Le Snow Trail de l’Ubaye m’a vraiment réconforté avec les trails blancs. Je trouvais cela trop difficile, trop traumatisant pour le corps mais j’ai réalisé que si on le prend à la cool en mode balade, c’est en fait un pur plaisir (si tant est qu’il y a un minimum de neige). Donc au lieu de m’inscrire sur le Trail des Carbornis que j’avais sélectionné le 3 mars, je décide de m’inscrire sur le Trail blanc des Diablerets


Après un week-end ressourçant chez Papa Maman, la routine boulot reprend, avec une petite motivation en moins quand mon collègue Robin n’est pas là, je suis un peu perdue parfois. Robin arrête de skier et reviens bosser ! Le week-end est donc en mode repos, avec un petit tour de vélo le samedi, faire coucou à ma sœur et apporte son cadeau à ma petite nièce Anoa, faire quelques essais culinaires, (pas forcément réussi) : j’ai fais des genres de pancakes à la farine de coco, je contre-visite un appart que j’aimerais acheter, m'octroie une petite pause thé avec Nata dans le joli magasin bio/vrac La vie selon Gaïa... Le dimanche, petit tour en nature avec Dozi au Forchat. D’un rythme très lent, il m’explique (ou essaie) la nature, reconnaitre les arbres, les différences entre les hêtres, les saules, les érables. Il m’explique que les arbres qui gardent leurs feuilles sont dit marcescents. On profite tout simplement du paysage, tapis marron au sol, aiguilles blanchies dans les arbres, c’est magnifique. On aperçoit même un petit groupe de chamois. Petit passage verglacé dans la descente, je me retrouve le cul par terre (le début d’une longue série tout au cours des jours qui arrivent). Bref une sortie simple mais belle, ressourçante !

 un bon gouté entre soeurs chez La Vie selon Gaïa 

la forêt magique leçon du jour : reconnaitre les hêtres Les vergetures des arbres 

Pour clore ce joli week-end, je prends le vélo pour aller admirer le coucher de soleil et prendre des photos du froid glacial qui s'installe.

Coucher de soleil à Corzent Le grand froid est là

Dans toute sa splendeur Thonon se couche

La semaine qui suit fut également bien mouvementée : un vent a décorner des bœufs, un froid glacial qui empêchent la navigation des bateaux, 15cm de neige fraîche jeudi, un vélo qui crève dans la neige. Une semaine peu commune et un peu fatiguante moralement à ne pas savoir si je vais pouvoir rentrer dormir chez moi, si les chemins sont déneigés etc... Bref le vendredi arrive et mes parents aussi ! On se fait de bonnes pizzas chez Pizza Fresca en se racontant les nouvelles après avoir visiter deux appartements pas très convainquants (ce qui renforce mon envie de prendre celui qui me plaît).

On rentre du boulot !

Coucher de soleil à travers les vitres glacées du bateau


Samedi c’est réveil à 6:30 naturellement, je tire maman du lit, on déjeune ensemble puis ils partent aider ma sœur à déménager. De mon côté, je me prépare pour le trail, ils sont bizarres en Suisse, ils font le trail le samedi à 14h. Pourquoi pas remarque, mais j’ai pas l’habitude. Seule à la maison, je prépare mes affaires mais n’ai envie de rien à part manger. Je mange donc, mon repas de midi à 10h15, du riz avec du poisson, de l’avocat avec du pain (tellement bon), je dégomme la fin de la baguette quoi... histoire d’être bien légère pour la course ! Je voulais prendre ma voiture mais je crois le mois sans m’en servir l’a un peu tuée, elle démarre plus. Dozi passe alors me chercher et on y a va avec son petit camion. On passe à Fréquence Bio en partant et on fait le plein de bonnes choses pour le trajet : les CroustyRoll (genre de cracotte choco-noisette qui déchire) et des galettes de riz nappage chocolat blanc orange ! Le trajet passe vite avec Dozi, on est deux pipelettes, à se raconter tout et n’importe quoi. Je l’interroge sur tous les arbres que l’on croise, j’ajoute à ma collection quelques variétés de cèdres (du Liban, de l’Atlas, de l’Himalaya) et le fameux désespoir du singe (ils peuvent y monter mais se font mal s’ils veulent descendre).

Trop bon les croustyRoll

C’est comme ça qu’on arrive aux Diablerets autour des 13h, on galère un peu pour trouver une place pour se garer puis on rentre dans la salle de congrès, il y a du monde avec la course de ski alpi en même temps. On retire notre dossard (il est super joli) et le cadeau de participation : un bonnet craft noir et on retourne à la voiture pour se changer. Côté température, il fait relativement bon : 2°C. Donc côté fringues, je décide de mettre un débardeur, mon tee shirt longue manche de l’Allingeoise et mon kway Cimalp vu qu’il devrait neiger ou pleuvoir tout le long. En bas, j’opte pour mon sous collant Hummel en dessous de mon habituel collant Adidas, et mes nouvelles chaussettes étanches avant de chausser mes Akasha que j’ai adoptée. Je prends aussi au cas ou un sous pull dans le sac. 13h45, il est temps de se rendre au point de départ, un dernier pipi et on écoute le speaker qui a du mal à se faire entendre. Cet accent valaisan me fait vraiment rire ! Ça change d’il y a deux semaines avec l’accent chantant du Sud.

trop classe le dossard

C'est parti !

