Non ne vous inquiétez pas, je ne vais pas écrire l’article en espagnol. On aurait pu penser qu’une semaine aux Canaries auraient amélioré mon espagnol mais en fait c’est plutôt en anglais que j’ai fais des progrès. C’est marrant, le cerveau humain. Quand je suis en France et qu’il faut que je parle anglais, je sors 1 mot anglais, 3 mots français. Quand je suis aux Canaries et que je dois parler espagnol, j’arrive à sortir 1 mot espagnol et le reste sort en anglais. Je vais pas me plaindre, ça me fait progresser en anglais, j’ai réussi à avoir une bonne conversation en parlant Spanglish ! Et cette fois, j'ai décidé d'écrire l'article en français mais aussi en anglais pour pouvoir la partager à mon nouvel ami Yeray, là-bas à Gran Canaria. C'est aussi un petit challenge pour moi de réussir à écrire l'article en anglais. On verra comment je m'en sors. Je sais, mes tournures et mes phrases anglaises seront encore pires que les françaises, donc si vous voulez me corriger, n'hésitez pas.

Don’t worry, I’ll not write the article in Spanish langage. We could think that one week in Canaria island would improve my Spanish but actually, it has improved my English. The human brain is really funny because when I’m in France and I have to speak English, I throw one word in English, and 3 in French, but here in Canaria, I’m able to throw one word in Spanish and the others are in English. I don't complain, it was a good experience to improve my English, I was also be able to have several conversations in Spanglish with my new Canarian friend, Yeray !

Bref, ce fut une belle aventure. Ce mot, aventure, commence à prendre beaucoup de sens pour moi ces derniers temps. De même que le mot vagabondage, que Tesson utilise beaucoup dans son "Petit traité sur l’immensité du monde". Des aventures, j’en ai déjà eu quelques unes... Avec Guillaume lors du Mare e Monti Sud en Corse, avec Benjamin lors de nos roadtrips en vélo en Bretagne et dans le sud de la France, avec mes parents et Nata sur le Mare a Mare quand on était gamines ou l’an dernier à La Réunion, ou même le Trail de l'Ile Rouge 2015 et 2017 à Madagascar. Toutes étaient plus ou moins luxueuses, dans des gîtes ou à l’arrache en tente, au resto ou avec une tranche de charcuterie achetée la veille. Mais je n’avais encore jamais vécu d’aventure en solitaire.
So it was a really nice adventure. This word, adventure, begins to have a real significance for me, recently. The same for the word wandering, that author Tesson uses a lot in his book "Petit traité sur l’immensité du monde". I already lived some adventures, with Guillaume in Mare e Monti Sud in Corsica, with Benjamin during our roadtrips by bike in Bretagne or in the south of the France, with my parents and Nata on the Mare a Mare in Corsica when we were young or last year at La Réunion, or finally with the Trail de l'Ile Rouge 2015 et 2017 in Madagascar. All were more or less luxurious, sometimes in hostels, sometimes under the tent, eating at the restaurant or a little piece of ham bought the day before. But I didn’t live an adventure alone yet.

Mais cet été, j’ai ressenti le besoin de partir, seule, et sans rien planifier. Pour ceux qui me connaissent bien, vous savez que je programme beaucoup à l’avance, et que dès qu’il y a un imprévu, j’ai du mal à rebondir sans être contrariée. Donc c’était aussi un challenge. Bon, j’avoue que quand j’ai commencé à parler du voyage, Maman habitait chez moi et m’a gentillement acheté le Routard. Elle m’a aussi conseillée de quand même prévoir la première nuit. Donc je suis une gentille fille, j’écoute Maman, réserve la première nuit en auberge de jeunesse à Las Palmas et bouquine quand même mon routard pour connaître les trucs sympas à voir, en une semaine, je n’aurai pas le temps de tout faire. Je repère donc les coins qui semblent m’intéresser le plus : le Nord et le Centre-Ouest de l’île.
But this summer, I felt the need to leave, alone and without planning all steps. For those who know me well, you know that I like to always plan things and when something unexpected happens, I’m disturbed and it’s difficult for me to rebound. So it’s also a challenge. I confess, when I told to my parents (they lived in my apartment at this moment) my idea to go to Canaria Island, alone, mummy bought me the Routard (famous guide) and adviced me to book the first night at least. As I am a nice daughter, I listened to her and booked the first night on a youth hostel in Las Palmas, the main town. And I read the book to locate the places that seem to be more interesting for me: around the North and the Center of the island.

Le week-end avant de partir, je commence à préparer mon sac (un joli Osprey Tempest 40L, cadeau d’anniversaire de la part de Maman, un peu en avance), teste la quantité d’affaires que je peux y mettre, ça se remplit vite ! Je me projette et le remplis comme il devrait l'être lors d'une journée de marche (donc avec des habits chauds pour la nuit). J'y mets donc dedans mon hamac Décathlon à 10€ (en espérant qu'il y ait des arbres, ça a bien fait rire mes collègues), mon nouveau sac de couchage Millet Baikal 750 (cocoon et relativement petit), mon oreiller décathlon gonflable, quelques habits : un survêtement pour le soir, un collant Skin fin, 2 shorts (un de ville, un de sport), mon kway, ma doudoune noire Billabong, ma veste rose CimAlp que j’ai gagné au TIR (que j’aime beaucoup car la capuche tient bien chaud), mon haut Zoot manche longue, 4 tee-shirts, 3 débardeurs (j’aurai pu réduire à 2-2), un maillot de bain, quelques sous-vêtements (dont culottes jetables, mes chaussettes à doigt et chaussettes étanches, un tour de cou et ma brassière IceBreaker : impressionnant, je l'ai mise toute la semaine et elle pue presque pas), une serviette décathlon. C’est déjà pas mal ! En plus de ça, je me fais une petite trousse de toilettes avec des médicaments au cas où (dont l'indispensable huile de tea tree). Je prends aussi une réserve de fruits secs pour les jours où je ne pourrai pas forcément acheter à manger, ça peut sauver. On ajoute à ça le petit guide de conversation français-espagnol, ma carte des îles, mon Routard et quelques babioles, le sac commence à peser son poid !

