Après ces belles vacances aux Canaries, je passe un week-end de 3 jours assez difficile, en me demandant ce que je fous ici... La reprise du travail m’a ensuite bien aidé à reprendre mes marques dans ma petit routine. Et ce week-end, c’est sûrement la dernière course de l’année et c’est en famille qu’on y participe. Papa et Maman remontent du Sud pour passer quelques jours en Haute-Savoie et participer à ce Défi de Fort l’Ecluse qui a un peu tapé dans l’œil de Maman quand je leur ai fait lire la jolie présentation de la course faite par François. Nata et Vaness sont aussi inscrites mais ne courront finalement pas. Une chute en trottinette pour la première et un manque de forme pour la seconde. C’est dommage mais ce n’est que parti remise.

Vendredi soir c’est les retrouvailles avec Papa Maman, je leur fais mon blog à l'oral en passant les photos des Canaries, ils me racontent leurs péripéties pour trouver un terrain ou une maison là-bas. Le samedi, c’est bricolage avec papa qui est "Monsieur étagère". On fait des courses le matin pour acheter 2 planches et ensemble (bon ok c'est principalement lui qui a tout fait, moi j'ai juste regardé et donné un coup de main), on me redesign ma cuisine en ajoutant une jolie étagère en haut pour poser tous mes jolis bocaux, une planche plan de travail sur mesure pour faire un genre de plan de travail sur l'évier et encore une autre étagère. Le soir c’est pasta party avec des tagliatelles fraîches et la sauce bolognaise maison de Sapori d’Italia, pas données mais succulentes.

Papa Bricolo ! Du sur mesure s'il vous plait !

cuisine toute neuve ! Repas Made in Italia

Dimanche matin, je me réveille un peu avant 6h et pars chercher du pain pour le petit déjeuner. Chez les Götz, le petit déjeuner c’est sacré ! On récupère les filles en partant, même si elles courrent pas, elles viennent quand même nous encourager. On est la famille pipi, petite pause obligé avant d’arriver à Fort l’Ecluse, j’en profite pour essayer mon nouveau gadget que Vaness m’a fait découvrir : le pisse-debout ! C’est con mais c’est super utile. Ça fait comme un entonoir en forme de kekette, donc tu peux faire pipi debout comme les hommes, mais surtout sans avoir besoin de baisser tson pantalon et d’avoir les fesses à l’air ! Au début ça fait vraiment bizarre de faire pipi debout, c’est assez marrant mais surtout très pratique, surtout pour certaines courses où tu as envie de faire pipi avant de partir mais qu'il n'y a aucun coin vraiment caché pour te poser.  

En voiture ! Pisse-debout !

Bref on arrive à Fort l’Ecluse vers 9h, on se gare facilement sur le deuxième parking et on descend récupérer nos dossards. On a un cadeau tour de cou rose violet c’est joli, j’en avais pas de cette couleur. Un petit pipi et on attend le départ en regardant les danseurs et musiciens brésiliens du groupe Sambaloelek. On s’échauffe au rythme des tam tam, c’est sympa comme ambiance et original comme échauffement. Il se met à pleuvoir et il fait frisquet, les ex-mahorais sont congelés et se demandent ce qu'ils foutent là. Moi ça fait bien longtemps que je ne me pose même plus la question, qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige, je suis généralement toujours heureuse de prendre le départ d'une course. Tout le monde se regroupe donc on suppose que le départ est ici. François est au micro, il annonce le parcours, les favoris et lance le compte à rebours. 3,2,1, c’est parti !

