Je pensais que le Défi de Fort l’Ecluse serait la dernière course de l’année mais finalement en trainant sur le groupe Léman Trail de Facebook et sur le site de CourzyVite, j’ai appris qu’il existait un petit trail blanc le week-end du 17 décembre près d'Albertville et je me suis laissé tenter.

Le week-end d’après Fort l’Ecluse, je suis allée à la découverte du Môle avec mon pote Julien. J'étais en week-end monodiète de pommes, donc je n'avais pas beaucoup de force et il y avait pas mal de neige à partir de 1200m donc ce ne fut pas une balade très facile. J'avançais difficilement jusqu’au sommet et il y faisait tellement froid qu’on n'a pas tardé : une petite photo et on redescend. J’avais emmené les pelles et Julien les a portées toute la montée pour qu’on puisse s’éclater ensuite dans la descente. On a trouvé un endroit vraiment marrant pour descendre avec, au risque d’être trempés et d’avoir vraiment froid, mais en tout cas on s'est bien amusé. Au final, ce fut quand même une belle balade dans la neige : 15km, 1400m+ en 3h00. Ça mérite bien une ou deux pommes en récup’ ! 

Le Môle tout là haut Vue du Môle

Le Môle avec Julien

Le week-end d’après, pour mes 27 ans, je descends chez Papa-Maman dans les Alpes de Haute-Provence, aux Mées, dès le jeudi et continue sur jusqu'à Marseille le vendredi pour mon rendez-vous avec un chirurgien spécialiste du pied. J'aimerais avoir son avis sur ce qui est possible de faire pour réparer ma cheville. Au final, il me prescrit un nouvel examen : une scintigraphie, donc c'est encore en stand-by. Je revois des amis au passage : je mange avec Thibaud le vendredi midi, dors chez Elo le soir et vais faire un footing à Luminy avec Guillaume samedi matin. Moi qui m'imaginais un footing sous le soleil dans les calanques, on est un peu surpris en voyant la neige se poser et tenir petit à petit sur les chemins. Pendant mes 5 années à Marseille, il n’a jamais neigé autant que ce matin ! Je rentre ensuite chez mes parents, on se fait un bon resto (La Marmite du Pêcheur) et un joli footing sur les Pénitents des Mées avec maman le dimanche matin. Je rentre ensuite en voiture jusqu'à Thonon et me trouve un nouveau défi pendant la route. J'ai souvent fait le trajet Haute-Savoie => Alpes de Haute-Provence, passant entre les montagnes de Chambéry, Grenoble, Col de la Croix Haute. Ainsi, mon prochain défi, si j'arrive à le concrétiser, sera de descendre de Thonon à Digne en courant, sur plusieurs jours bien sûr, avec papa et maman en assistance et accompagnateurs. Le défi est lancé, j'ai déja commencé à planifier mon itinéraire sur ViewRanger. Si vous habitez sur ce trajet, je suis ouverte à toutes idées d'itinéraires, ou proposition de logement !

27 ans

Footing de retrouvailles Luminy dans la neige Morgiou dans la neige Sugiton enneigé

 Maman sur les Pénitents Vue sur la Durance Les pénitents

Le week-end d’après, il fait vraiment un temps pourri, il y a de la neige dans les montagnes, aucune course qui me tente, j’en profite pour me reposer un peu, m'aère quand même un peu la tête avec un petit tour de vélo en pays d’Évian, une soirée avec mes sœurs pour nos anniversaires et une petite séance natation le dimanche.

La neige est toujours présente, de plus en plus d'ailleurs, mais le week-end qui suit doit être relativement calme niveau précipitation. La météo des Saisies pour dimanche annonce un petit soleil sous des températures de -8°C. J’attends quand même le vendredi aprèm et décide de m’inscrire malgré les deux heures de route pour m'y rendre. Après une fin de semaine assez fatiguante: bateau annulé à cause du vent, je dois prendre la voiture et mets deux heures pour aller au boulot, suivi de la fameuse soirée de Noël au MAD avec un open-bar pendant 4h, et on enchaine ensuite sur une journée de boulot et un retour en voiture. Je décide quand même d’aller nager un petit coup samedi pour me détendre le corps, et après un bon repas de pâtes made in Sapori d’Italia je vais dormir, prête pour le dernier dossard de 2017.