The weekend before, I began to prepare my bag (a beautiful Osprey Tempest 40L that Mummy offered me in advance for my birthday) and tested the quantity of stuff I could add on it, and it’s amazing that this bag is quickly full !
Finally, I filled it as it should be during a walking day (so with hot clothes inside). I put into my hammock from Decathlon at 10€ (hope there are trees to hang it, my collegues laught when I said to them that I would sleep in my hammock), my sleeping
bag Millet Baikal 750 (cocoon and quitely small), my inflatable pillow, some clothes : a sweatsuit for the night, a thight Skin, 2 shorts (1 sport and 1 city), a wind waterproof jacket, my sheep coat Billabong (so cocoon), my pink jacket CiMalp that I gain at the TIR (I like it because the hood is hot), my sweat Zoot, 7 T-shirts (4 long, 3 short, I could reduce to 2-2), a swimsuit, some underwears (some disposable, my arm float IceBreaker, incredible, I wore it every day and it doesn't stink at the end), a towel. It's already a lot ! Additionaly, I added a toilet kit with some pharmaceuticals (don't forget the tea tree oil). I took also a stock of nuts for when I could not buy something to eat. I added also the french-spanish guide, the map of the island and my guided book (Routard) and some trinkets, the bag begins to be heavy !


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Mercredi soir je fignole tout et jeudi matin, Benjamin m'emmène à Genève, j'embarque et c'est parti. Je suis à côté d’un groupe de 5 jeunes suissesses, moulins à paroles, ça me fatigue un peu et j’ai hâte de me retrouver seule dans la nature. Il y a également beaucoup de couples avec enfants dans l’avion, ça pleure de partout. Bref après 4h de vol qui se finissent bien en bouquinant Tesson (Géographie de l'instant), on atterrit à Gran Canaria. Première impression, c’est super sec et je me demande vraiment où je pourrai accrocher mon hamac ! Le soleil est au rendez-vous, je me change direct en arrivant pour troquer le survèt pour mon short. Je traine dans l’aéroport, fais un petit pipi et en profite pour remplir ma gourde au robinet, mais là une dame me dit qu’il ne faut pas boire l’eau du robinet. Comment ça ?! Apparemment l'eau du robinet n'est pas potable. C'est vraiment pas pratique, il faudra toujours que j’ai un stock d’eau sur moi ou un magasin pour en acheter dans les parages. (Je ne crois pas l’avoir lu dans le Routard, ça serait bien de le rajouter)

Wednesday, I closed my bag and Thursday morning, Benjamin drove me at the Geneva Airport, boarding and let's go. I'm close to a group of 5 young swiss girls, they speak all the time and it tires me, I look forward to be alone on the wild. There are also lots of couples with young children, not so calm. So after 4h flying where I read Tesson (Géographie de l'instant), we land to Gran Canaria. First impression : it's really dry and I'm really asking me where I will hang my hammock ! The sun is here, I swap my sweatsuit for a short and go to the toilets. I want to fill my bottle on the tap but a women says me that I can't drink the water. What? Apparently, there is no drinkable water here. It's not really convenient, I will always have to have a stock of water on my bag or a shop to buy bottles (I don't think that is written in the Routard, it will be useful to add it).

 

Gran Canaria me voilà

 

Je trouve ensuite le bus n°60 qui mène à Las Palmas. Je descends à San Telmo, dans le centre ville. Je passe devant la Churreria Chocolateria Montesol (adresse Routard) pour me faire le combo chocolat chaud-churros tel qu’ils le vendent dans le Routard, mais ils ne font pas de churros avant 17h, c’est quoi ce bordel ! Je repars, déçue, tant pis pour les churros, et me dirige vers le centre pour visiter la Casa del Colòn, les jolies rues et me pose dans un resto d’une petite ruelle près du Mercato de Vegueta. Je sais pas trop quoi manger alors j’opte pour un burger végétarien (quelle idée, j'avais tellement faim que je n'arrivais plus à me décider). C'est pas extra mais ça fait du bien de manger et de se poser un peu (et de ne plus avoir mon BB=Big Bag sur le dos). Je repars en visite et vois des gens en haut d’une cathédrale, moi aussi je veux y monter ! Mais je me trompe et paye l’entrée (3€) pour visiter l’intérieur de la cathédrale Santa Ana et un musée. C’est sympa aussi, ça me rappelle Istanbul avec maman et les visites des belles mosquées. Puis je repaie (1.50€) pour monter en haut. En plus je prends même pas l’ascenseur, question de principe. C’est joli la vue d’en haut, on voit toute la ville. Je redescends et décide d’aller jusqu’à l’auberge de jeunesse à pied même si ça fait un petit bout quand même. Je repasse devant la chocolaterie mais toujours pas de churros avant 17h. Je remonte dans la ville, passe devant des arbres qui sentent le muguet, je pense à Maman et souris. Puis je passe devant une boulangerie dont la spécialité est la "truchas de patatas", intriguée, j’en goûte une. Je passe ensuite dans le joli parc de Doramas, dans le quartier Pueblo Canario. Je continue ma route, au bord de la Playa de las Alcaravaneras avec le gros port juste derrière, ça donne pas tant envie de se baigner. En déambulant dans les rues, je me souviens ce que nous avait dit ma prof d’espagnol à propos de la loterie, ils adorent, il y en a partout ! Puis je traverse encore des allées commerciales pour rejoindre la Playa de las Canteras, au bord de laquelle se trouve mon auberge : Hi Tide Hostel (adresse Routard).