La famille foldingue ! 23800258_10212292231994778_2803759928284669950_o

On part en descente sur environ 500m, on passe à coté d’un champs avec un poney tout fou, ça nous fait penser à Nata. Puis on attaque le début de la première montée, jusqu’au 4ème kilomètre, entrecoupée de portions plates. Je double quelques filles et prends mon petit rythme. On arrive à un carrefour d’une route, François au micro, encore, il se dédouble pour être à plusieurs endroits en même temps ? Il m’annonce 5ème à côté d’une Béatrice qui me rattrape et qui me doublera quand je me mettrai à marcher dans la montée qui suit. Je n’ai pas la force de suivre et de courir dans cette montée, elle a l’air facile en plus. C’est pas grave. Je continue ma route, redouble une autre fille quelques mètres plus loin, puis j’arrive à la fin de cette belle première montée. J’arrive quand même à me choper un point de côté, alors ramasse mon petit caillou pour la course. (Je commence à avoir une collection de cailloux point de côté chez moi !) Vient ensuite une belle descente, très roulante et pas trop pentue, sur du chemin puis dans l'herbe, donc je peux dérouler sans trop d’effort, c’est agréable, avec une petite vue sur le Rhône en plus. Faut quand même faire attention à où mettre les pieds. Puis elle se corse un peu, on entre dans un petit bois, ça devient plus technique, plus pentue, avec des cailloux sous les feuilles mortes. J’ai vraiment pas envie de me blesser donc je ralentis un peu l’allure et assure mes pas. Je me fais doubler par une dizaine de mecs mais au final je les redoublerai presque tous après. On rejoint le Rhône, c’est super joli, on le longe sur 1km, on pourrait penser que c'est une bonne portion pour relancer, c’était sans compter le chemin, très caillouteux et pas forcément stable. J’ai plutôt intérêt d’assurer mes pas. Je rattrape Béatrice, discute un petit coup avec elle, elle est tombée dans la descente, mais rien de mal. Elle a l’air moins fraîche qu’au début, je me dis que je devrais réussir à la tenir à l’écart pour la fin de la course. Donc apparement je suis 4ème, ça vous étonne ? Je continue mon chemin, on remonte sur un bon petit coup de cul en s’éloignant du Rhône sur des petits chemins vallonnés, c’est mignon mais pas facile de courir vite là dedans. Et on se rapproche du fort.

Les nuages se dissipent sur le Rhône Jolie descente dans l'herbe, ça roule !

Le Fort au loin Dernière descente avant le Rhône

En longeant le Rhône

La partie ludique de la course arrive : la montée du Fort. 917 marches (913 selon Maman qui les a compté pour oublier que c’est dur). Au départ je voulais essayer de les faire sans m’arrêter de courir. Ahah la bonne blague, je fais les deux premières volées et me rends vite compte que je n’y arriverai pas !  Le souffle augmente, ça tire dans les jambes. J’essaye donc d’alterner, les marches deux par deux, une par une, je cours un peu pour varier l’effort, mais ça finit jamais,un beau dédale là-dedans, ça tourne à gauche, à droite, et il y a toujours un chemin pour aller plus haut. Quand tu crois que t’es arrivée, il y en a encore ! On arrive finalement à la fin des marches, le souffle court, les cuisses toutes dures, les bénévoles nous encouragent et disent qu’il ne reste plus que 3km de descente. Ok c’est parti, pour un kilomètre de route descendante, très roulante, nickel pour se remettre dedans. Sauf si tu chopes des crampes. J’ai senti un micro pincement en arrivant en haut, mais c’est reparti comme c’est venu. Mais deux mecs devant moi sont obligés de s’arrêter pour s’étirer. Je déroule dans cette descente, on rejoint un village, ça descend encore plus abrupte sur la route avant de finir en beauté avec la montée à Gustave : un joli coup de cul pour nous achever ! Ça continue sur du faux plat montant et on rejoint doucement le Fort pour une arrivée au son des tam-tams et danseuses brésiliens, super ambiance ! Deux mecs se tirent la bourre juste à côté de moi alors on finit tous les 3 en sprint, c’est marrant. Je franchis la ligne d’arrivée en 1h37, c’est pas si mal pour ces 16km-800m+. Je conserve ma fameuse 4ème place et arrive 100eme au scratch. Vaness et Nata sont là pour m’accueillir, elles se pèlent un peu dans le froid, mais elles ont l’air de s’être bien marrées quand même.