Dimanche, réveil à 5:40, comme en semaine quoi, on ne change pas un horaire qui gagne. Je déjeune rapidement et décolle de la maison à 6h pour arriver autour des 8h à la station des Saisies. Il y a de plus en plus de neige sur les bords de la route, mais la route en elle même est assez accessible. Heureusement quand même que j’ai mes pneus hivers. Je suis prudente et avance doucement mais sûrement. Je me gare et me réfugie dans le gymnase pour récupérer mon dossard, avec des lunettes et un bon d'achat de 20% (pour 100€) dans le magasin Terre de Running d’Albertville. Je reste au chaud en attendant de me mettre en tenue, il fait environ -8°C, je décide de mettre une couche en plus de d’habitude : débardeur, tee-shirt et ma veste rose CimAlp. Je prends mon camelback et glisse ma veste coupe-vent dedans au cas où. Et je mets mon bandeau du Trail Semnoz Tour sur les oreilles avec mon tour du cou Uglow du Fort l’Ecluse qui va bien avec mon pull. Je m’échauffe un peu dehors, j’ai déjà les pieds gelés. On s’attroupe autour de l’arche mais le départ est repoussé de 20 bonnes minutes. On se réfugie tous à l’intérieur, j'en profite pour refaire un pipi, puis vers 9h20, le départ est donné après quelques consignes de sécurité et description de la course.

Arrivée aux Saisies Concours de déguisement? Les power rangers !

C’est parti, tout le monde part à fond comme d’hab mais on va vite déchanter. C’est super dur de courir sur cette neige. Presque tout le parcours s’effectue sur les pistes damnées mais piste damnées ne veut pas forcément dire facile ! On s’enfonce pas mal, et parfois tu t'enfonces un peu, d'autres fois tu t'enfonces moins donc tu sais jamais trop comment va se passer la prochaine foulée et chaque pas demande un effort double comparé à un sol sans neige. Dès le début je sens que ça va être dur et que je vais me trainer. Tant pis, je prends mon mal en patience et essaye quand même de courir plus ou moins efficacement. Je double quelques filles et continue mon chemin. Après un kilomètre pour nous mettre dans l’ambiance, on commence la première montée. En soi elle n’est pas très compliquée : 400m de dénivelé sur 3km, facile ! Sauf dans la neige. T’as l’impression que c’est pas pentue mais t’arrives quand même pas à courir efficacement : tu te rends compte que tu vas plus vite en marchant. Donc j’alterne, j’essaie de courir un peu puis marche, beaucoup font ça aussi, je rattrape et double quelques mecs mais pas tant que ça. Le paysage est magnifique, le soleil n’est pas vraiment au rendez-vous mais ce n’est pas dans le brouillard, on voit la station en contre bas et les belles montagnes que je ne connais pas. Il y a même une petite touche de soleil qui illumine une montagne sur la gauche, trop joli, j’en profite pour faire quelques photos mais avec ce froid, l’objectif est humide et beaucoup de photos sont floues et ratées. Et il commence à faire vraiment frisquet ici, avec ce petit vent. Tant pis pour le ridicule, j’enfile la super capuche de mon pull, tellement enveloppante que l’air frais ne passe plus, mais j’ai vraiment une tête de con avec ! J’arrive enfin en haut de cette première bosse, on m’annonce 2ème femme, c’est bien si j’arrive à garder cette place, je n’ai pas du tout vu la première de toute façon. Je m’arrête au ravito pour manger quelques petits biscuits et un bout de banane congelée. C’est la première course où je m’arrête à un ravito au bout de 4km.