I find the bus n°60 to go to Las Palmas and stop at San Telmo, in the center. I pass near the Churreria Chocolateria Montesol (address Routard) to eat the famous combo hot chocolate-churros but they have no churros before 5pm. What? Disappointed, I continue my visit on the center, pass in front of the Casa de Colòn (without entering), stroll on pretty streets and lay over on a restaurant near the Mercato de Vegueta. I don't know what to eat so I opt for a vegetarian burger (I was so much hungry that I cannot decide). It's not sensational but it feels good to eat and stop walking with my big bag. I resume my visit, see people at the top of a cathedral, I want to go up also ! But I don't go in the good entry and pay (3€) to visit the inside of the cathedral and a museum (not so bad, I enjoy it and it reminds me Istanbul with mummy with the beautiful mosque). Then I would like to go to the top so I pay again (1.50€) to go up. And I don't use the elevator and take the stairs, a matter of principle. The view from the top is beautiful, on all the city. I go down and decide to go until youth hostel by walking even if it's not so close. I pass near the Churreria Chocolateria again, ask for churros, but it's 3:30pm and he says me again : at 5pm ! I don't insist and go to the north. I pass near a bakery whose specialities are "truchas de patatas", intrigued, I taste one. I go then on the nice Doramas park on the Pueblo Canario district. I continue on my way, next to the beach : Playa de Las Alcaravaneras with the port just behind. By strolling on the street, I remember what my spanish teacher tells us about lottery, they love it, there are lottery sellers everywhere. Then I cross some commercial avenues to reach the beach Playa de Las Canteras, where my youth hostel should be (Hi Tide Hostel).

 

Casa del Colon Du haut de la cathédrale jolie pancarte de rue Cathédrale Santa Ana 

Trucha de patatas

Playa de las Alcaravaneras

Je fais le check-in, il me montre mon dortoir (de 6 lits), les lieux. Ils ont une belle cuisine avec une grande baie vitrée sur l’océan et une jolie terrasse en haut avec la même vue, c’est top. Je pose les affaires et décide d’aller sur la plage mais ne me baigne finalement pas car même si l'aprèm fut très chaud, avec le soleil qui se couche, l'air se rafraichit. Je discute avec des gens de l’auberge, ils ont prévu d'aller manger des tapas ce soir et me propose mais à 22h, autant vous dire que je dormirai déjà. On admire le coucher du soleil depuis la terrasse, magnifique. On voit El Teide, la montagne de Tenerife au loin. Je pars ensuite à la recherche d’un resto, trouve le premier conseillé par le Routard, un peu loin, en direction de l’auditorium Alfredo Kraus, joliment illuminé. Mais le resto est fermé donc je retourne à l’autre bout de la plage pour le second, De Cuchara. Je me prends un amuse-bouche : du pain, de l’huile d’olive, une mini tortilla et des olives. Puis commande la morue-œuf-brouillé-farine. Sur le papier ça donne peut-être pas envie, mais c’est super bon. Une bouteille d’eau en guise de boisson, le tout pour un total de 20€. Je rentre à l’auberge et prends une glace au passage, enfin un mix entre un gâteau et glace, c’est un peu bizarre et pas extra. Au final, après un réveil à 4h du mat', un vol en avion et un déambulement dans Las Palmas, je suis claquée et vais dormir vers 21:30. C’était sans compter ceux qui vont aux tapas à 22h (et qui crient partout), puis qui reviennent des tapas à 01h (et crient encore partout), celui qui ronfle comme un ours, et qui met son réveil à 5:45. La nuit fut un peu saccadée.

I do the check-in, he shows me the bedroom (6 beds), and guides me throw the home. They have a nice kitchen with a big window on the ocean and a nice terrace with the same view, it's really beautiful. I let all my stuff and decide to go to the beach but I don't swim because even if the afternoon was really hot, now, it's sunset and it's no longer so hot. I speak with people at the hostel, they propose me to eat tapas tonight but at 10pm. let me tell you that I'll aready sleep at 10 ! We appreciate the nice sunset on the mountain, we see El Teide (the Tenerife's summit) far away. Then I go to search a restaurant for tonight, walk along the beach until Auditorium Alfredo Kraus (which is nicely illuminated), find the first restaurant adviced by my book but it's closed so I go back on the other side of the beach to find he second : De Cuchara. I take a starter : some bread, olive oil, little tortilla and olives and order the cod with egg and flour. On the paper, it's not really inviting but in fact it was really good. A bottle of water for drink and the all for 20€. I go back to the hostel, order a kind of icecream on the road (quite strange, no fantastic), and go to sleep at 9:30pm because the day was tiring with the early wake-up, the flight and the strolling on Las Palmas. But with people who go to eat tapas at 10pm (and scream on the house), then go back at 1am (and scream again), and the man who snores all the night and sets his alarm at 5:45, the night was short.