On rentre dans le Fort Plus que quelques marches et c'est la délivrance

Pour finir, la montée à Gustave ! 

23674820_10212292186593643_1383782146673469429_o Arrivée à Fort l'Ecluse

Elles me disent que je suis arrivée pile quand Maman commençait les escaliers, que Papa est passé depuis déjà quelques temps, donc je me rhabille un peu et on attend l’arrivée des parents. Papa a pris son temps dans la descente, il arrive au bout de 2h de course, et Maman ensuite à 2h07. Ils sont contents tous les deux même si Papa a encore mal à son Morton comme il dit (une compression d'un nerf au pied, très douloureux. A croire que c’est de famille...). 

Papa ! Papa !

Maman ! Maman !

On ne tarde plus trop dehors et on se réfugie à l’endroit où on a retiré les dossards et là, un magnifique ravito nous attend ! J’en ai rarement vu des aussi beaux, pleins d’oranges, de fruits secs, du bon comté et du bleu de Gex à profusion, sans oublier le pain qui va avec (cela va sans dire, mais il y a beaucoup de ravitos avec fromage sans pain). Et aussi plein de chocolats différents ! (Je crois que je les ai tous goûté...oops) Et en plus on est au chaud. Par contre on a perdu Papa sur la route (comme d’habitude) il nous a cherché pendant quelques temps avant de nous retrouver. On attend la remise des prix car je suis 3ème senior. Un élu (la seule personne en cravate dans un trail) me demande de lui garder sa veste sur une chaise à côté de moi, et nous tape la discute. On va aux toilettes et discute avec celle qui organise la course, elle est en train de laver des gobelets. On lui propose d’instaurer le système de gobelet individuel : ça se démocratise de plus en plus, généralement, le réglement stipule que chaque coureur doit apporter son gobelet, qu'il n'y aura pas de gobelet disponible aux ravitos. Bon c'est vrai que c'est un peu strict quand la personne n'a pas de gobelet, ou l'a oublié dans son sac avant de partir, donc je pense qu'un mix entre les gobelets des coureurs et la présence de gobelets en plastique ou reçyclables sur les ravitos est la meilleure solution. Ou alors d'offrir un gobelet comme cadeau de participation. Ce n'est pas un très grand effort, et la planète nous dira merci :-) Chacun doit faire sa part : c'est la part du Colibri. On assiste ensuite à la remise des prix, comme d'hab, je suis 4ème donc pas sur le podium scratch mais j'arrive toujours à gratter une place sur le podium senior : s'il y a cumule, je suis 3ème, sinon 1ère senior. François s'emmèle un peu les pinceaux, déclare qu'il n'y a pas de cumule mais m'appelle 3ème. Je ne vais pas broncher je viens, puis il rectifie le tire. Je gagne une médaille... et un jolie visière, un peu flashi et je suis pas très casquette mais elle est jolie quand même. Dommage j'aurais bien aimé des fleurs aussi ;-) Bref, assez tardé, Nata et Vaness doivent commencer à s'impatienter, après la fin des remerciements, on se retire tranquillement et on retourne à la voiture.

 

Hum, bon ravito ! Ah bon?

On repart tous les 5, direction Thonon pour une petite aprèm tranquille avant d'attaquer une bonne soirée RACLETTE : apéro Caïpi, raclette et charcuterie de la Fromagerie du Noyer, on déguste aussi le magnum de vin rouge que j'avais gagné au Dahu Trail (je trouvais que c'était une bonne occasion après cette journée sportive en famille, et contre toute attente, il est vraiment pas mauvais), pour finir sur deux bons petits flans que mon beau-frère nous a mitonné. On clôt cette belle journée et ce beau repas par un bon petit verre de rhum, ça va devenir la tradition !  

On fait pété le magnum raclette party !

 Lien Garmin : https://connect.garmin.com/modern/activity/2339973451

parcours topo

Fort l'Ecluse