Après de jolies vacances dans les Pyrénées, c’est la reprise du boulot, dur dur !

Puis le week-end :-)

Je pioche à nouveau dans le bouquin de Nicolas pour me planifier un week-end full valaisan. Je choisis les balades les plus éloignées, je n’aurai pas toujours l’occasion de faire un week-end complet donc autant faire celles qui sont à environ 3h de route pour ne pas les faire en une journée.
Je propose à Dozi et il me dit qu’il est toujours partant pour ce genre d’aventure. On prend donc son vago et samedi matin à 7h, on part pour le Valais, direction Saas-Almagell. On reprend la longue route jusqu’à Saint-Gingolf, Martigny, Sion, on pousse encore dans la vallée du Rhône, Sierre (demain c’est Sierre-Zinal d’ailleurs), puis on bifurque en direction de Zermatt et Saas-Fee pour atteindre Saas-Almagell, quasiment au bout de la vallée. On trouve le fameux parking “Zermeiggern” et on se pose pour un petit moment café-croissant et on réalise que le parking est payant et que je n’ai qu’un billet de 100CHF. Demi-tour, on traine dans la supérette de la ville et on achète une soupe instantanée et un paquet de petit beurre Ovomaltine (d’la Dynamite !) pour faire de la monnaie. On retourne au parking, se prépare, on oublie pas de mettre la fameuse monnaie dans l’horodateur et c’est parti pour une belle balade, il est déjà 11h.

mes petits pains Café-croissant

Au départ de Zermeiggern 

On suit la direction “Almageller Furgg” et on s’engage dans un petit chemin qui monte en douceur dans une forêt de pins et de mélèzes, le long d’une jolie rivière, la Saaser Vispa. On pourrait courir mais je suis encore très fatiguée en ce moment donc on profite simplement du cadre en marchant à allure régulière pendant environ 2km pour atteindre la Furggtälli Valley. Dozi me fait quelques cours d’arboriste, il dit que c’est marrant comme les mélèzes s’adaptent à l’environnement, ils n’ont plus du tout une architecture de mélèzes, on voit qu’ils subissent la neige, ils sont robustes du tronc. Bref la vallée est super jolie, il y a quelques petits chalets devant et sur le flan gauche, un petit pont. Ce n’est pas trop indiqué s’il faut traverser la rivière ou non, on décide de suivre les marques jaunes de randonnées et on traverse, mais on se rendra compte que les deux rives sont possibles. On remonte doucement dans cette vallée pendant 8km pour atteindre le col d’Antronapass. Les mélèzes se font de plus en plus rares, mais il y a encore pas mal de végétation, des petites touffes d’herbes et les belles fleurs violettes qui bordent la rivière que l’on suit. Après avoir croisé un troupeau de vaches noires, on fait la rencontre de deux chevaux (ça fait un peu bizarre de voir des chevaux posés dans la montagne), on les caresse, ils veulent nous manger !

dans les forêts valaisannes  En arrivant dans la Furggtälli valley

en longeant la Saaser Vispa Montée au col d'Antronapass

 Et on reprend notre petit chemin. Au fur et à mesure, la végétation disparait et laisse place à un paysage de plus en plus rocailleux. On aperçoit des névés et après un dernier névé et une dernière petite montée on atteint le col d’Antronapass, à 2800m. Je vous ai dis que j’avais vraiment pas de force ces derniers temps ? J’ai peiné dans cette petite montée de 10km-1000m+. J’en ai même eu la tête qui tournait. Je dis à Dozi que si je me blesse pas aujourd’hui c’est que j’aurai vraiment assuré. Et j’aurais peut-être du me taire plutôt que de dire ça. 
On se fait une pause au sommet et on admire la vue. La vallée de Furgg derrière nous, les sommets (Jazzihorn et Stellihorn) sur la droite et l’Italie droit devant. Au col, on est pile à la frontière Suisse-Italie. On mange un des mes petits pains qu’on a fait la veille : celui au miel-noisette, il est pas mal malgré le fait que la moitié de la garniture (de la pâte à tartiner miel-noisette) s’est fait la malle pendant la cuisson. On grignote 1-2 barres en prime et on reprend notre route. J’ai toujours un peu la tête qui tourne mais ça passera ensuite.

Salut les vaches ! et les chevaux

Quand on regarde en arrière, magnifique vallée 

dernière ligne droite avant le col col d'Antronapass, à la frontière italienne

 On reprend quelques mètres de dénivelé en montant à quasi 3100m pour atteindre le Jazzilücke, un autre col avec des jolis blocs de pierres penchées lisses. On s’amuse à y monter quasi tout en haut, c’est grisant et joli ! On prend quelques photos et on s’ébahit face à la vallée d'Ofental qui se dévoile devant nous, avec les glaciers tout au fond, quelques petits lacs d’un bleu glacial par çi par là, et un petit chemin. C’est beau !