Coucher de soleil depuis Hi Tide Hostel

morue et oeuf brouillé

 

 

Vendredi 03 Novembre

 

Je décide de me lever en même temps que l'ours (qui s'excuse d'être en caleçon devant moi en sortant des toilettes, mais mec, ce qui me gêne, ce n'est pas de te voir à poil, c'est de t'entendre ronfler !) et d’aller marcher sur la longue plage (qui selon le Routard est la plus jolie plage de ville du monde). J’en profite pour faire un peu de yoga-stretching en regardant le jour se lever, c’est super agréable. Je marche jusqu’au Mercato del Puerto, qui est un peu mort à 7h du mat', j’y achète une pomme en guise de pré petit dej' que j’engloutis en marchant sur la plage. Je passe au Mozart Café (adresse Routard), veux leur commander le petit dèj chocolat chaud-churros, mais ils ne font pas non plus de churros le matin, je suis déçue et leurs viennoiseries ne me tentent pas donc je passe ma route et m'arrête à la Panera (chaine de boulangerie) pour le petit dej, avec un genre de chausson au chocolat frit, sûrement pas light mais très bon ! Je rentre à l’hôtel, et peux enfin partir à 10h après le check-out. J’ai prévu d’aller aujourd’hui à Arucas, à une quizaine de kilomètres. Il y a des bus qui y vont, mais je sais pas trop d’où partent ces bus, si il faut que je retourne à San Telmo ou non. Je demande, mais les gens ne savent pas trop. J’ai discuté avec un Scottish, il me propose de me poser à la station de bus en taxi, je dis pas non mais finalement le taxi se plante de route, me pose à une station qui ne m’avance pas tant, je retourne à San Telmo, prends le bus n°210 pour Arucas, pour finalement voir qu’il passe à l'auditorium, à environ 1km de l’auberge, que j’ai quitté il y a 1h30. Au moins je le saurai pour la prochaine fois !

I decide to wake up at the same time of the snorer (who apologizes for being in underwear in front of me, but guy, what disturbs me, it's not to see you naked, but is to listen you snoring!) and I go for a walk on the long beach (depending my guide, the most beautiful city beach in the world). I take the opportunity to do some yoga-stretching exercices during the sunrise, it's really enjoyable. Then I walk until the Mercato del Puerto, a little empty at 7am, but I buy an apple and eat it as a pre-breakfast. I pass ahead the Mozart Café (address Routard), want to order them the breakfast hot chocolate churros but again they don't have churros. I'm disappointed and their pastries are not really appetizing so I go back to the Panera (backery chain) and buy a kind of fried chocolat turnover, certainly not light but really good. I go back to the hostel and do the check-out at 10am (can't do it before). Today, I want to go to Arucas, around 15 kilometers from Las Palmas. I know there are bus, but I don't know where they pass, if I have to go back to San Telmo or not. I ask to some people but they don't know. Finally, I talked with a scottish man, he proposes me to throw me on a bus station by taxi. I accept but at the end, I wait for him, then the taxi goes wrong, then they throw me at a bus station not on my way, then I go back to San Telmo, take the bus n°210 to Arucas to, at the end, realize that we pass near the Auditorium, at 1km maximum from the youth hostel that I left 1 hour and half before. At least, I will know for the next time !

 

Las Canteras avant le lever du jour 

Las Canteras au lever du jour Petit dèj face à la mer

I find it !  Auditorium Alfredo Kraus

 

C’est une jolie route jusqu’à Arucas, ville connue pour ses plantations de banane et surtout pour sa fabrique de rhum, Arehucas. (Petite pensée pour Christelle) j’en profite donc pour faire la visite de la fabrique (1,50€). On nous montre la bodega dans laquelle les rhums prennent de l’âge, c’est joli tous ces fûts. Puis le broyage de la canne, la transformation du sucre en alcool, la mise en bouteille, puis le plus cool : la dégustation ! Une bonne dizaines de bouteilles : les plus vieux et forts, en descendant dans l’âge puis ceux aux miels et autres arômes et ceux avec du lait comme celui au café ou chocolat. La spécialité ici, c'est le rhum au miel, et il est délicieux ! Celui aux amandes est top aussi. Celui au chocolat, un peu décevant, on sent trop la crème. Au café c’est sympa aussi. Bref je les goûte presque tous, et malgré le manque de place dans mon sac, je décide d’acheter une bouteille de celui aux amandes et 5 miniatures du ron-miel doux. Je me dis que le fait de les porter toute la semaine ne les rendra que plus savoureux. La tête me tourne un peu le temps de rejoindre le resto De Enyesque (adresse Routard) où je prends les croquetas de la casa et les papas façon canarii (beignet de poisson et patates avec sauce piquante). Les croquetas sont délicieuses, ça sera les meilleurs des 3 que j’ai mangé. Je me laisse aussi tenter par un dessert avec ma technique perso : demander au serveur quel est le meilleur et me laisser porter par leur goût. J’obtiens donc un brownie au chocolat avec une boule de glace vanille, le tout pour 20€. Je me balade ensuite dans la ville, avec leur belle Iglesia de San Juan Bautista, leur joli parc avec pleins d’oiseaux de paradis (je pense à Maman qui adore ça) et leur musée municipal.

It's a nice road until Arucas, city known for it bananas plantations and also for his rum factory Arehucas. I take the opportunity to visit the factory (1.50€). They show us the bodega, where rums age, all these barrels are nice. Then the grinding of the sugar cane, transformation from sugar to alcohol, bottle processing and the most fun, the rum tasting ! Around ten bottles of different rums to taste, hum ! The oldest and strongest for beginning, then the little young, then some with honey (ron-miel is Canari speciality and it's delicious), and other aroms, some with cream like at chocolate or coffee. The one at chocolate is a little disappointing, at coffee, it's good. So I taste lot of them and even if my bag is already full, I decide to buy a bottle of the one with nuts and 5 miniatures of their soft ron-miel. I tell myself that carrying them all the week will make them more toothsome. My head is now spinning with all these rums, and I reach the restaurant De Enyesque (address Routard) where I order the croquetas de la casa and the canarian papas (fish croquettes and patatoes with canarian spicy sauce). The croquetas are delicious, it will be the best of the 3 I will eat. I succumb to the tentation to order a dessert and I use my personal technic : asking to the server what is the best and let me to be guided by his choice. I obtain a chocolate brownie with a vanilla icecream. The all for 20€. Then I stroll on the city, with the nice church Iglesia de San Juan Bautista, the beautiful park with lots of birds of paradise flowers (I think of mummy who loves them), and their municipal museum.