C'est parti dans la neige Le long des télésièges

Les Saisies s'éloignent Petite fenêtre de soleil au long

Vue sur les montagnes

Et j’attaque la descente, je m’amuse bien, laisse dérouler mes jambes dans cette jolie neige, c’est une des courses où je préfèrerai la descente à la montée pour une fois. On se refait pointer à la fin de la descente puis on repart sur du plus ou moins plat, toujours autant galère à courir. Je jette un regard en arrière et vois deux filles vraiment pas loin qui se tirent la bourre dans la fin de la descente. Ça me booste un peu pour accélérer et ne rien lacher. J’essaie de boire mais l’eau a gelé dans mon tuyau du camelback. Bravo Lou, déja que tu as quelques kilos en trop en ce moment, tu te portes en plus 1kg d’eau, tout ça pour ne pas réussir à la boire. Je le saurai pour les prochaines fois où je cours à -10°C. Tant pis pour aujourd'hui, il va falloir faire sans eau. On continue, on est un petit groupe de 4, on se motive en silence pour continuer à courir, et on rejoint la station des Saisies. On se fait doubler par le premier du 10km, ça a l’air tellement facile quand on le regarde. Juste en arrivant à la station, le deuxième me double, il a l’air de souffrir un peu plus quand même mais c’est terminé pour lui. Je m’arrête un peu au ravito pour boire et grignotter et je repars rapidement. C’est super agréable de courir sur du sol qui ne s’enfonce pas. Mais ça ne dure pas. On retourne dans la neige et on rattaque la deuxième bosse, je trouve un petit rythme de trot et ça avance doucement. On retourne sur les pistes de ski, on croise des skieurs, qui nous regardent vraiment bizarrement, j’avoue que je me demande un peu ce que je fous là, à courir sur les pistes plutôt que skier. Mais c’est ça que j’aime, courir ! Donc je me plains pas, mange de nouveau un petit gâteau et marche jusqu’en haut de la belle montée de plus en plus pentue. Puis on redescend un peu de l’autre côté de la vallée. On croise des gens, on dit bonjour et on atteint le dernier ravito. Je rebois un peu d’eau, repique du chocolat et continue sur la dernière bosse de la course, je rattrape quelques mecs, puis c’est parti pour la dernière descente, toujours sur les pistes, qui se remplissent de plus en plus. Petit cadeau de l’organisation, ils nous font passer dans une zone de hors-piste. Heureusement qu’une trentaine de mecs sont déjà passés avant moi, ils ont créés une tranchée, de 50cm de large, haute d’environ 1m. Je fais le cabri, à la mode « écartez-vous ma mie » du film culte Les Visiteurs (c'est un délire de famille, ne cherchez pas à comprendre!), et j’arrive à descendre sans trop de casse (comparé à un mec devant qui n’arrête pas de tomber). N’empêche que ça fatigue bien les jambes, je commence à être vraiment cuite. On retrouve encore la piste mais ce n’est toujours pas plus facile d’y courir, il faut vraiment rester lucide pour assurer chacun des pas pour ne pas se tordre une cheville ou un genou. On passe devant la forêt des Elfes (petit passage qui a l'air sympathique en ski) puis on entend le micro du speaker, ça veut dire que la fin approche. Pourtant on n’est qu’à 15km. Ils nous avaient prévenu que le parcours était raccourci mais ils ne pouvaient pas nous dire de combien de kilomètres. C’est un peu une feinte, on croit que c'est fini mais en fait on refait un petit tour autour de la station. Je suis en galère pour courir, alterne avec la marche, je rejoins la piste de luge devant laquelle on est passé tout à l’heure et là je sais que c’est la fin. On retrouve le sol dur, qui permet de dérouler sur les 40 derniers mètres, c’est agréable. Voilà, les 16.6km sont bouclé en 2h33. Je suis bien deuxième femme, la première est arrivée en 2h00, elle me met 30’ dans la vue, waouh, ça fait mal !

Merci pour le ravito ! Petit passage hors piste

La Forêt des Elfes

Je vais vite me changer avant de squatter un peu le ravito, je prends un ballisto, quelques papillotes, un thé et rentre à l’intérieur du gymnase. Et là, surprise, je vois un vendeur de vin, mais pas vraiment n’importe lequel, juste le vendeur de vin - meilleur trailer du moment : François D’Haene. J’avoue que je suis plus du genre à avoir des idoles. N'empêche que tous ces champions, je les admire pour ce qu’ils font et surtout pour leur capacité à rester eux-mêmes sans prendre trop la grosse tête. Et c’est sur que de le voir juste là, à faire déguster son vin, c’est une belle surprise alors autant en profiter. Je m’approche (comme beaucoup de monde d’ailleurs), attends qu’il soit dispo et il m’explique ses différents vins et me les fait goûter. J’aime pas trop le premier, il est vraiment trop léger pour du rouge, mais les deux suivants (le Calvaire et le Chêne) sont vraiment bons. Au final aujourd’hui avec cette poche à eau gelée et la dégustation de vin, j’ai surement bu plus de vin que d’eau ! Je n’ai pas beaucoup de cash sur moi mais lui prends deux bouteilles du Calvaire. Même si je ne bois pas de vin toute seule, quand les parents sont là, on en descend quand même quelques bouteilles et avec les fêtes de Noël, encore plus. Je prends ensuite mon repas, joli menu : terrine de poisson en entrée, cuisse de canard confit et riz avec une sauce au porto et de la bûche glacée au chocolat en dessert. Je crois que c’est un des plus beau et bon repas d’après course ! Je dégomme tout, puis décide d’aller à l’espace aquatique : avec la course, on a une entrée gratuite. La remise des prix est dans une heure donc j’ai le temps de barboter un peu dans l’eau, m’amuser dans la rivière de courant et me délasser dans les jaccuzzi. Mais l’eau n’est pas si chaude que ça pour rester statique dans un jacuzzi (30°C) alors je ne tarde pas et préfère prendre une bonne douche bien chaude. Je suis de retour dans le gymnase pour la remise des prix. Je gagne un bon d’achat de 15€ à Terre de Running (il y en a un à Albertville et un vient d’ouvrir à Thonon, j'espère que le bon y sera valable) et un bonnet bleu franchement pas très beau... mais bon, comme on dit, l’important c’est de participer. J'assiste à la remise des prix jusqu’au bout et repars de la station, direction Ugine pour faire un petit coucou à ma copine Cha, puis je rentre à la maison et regarde les deux dernières minutes de la finale du mondial féminin de Hand: France-Norvège. Les françaises gagnent et deviennent championnes du monde, Bravo !

Boire un verre avec François D'Haene, check ! Le Calvaire de D'Haene

Menu de Noël Sympa le repas de Noël

Bonne bouffe au chaud

Souvenirs des Saisies

 

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