence qu'à 20h (ils ne veulent pas donner les cartes avant en plus). Là il n'est que 19h, on a la dalle. On s'y pose quand même et on prend un petit cocktail pour passer le temps. On attend finalement pendant 15min qu'un serveur nous demande ce qu'on veut avant de s'avancer au bar pour commander. On voit qu'ils sont vraiment pas affolés, on décide alors de partir à la recherche d'un autre resto, pour manger plus tôt. On rebrousse chemin et on s'attable finalement Chez Ginette, qui nous sert de bonnes assiettes de tapas, rapidement et copieusement. On se prend de la friture de poisson, une salade thaï, un plateau de fromage, des dips de poulet. Bref un festin ! On zappe quand même le dessert, on est trop fatigué et demain on se lève tot. La nuit est tombé, on reprend nos affaires pour dormir sur la plage, pas besoin de grand chose ce soir, la température ne descendra pas en dessous de 28°C cette nuit. Juste un tapis de sol, un oreiller, un peu de rhum en guise de dessert et zou au dodo, face à la mer.

Cocktail au bord de l'eau Chez Ginette à Leucate

Samedi 04 Aout
Samedi de chasser-croiser, on ne refera pas la même erreur. Le réveil sonne à 4h20, on quitte notre jolie plage pour reprendre le volant. Il n'y a pas de bouchons mais quand même déja beaucoup de traffic sur l'autoroute. On sort de l'autoroute et on retourne en Ardèche, encore une escale chez son père. On arrive vers 8h30 à Pont-Saint-Esprit pour flaner dans le marché, se boire un petit thé avec un petit croissant. On commence à avoir nos habitudes en Ardèche, on se refait un bon petit repas le midi au restaurant l'Estivant, à Sauze, les calamars à la plancha et la coupe de glace Ardéchoise ne survivront pas ! L'aprèm, on remonte les gorges, Claire et moi à pied, Dozi et son père en canot, on discute aussi beaucoup, on profite des derniers moments de vacances. 

Canot' dans les Gorges de l'Ardèche  Les gorges de l'Ardèche

Dimanche 05 Aout
Dernier jour de vacances. Après une bonne nuit de sommeil, on se fait un petit footing tous les 4, dans les campagnes bidonnaises et un festin avec les victuailles achetées au marché la veille (un tartare de thon à tomber, des crevettes flambées au rhum). Après ce bon repas, il est temps de rentrer en Haute-Savoie. La route est longue, on a la tête remplie de beaux souvenirs de paysages, c'est ça le principal. 

 

Tracé de notre périple catalan

Petite carte détaillée de notre périple (violet : vago, vert : à pied, bleu clair : en stop)

 

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A quand les prochaines vacances ?