 

Fabrique de rhum Arehucas place à la dégustation

 jolie bodega

Croquetas de la casa y canarian papas brownie au chocolat et boule vanille

oiseaux de paradis

Iglesia de San Juan Bautista Iglesia de San Juan Bautista

Je prends ensuite le bus pour Firgas, petite ville d’à côté, dont les alentours se prêtent à la randonnée, paraît-il. Le long de la route, je me dis que l’île ressemble un peu à un mix entre Mayotte (je ne saurais pas dire pourquoi, la forme de l’île peut-être, les routes) et Madagascar (pour les rizières mais qui ici sont plutôt des plantations de bananes) et également la Réunion (pour les jolis chemins de randonnée), le tout avec des cactus en plus ! A Firgas, je passe dans le joli Paseo de Gran Canaria : une ruelle en pente avec une jolie cascade artificielle et dans la partie basse, des bancs et armoiries de chacune des 21 municipalités de l’île, et dans la partie haute, des carrelages représentants les paysages des sept îles des Canaries. C’est très beau. Par contre il est déjà 16h et je n’ai aucune idée de où je vais. L’office du tourisme est fermé et je n’ai pas de cartes des randos du coin. Je stagne sur la jolie place San Roque, à regarder le paysage et les balades possibles et me décide de suivre la R2 et R3. Je suis la pancarte mais au bout de 500m je perds les pancartes. Bon tant pis, je suis le chemin qui descend vers le Barranco de las Madres. Grâce à mon appli ViewRanger (j'ai acheté la carte de Gran Canaria pour 10€), je peux voir ma position et quel chemin je suis, c'est bien utile. Ça me fait descendre vers le sud alors que j'avais plutôt planifier le Nord-Ouest pour ces prochains jours mais bon on avisera. J’avance le coeur léger, mais il se met à pleuvoir. De la pluie fine mais de la pluie quand même. Heureusement que j’ai dis à Benjamin : normalement il devrait pas pleuvoir alors je prends pas mon poncho. Je n’ai sur moi que mon kway. Même pas de protège sac, alors je prie pour que le petit sigle H2O signifie qu'il soit un minimum étanche (Apparemment oui). Et je garde le moral et avance.

Then, I take the bus to Firgas, a little town near Arucas, with lots of roads to trek apparently. On the road, I believe that this island is a little mix between Mayotte (I don't really know why, the form of the island maybe, the roads) and Madagascar (for paddy fields but here it's not rice but bananas) and La Réunion (for trekking road), the all with cactus ! In Firgas, I walk on the nice Paseo de Gran Canaria : a street with a nice cascadia and in the low part, some shoals and armorial bearings of each 21 main cities of the island, and on the top part, some tiles representing landscapes of the seven islands of Canaria. It's really beautiful. But, it's already 4pm and I have any idea of where I will go. The tourist office is closed and I have not map of trek from here. I stay few minutes on the nice place San Roque, looking the landscape and some possible indicated wanders and decide to follow the R2 and R3. I follow signs but 500m after, I lost the R2-R3 signs. Doesn't matter, I decide to follow the path in direction of the Barranco de las Madres. Thanks to my apps ViewRanger (I bought the Gran Canaria map for 10€), I can see where I am and which road I follow, it's really useful. I go down to the south whereas I planified rather the north-west for next days but I'll improvise. I walk sereinly, but the rain begins to fall. Some little rain, but still rain. Fortunately, before leaving, I said to Benjamin: "it will not rain normally so I don't take my poncho"... I have only my rain jacket but nothing to protect my bag, so I pray for the little note H2O on my bag means that it's waterproofAnd I keep the morale up and let's walk.

Vue depuis le mirador de Firgas San Roque de Firgas

En el Paseo de Gran Canaria

En el Paseo de Gran Canaria En el Paseo de Gran Canaria

Je monte sur la montagne de Firgas, quelle vue ! Que dalle, que de la brume ;-) Je trouve une bodega troglodyte, m’y abrite 5 minutes mais je ne vais quand même pas dormir ici, avec des cadavres de bières, c’est assez glauque. Mais je pense que je vais devoir abandonner l’idée de dormir dans mon hamac ce soir. Je suis un peu paumée mais décide de me laisser guider par des rubalises que je suis depuis la sortie de Firgas, du moment que ça mène quelque part. Je commence à un peu paniquer et à me demander ce que je fous là, sous la pluie, sans savoir où je vais dormir. Au bout de 4km, un genre de kiosque abandonné apparait sur ma route, je m’y abrite 5 minutes, m'assois et réfléchis. Il est 17h30 et je me dis qu’il est plus raisonnable de s’arrêter, de passer la nuit à l’abri plutôt que de continuer et devoir marcher dans la nuit, sous la pluie. Je m’installe en douceur, espère que cet abri n’est à personne ou surtout que personne ne viendra. On est à 50m de la route et il y a une maison à 20m. La nuit se met à tomber. J’enlève les habits mouillés et j’enfile les couches pour ne pas avoir froid. Je suis un peu en bad, déprime un peu, ai peur que quelqu’un vienne. J’espère réussir à dormir, sinon la nuit va être longue. Je voulais lire un peu mais finalement je me sens fatiguée, j’installe mon coin nuit, paréo de Mayotte en guise de matelas, sac en guise d’oreiller, sac de couchage en couverture, et je m’endors rapidement. Je me réveille plusieurs fois pendant la nuit, j’entends la pluie ruisseler, c'est agréable à entendre, surtout quand on est à l'abri, je fais un petit pipi sous une jolie pleine lune et dors jusqu’à environ 6h du matin.
I go up on the Firgas mountain, woh really nice view ! In fact, no, it's only mist ;-) I find a troglodyt bodega, enter inside 5 minutes to escape the rain but I say myself, no, you can't sleep here, with empty beer bottles, it's really glaucus. But I think that I have to give up the idea of sleeping in my hammock this night. I'm quite lost, but decide to follow ribbon signs since few minutes and let me guide, at the end, I have no really goal so we'll see ! I begin to panic and I ask really why I'm here, under the rain, without knowing where I will sleep. After 4km, there is little tiny opened house, empty. I sit inside 5 minutes to think about. It's 5:30pm, and I say me that it's more raisonnable to stop here and pass the night sheltered from the rain whereas continue to walk in the night, under the rain. I install my camp slowly, little by little, hope that this shelter is not the property of someone and above all that nobody will come tonight. We are at 50m of the road and there is a house at 20m from here. Maybe it belongs to them. the night begins to fall. I remove my wet clothes, add some other dry clothes and my sweat black sheep jacket. I'm a little depressed, afraid of someone comes. I hope that I will sleep soon, otherwise the night would be very long. I wanted to read a moment but finally, I feel tired so I install my night corner, tissue from Mayotte as mattress, bag as pillow and sleeping bag as cover, and I asleep quickly. I wake up several times on the night, I hear the rain stream and believe it's nice when you're sheltered, I do a little pee under a really nice full moon and sleep until around 6am.