Voilà, après quelques minutes, le départ est donné. On est au tout début de la file avec Dozi donc je me fais pas mal doubler sur le premier kilomètre. Je ne suis pas échauffée et j’ai décidé de prendre cette course en mode balade alors je me gère, pars tranquille surtout que la neige est un peu dure pour y courir pour l’instant. Au bout de 300m, on passe dans un sous bois et là je me rends compte que j’ai vraiment de la chance d’être ici et de pouvoir courir, alors je profite d’autant plus. Je me sens vraiment bien, je déroule les jambes sur la partie de route avant de repartir dans de jolis petits chemins. La montée commence gentillement et les gens n’avancent pas très vite mais c’est impossible de doubler alors je me dis qu’au moins ça m’économise pour après et suis le rythme. Le chemin vallonne et on traverse la rivière (le Dar?) en passant sur les pierres, c’est sympa, merci les chaussettes étanches. Et on reste sur un joli petit chemin qui longe cette rivière. On retourne dans la forêt et on passe le premier ravito au bout de 5km, sous un petit abri de bois. Je pique un morceau de barre céréales et repars sans m’arrêter. Ça monte encore mais c’est moins pentu que lors du trail de l’Ubaye, j’arrive quasiment à courir tout le long avec quelques pauses de marche quand on s’enfonce trop dans la neige. Je rattrape quelques mecs comme ça, je ne sais pas en quelle position mais je m’en fous un peu tellement je me sens bien. On arrive au bout de cette première portion montante vers le 10ème kilomètre et on rejoint la piste de luge des Diablerets. Les bénévoles nous indique un petit chemin qui surplombe la piste sur la droite et on attaque la descente.

sur les chemins en forêt A la queue leu leu

On traverse la rivière

Généralement, je n'aime pas trop les descentes, j’ai toujours peur de me faire mal, mais là, j’ai surkiffé ! La pente n’était pas trop raide, la neige relativement poudreuse, je me mets donc en mode "Ecartez vous ma mie" des Visiteurs, je dévale tout en contrôlant, je prends un énorme plaisir à courir sur ces quelques kilomètres de descente poudreuse dans le petit bois avec quelques petits passages de relance. Ensuite la descente devient un peu plus pentue et moins enneigée, je suis plus sur la retenue. Au 13ème kilomètre, finie la descente, on rejoint une route enneigée qui remonte le long la piste de luge. Donc nous on remonte cette piste en courant en regardant les gens descendre en luge. (mais secrètement ça me dérange pas car je sais que la semaine prochaine, c'est moi qui descendrai cette piste de luge à la lueur des étoiles dans le ciel). Ça monte doucement mais je garde ma petite allure de trot jusqu’en haut puis c’est reparti pour un petit passage de descente, toujours dans la forêt, c’est toujours aussi magnifique et je suis quasi seule avec un mec en vue au loin devant. On arrive au second ravito, je pique encore des barres céréales et continue mon petit bonhomme de chemin, jusqu’à descendre en bas de la station, au hameau de Vers l'Eglise. On continue sur du quasi plat mais j’ai le coup de mou qui arrive, enfin plutôt mon coup de ventre. Des points de côtés qui arrivent, la douleur ne va pas tarder, je le sens, je le sais. J’essaie de bien respirer mais ça vient. On est au 18ème kilomètre donc je suis quand même sereine. Même si j’ai mal, je vais réussir à gérer la fin sans trop souffrir. Du plat, du plat, j’ai du mal à avoir un rythme correct mais je me rapproche quand même du mec devant moi et il n’y a personne à l’horizon derrière. Une petite montée pour rejoindre une église, j’ai une grosse barre qui me tord le ventre et décide de marcher en applicant ma nouvelle technique, deux doigts dans la gorge et un peu d’air qui ressort de l’estomac. Ça va un peu mieux, je repars et la douleur revient 5min après alors je recommence. Je rattrape finalement le mec devant moi et on arrive tranquillement à Ormont-Dessus, point de départ et d'arrivée du trail. Les gens nous encouragent et je franchis la ligne d’arrivée en 2h43min, 3ème femme.

Trail blanc ça c'est sur

jolie forêt

Dozi m’attend à l’arrivée, il est tombé plusieurs fois dans la descente, pour une fois que c’est pas moi. On se boit un petit thé puis on va se réchauffer à l’intérieur de la salle des congrès. On discute de la course et on se prend une petite douche pour être au sec. En l’attendant je vais me faire masser, ça fait trop du bien. Mais à cause de ce massage et un manque de communication, Dozi me cherche partout (oops) et je rate même le podium scratch (2ème oops). On se retrouve quand même et le massage fini, on descend pour prendre notre repas (oui oui à 18h) et assister à la remise des prix par catégories. Je gagne des bons d’achat pour des magasins aux Diablerets et des chaînes à mettre aux baskets quand il y a du verglas. On se fait un petit festin : de la viande en sauce, de la purée, des carottes, du pain et une poire au chocolat avec un bon petit thé pour accompagner tout ça. C’est pas l’tout mais faut aussi rentrer sur Thonon, on se finit avec les galettes de riz chocolat blanc-orange sur un son de Shania Twain tout en papotant dans la voiture. Arrivée à Thonon, on ne s'arrête pas, j’enchaîne sur la soirée de départ de Nata qui a enfin trouvé un appart et invite toute la famille au resto indien le Shalimar, hum on s’est régalé !

 après l'effort, le réconfort ! Souvenirs des Diablerets  Les Diablerets La nuit tombe sur les Diablerets

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