Vue sur l'Italie au Jazzilucke rock !

Et on attaque la descente. On alterne marche et trotte tout tranquillement, je ne veux pas me blesser aujourd’hui, on a encore une belle journée demain. Comme pendant la sortie au Val d’Hérens, c’est encore un beau parcours de trail où le terrain est relativement roulant malgré les cailloux. Donc on trotte tranquillement, je fais attention mais apparement pas assez, une seconde d'innattention et paf, comme dirait ma petite nièce Anoa, j'ai rencontré un boom-aïe, ici, un caillou, qui, quand tu le rencontres, fait boom puis aïe. La cheville gauche part d'un coté, mon corps de l'autre et je me retrouve à terre à pleurer ma douleur. Bon juste une petite larme de rien du tout mais quand même ça sonne. Je reste à terre quelques minutes, Dozi m'enlève la basket, ça ne gonfle pas de suite, tant mieux. On se rechausse et de toute façon, on n'a pas le choix, il faut au moins atteindre le lac de Mattmark, que l'on ne voit pas encore pour l'instant. Depuis le lac, si ça ne va pas mieux, je peux envoyer Dozi en éclaireur aller chercher la voiture et venir me chercher. On continue donc le chemin en marchant très doucement et on commence à apercevoir ce joli lac barrage. Waouh cette couleur bleu glacé est magnifique, même si la douleur atténue un peu le plaisir de la vue. Je vois au loin le barrage qui signale le début de la route, il a l'air proche mais on met une éternité à l'atteindre. J'arrive à marcher, mais c'est douloureux et je compense fortement sur ma jambe droite.

Une nouvelle vallée s'ouvre à nous Ofental

lac de Mattmark entre fleur et barrage, nature et construction

Barrage de Mattmark 

On arrive au lac, je quémande une pause et on mange le deuxieme petit pain, à l'ail et au romarin cette fois. Je pourrais dire à Dozi d'aller chercher la voiture mais je sais pas c'est con, mais j'ai envie de continuer. J'ai envie de boucler ma balade, même si c'est un peu débile de tirer sur cette cheville endolorie. En plus j'ai qu'une hate c'est d'arriver à la voiture. On profite quand même de la belle vue sur le lac et le glacier de l'Allalin qui s'écoule dans la vallée et se jeter dans la rivière Saaser Vispa. On descend la vallée par les petits chemins, la végétation refait surface et les mélèzes reviennent, nous bercent. Je marche, je marche, la cheville de plus en plus douloureuse, j'ai hate d'arriver. 

Descente dans la vallée  On retrouve les mélèzes

Au bout de 24km, nous y voilà, enfin, après avoir croisé de jolis ânes à la croix de Saint-André, ils sont trop beaux, surtout le petit qui a du mal à tenir debout dans la pente en dévers. Je suis complètement shooté avec la douleur et la fatigue mais je me force quand même à me glisser au bord de la rivière pour une bonne séance de cryothérapie dans l'eau à 7°C. C'est tellement froid que les orteils crient et disent "Mais arrête t'es folle !" alors j'y plonge seulement la cheville, en mode fractionné, un peu dehors, un peu dedans. Au bout d'un moment j'en ai marre, Dozi nous prépare un petit repas en mode double-Doz puisqu'on a quasiment pas mangé le midi. On commence avec ses restes de riz-poulet, puis du riz avec de la sauce chèvre-épinards, du jambon cru et on dégomme la boite de petit-beurre Ovomaltine, huum !

joli âne à la croix de Saint-André Cryothérapie dans la Saaser Vispa

mes biscuits à la farine de châtaigne  Ovomaltine, c'est d'la Dynamite !

Après ce bon repas revigorant, on redescend dans la vallée du Rhône et on trouve une petite route cul-de-sac en haut de Raron pour poser le vago et se faire une bonne nuit (pendant laquelle la cheville tiraille à mort : note pour plus tard, toujours avoir un peu d'arnica dans la trousse de secours dans la voiture).

C'est raté pour le week-end choc, on abandonne l'idée de faire la balade du coté de Simplon le lendemain, je ne peux même pas poser le pied. Mais au moins, ça me permettra de me reposer quelques temps.

bivouac au dessus de Raron Aïe Aïe Aïe

Lien Garmin : https://connect.garmin.com/modern/activity/2926422447

Relive : https://www.relive.cc/view/1767113845

 

Arolla - parcours Arolla - topo

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