 

 

En haut de la montagne de Firgas Sympa la bodega?

 Première nuit à l'abri

 

 

Samedi 04 Novembre

 

À 7h, je décide de plier bagage, il ne pleut plus, mais la brume est encore bien présente. Je me fais une petite mise en beauté, à défaut de pouvoir prendre une douche, je me fais une natte de côté, me lave les dents et mets du tea tree sur un ongle qui commence à s’incarner, ça promet (le podologue et Geoffrey me l’avaient dit : je me coupe les ongles trop courts !). J’espère que la pluie ne reviendra pas et je repars, le cœur léger d’avoir finalement passé une bonne nuit. Je continue de suivre les rubalises, toujours en direction du Barranco de Las Madres. Tant pis pour le Nord-Ouest, je me dirige vers Teror finalement. Je continue le long d’un petit chemin avec une jolie vue sur la mer et sur El Teide, continue à longer la vallée, passe devant l’usine des eaux de Firgas, passe devant un bougainvillier avec de jolies fleurs, en prends une pour la mettre dans mes cheveux. Quoi de plus beau que la nature à l'état sauvage, n'est-ce pas? J’ai le cœur léger, me sens bien, en osmose avec la planète et je me mets à chanter en improvisant une chanson sur ma galère d’hier. "J'me baladais dans les forêts des Canaries, quand tout d'un coup surgit la pluie, et je n'avais aucun abri. J'ai commencé, à paniquer, à m'demander c'que j'foutais là. (...)" J'ai pas encore trouvé la suite ! Ça me fait penser à Tesson, il parlait d’un truc dans le genre quand tu marches, ça te pousse à chanter. Je passe devant une jolie maison El Refugio, puis laisse mes rubalises qui continuent vers El Roque (quel Roque ?) pour atteindre finalement le Barranco de Las Madres. Un peu décevant. Je fais une petite pause, mange quelques fruits secs puis décide donc de rejoindre Teror et d’y prendre un bus pour Artenara. Je marche et monte jusqu’à Monogas, traverse le village et il se remet à pleuvoir. Je m’abrite dans la roche pendant un quart d'heure, fais fuir deux petits lapins qui grignotaient les pommes. Puis j’en ai marre d’attendre alors je repars, mais il pleut de plus belle. Je rejoins la route, il ne reste plus que 4km de descente pour atteindre Teror, mais il pleut trop. Je m’abrite sous un abri bus à contre sens, et vois le bus passer. Je lui cours après mais il ne me voit pas. Pas de bol. Ouf, je vois que le prochain passe dans 30 minutes. Je décide donc de l’attendre, à l’abri, en mangeant ma pomme.

At 7am, I decide to leave this place. The rain stops for now but the mist is still here. I groom myself, I can't take a shower, but I do a side plait, wash my tooths and put some tea tree oil on one nail which begins to be painful. I hope the rain will not fall again and I leave the place, I'm happy because finally I've pass a quite good night. I follow again the rubbon signs, always in direction of Barranco de las Madres, too bad for the north-west, I go to Teror finally. I continue on a little road with a nice view on the sea and on El Teide, follow the valley, pass near the water of Firgas factory, pass under a tree with beautiful purple flowers, take one to put it into my hair. Nature life is beautiful, isn't it? I feel good, in osmos with the planet and I begin to  improvise song about yesterday. This makes me think at book of Tesson, he says that when you walk, you also begin to sing. Then I pass in front of a nice house El Refugio, and leave the ribbon signs which continue to "El Roque" (which roque?) to reach finally the Barranco de las Madres. Quite disappointing, not really a barranco, not? I do a little break, eat some nuts and continue in direction to Teror to take a bus to Artenara after. I walk, go up until Monogas, cross the village and it's the rain's come-back ! I wait around a quarter under a roc, and I frighten two little rabbits which are eating some fallen apples. Then, I'm fed up to wait so I decide to walk, but the rain is more and more stronger. I reach the road and there are only 4 more kilomters to reach Teror, but the rain is really heavy. I shelter myself under a bus station, but on the wrong way and see the bus to Teror passing. I run to catch him but it doesn't see me and leave. Shit. But fortunately, the following is in 30 minutes. I decide to wait for it, and eat my apple.

 

Seule sur les chemins 

joli petit refugio El barranco de las madres Jolie vue sur l'océan, au loin

 

Le bus finit par arriver et me descends jusqu'à Teror, toujours sous la pluie. Je vais à l’office du tourisme pour me renseigner sur les bus et réserver un hôtel, une chose est sure : je veux dormir en dur ce soir. Je lui demande de réserver à Artenara mais il n'y a plus de place à El Warung Cave Hostel (adresse Routard). Il appelle alors des hôtels à Teror, et m'en trouve un à 35€. Mais je me demande quoi faire toute l’aprèm à Teror, en plus il fait pas beau. En attendant je réfléchis, regarde la carte et décide en fait d’aller à Tejeda. Je lui demande encore d’appeler et j’ai une réservation à l’Hostal Tejeda. Il me montre les bus pour aller à Tejeda et on discute un peu et on sympathise. Il s'appelle Yeray et me dit qu’il va courir à Tejeda demain matin et me propose de l'accompagner. Ça va pas trop m’avancer d’aller courir alors je dis que je vais réfléchir, mais prends quand même son numéro. Le soleil essaie de pointer un peu son nez, ça fait du bien. Je marche un peu près de la place du marché et me pose dans le resto El encuentro (adresse Routard) et prends la soupe du jour (avec de la viande, des haricots rouge, du maïs), elle est délicieuse. En même temps, je n’ai rien mangé hier soir et j’ai juste grignoté une pomme et des fruits secs ce matin, mais je n'avais pas forcément ultra faim (comme quoi c'est vraiment dans ma tête, quand je me sens bien, je n'ai pas envie de manger). Je prends aussi les croquetas (mix entre porc, fromage et poisson), moins bonnes qu’hier. Je réfléchis en mangeant et me dis que ça peut être super cool d’aller courir avec le mec demain. Je repasse lui confirmer puis me balade dans la ville, passe dans une frutera, me renseigne sur les fruits produits ici, le vendeur me fait goûter le fruit du cactus, j’aime pas trop et ça tache les doigts en rouge ! Et j’opte finalement pour une pomme des alpes, produit très local, n'est-ce pas ? Je m’achète aussi un jus de fruits du cactus et aloe vera, pour plus tard.

Then, the bus arrives and leads me to Teror, always under the rain. I go to tourist office to have information about bus and to book an hostel. One thing is clear, I want to sleep on a bed tonight. I ask to the man to book the El Warung Cave Hostel (address Routard) at Artenara, but it's full. Then he calls some hostels here in Teror and find one at 35€. But actually, I wonder what I will do all this afternoon in Teror, under the rain. So I think, look at the map and decide to go to Tejeda. Again, I ask him to call and he books for me the Hostal Tejeda, 25€ the night. He shows me the bus combination to go there and we discute and sympathize. His name is Yeray and he says me that he will go for a run near Tejeda tomorrow morning and propose me. At the beginning, I don't really know if I want to run, but I take his number nonetheless. Rain stops and the sun tries to pierce the clouds, it's appreciable. I walk around the main place of the city and go to eat on the restaurant El Encuentro (address Routard) and choose the daily soup, with meat, red beans and corn. it's delicious. Actually, I didn't eat yesterday evening and only snack some nuts and an apple this morning, but I was not really hungry (so it's really on my mind, when I feel good, I'm not hungry). I choose also the croquetas (mix of pork, cheese and fish), but less savorous than yesterday. I think about next steps during the lunch and realize that running with Yeray tomorrow could be a really nice experience. So I confirm him that I would like and continue my visit of Teror. I go into a fruit shop, ask to the guy what are the local fruits and he tastes me the cactus fruit, I don't really like it and it stains my fingers in red ! I decide finally to take alp apple, very local isn't it? I buy also a cactus fruit & aloe vera juice for the future.

 

une soupe qui réchauffe le coeur

La rue principale de Terror

 

A 14h15 je prends le bus pour San Mateo, où j’ai une escale d’une heure avant de repartir pour Tejeda. Je flâne dans le marché couvert (heureusement car il pleut encore), et achète en guise de goûter une bolo de naranja (encore un genre de beignet frit à l'orange), très bonne et ça tient bien au ventre. Je fais un tour dans la ville mais tout est fermé. A 16h c’est parti pour Tejeda, sur une jolie route jusqu’à Cruz de Tejeda, et là d’un coup, les nuages disparaissent et je suis accueillie par un beau soleil qui illumine la vallée de Tejeda, avec le Roque de Bentayga qui se dresse devant, c’est magnifique, et le soleil fait vraiment du bien au moral. Je trouve la rue principale, très jolie, en forme de balcon sur la vallée, et pose mes affaires à l’Hostal Tejeda, tenu par une abuela : je sonne, et c’est une dame âgée qui m’ouvre la porte 2 minutes après m'avoir répondu "un momento por favor", le temps qu’elle descende les escaliers. Elle ne parle pas du tout anglais et c'est là que je me rends compte que mon espagnol est vraiment rouillé. Elle me montre comment fermer la porte qui est montée à l’envers, puis ma chambre, simple mais bien tenue, avec une magnifique vue sur la vallée (pour 25€ la nuit). Je me balade ensuite dans la ville, admire le coucher du soleil sur le Roque Bentayga et prends une bonne douche bien chaude à l’hôtel.

Ensuite, je me dis que la vie est faite de choix qu’il faut faire, puis les assumer. J’ai dû faire plusieurs choix; déja, celui de deux dulces (douceurs) de la Dulceria Nublo qui propose des dizaines de gâteaux différents. J’en choisis deux : un énorme Palmito enrobé de chocolat (que je me réserve pour demain matin) et un genre de rose des sables aux amandes et noisettes, en dessert pour ce soir. Puis le choix du resto : plusieurs recommandations dans le routard. J’opte pour le petit coin d’artiste à la Casa del Caminero : un peintre qui fait cohabiter son atelier avec son restaurant : une petite carte mais les produits sont réputés pour être de qualité. Je n’ai pas énormement faim alors je prends la soupe de cresson à la courgette, et il me suggère l’assiette de fromage avec (un peu grosse cette assiette). Le proprio, francophone, décide de faire la discut’ alors que je préférerais manger tranquillement mais bon. Il m’offre aussi une petite coupelle de jambon cru. La soupe est délicieuse, le fromage un peu bizarre mais pas mal avec les noix. J’admire ensuite ses tableaux, c’est joli je trouve, mais toujours un peu le même style, il peint à l’encre de chine. On discute encore et il me fait un prix: 15€ au lieu de 17€, refuse mon pourboire et m’offre même une banane et emballe deux morceaux de pain. Je crois qu’il me croit fauchée ! Le repas est vite passé, il est même pas 20h alors je décide d’aller au 2ème resto, qui fait aussi bar, et dans lequel il y a le wifi. Je prends donc 2 verres de bon ronmiel en donnant quelques nouvelles à mes proches et planifier le footing de demain avec Yeray. Je rentre à l’hôtel et mange ma dulce rose des sables en guise de dessert (gourmandise quand tu nous tiens) et me fait un bon dodo à 21h15.

At 2:15pm, I take the bus for San Mateo, I have a stopover of one hour before taking another bus to Tejeda. I go in the big cover market (hopefully because it rains again), and buy a bolo de naranja (fried doughnut at orange), really good and consistent. I stroll on the city but all seem to be closed. At 4pm, let's go to Tejeda on a nice road until Cruz de Tejeda, and here, just after passing Cruz de Tejeda, we are welcomed by a big nice sun that illuminates the valley with the great Roque de Bentayga just stands up behind us, it's so beautiful, and the sun warms my mind. I find the principal street, really nice, as a balcony on the valley, and checkin to the Hostal Tejeda, held by an abuela : I ring and it's a old woman who opens the door two minutes after answering me : "Un momento por favor", time for her to go down the stairs. She doesn't speak english at all, and I realize that my spanish is really bad. She shows me how to close the door, then my bedroom, quite simple but clean, with a nice view on the valley (for 25€ the night). I stroll on the city, admire the sunset on the Roque Bentayga and appreciate a hot shower in the hostel.

Then, I realize that life is made of choices, we have to make them, and assume them. I have to do several choices : the choice of two dulces (sweet) in la Dulceria Nublo which proposes lots of different cakes and biscuits. I select two: a big coated chocolate Palmito (I reserve it for the breakfast tomorrow) and a kind of desert rose with nuts (as dessert for tonight). Then the choice of restaurants : there are several recommandations in my guide book. I decide to go on the little artist place, in la Casa del Caminero : a pintor who holds his restaurant in his workshop. He has a little menu but products should be high quality. I'm not really hungry and take the cress-zucchini soup, and he suggests me to take the cheese assiete with it (quite so big I believe). The owner speaks french (and every time I encountered someone who speaks french, they like and they want to always speak french with you), and talks to me whereas I prefer eat alone my meal, but he's nice nonetheless. He offers me a little plate of ham. The soup is delicious, cheese is quite strange but not really bad with nuts. Then I look at his painting, its are nice but always the same style, he paints with chinese ink. We talk again and he offers me some euros on the bill, 15€ instead of 17€, he refuses also my tip and offers me a banana a two part of bread. I think he believes  I'm broke ! The meal was quick, it's at least 8pm, so I decide to go in the second restaurant, which is also a bar, in which they have wifi. I order 2 glasses of good rum-miel and look at the news on internet, say hello to mummy, sisters and Benjamin and planify the run for tomorrow with Yeray. Then, 2 glasses is raisonnable, more will not, so I go back on the hostel, eat my little dulce (pure gluttony) and go to sleep at 9:15pm.

 

découverte de la vallée de Tejeda Les ruelles de Tejeda

Tejeda

Dulceria del Nublo 

repas a la casa del caminero

 

Lien Garmin : Firgas -> Teror


Dimanche 05 novembre


Je me réveille à 6h après une bonne nuit, et traîne un peu avant de m’octroyer un bon déjeuner avec mon énorme palmito au chocolat et le jus de cactus aloe vera. Je range un peu mes affaires, j’en ai quand même du bordel dans ce sac, et fais un tour dans le village, je check les horaires de bus mais le dimanche c’est nada. Je me dis que peut-être Yeray pourra me poser à Artenara. J’admire les montagnes qui commencent à être illuminées par le soleil et m’étire sur le mirador près de l’église. Il fait beau mais il y a un vent à décorner les bœufs. A 9h je retrouve Yeray et il me propose d’aller au Roque Bentayga. On se gare à son pied et il m’offre une ceinture de la course qu'il organise : Agua de Teror Trail, pour pouvoir mettre le téléphone ou des clés, elle est top, j’en ai des gadgets mais ça j’en ai pas et c’est super utile. Et c’est super gentil de sa part. On monte au Roque en 1,5km tout en discutant, il a 33 ans, vit à Teror depuis toujours, a déjà couru la petite (83km) de la Transgrancanaria deux fois. Il a fait des photos de footing magnifiques en début de semaine sur les hauteurs de Teror au coucher du soleil. Il aime bien faire des slowmotions et s’amuse à en faire pendant notre footing. On admire la vue d’en haut, il me montre les villages, les vallées, mais avec le vent il fait froid alors on redescend. Je voulais aller au Roque Nublo mais il est très ennuagé aujourd’hui donc ça ne sert à rien de tenter. Il me propose donc d’aller dans la forêt de Tamadaba, un coin que je voulais visiter donc j’accepte avec plaisir.

I wake up at 6am after a good recovery night, and take my time before eat my good breakfast with the big chocolate palmito and cactus aloe vera juice. I tidy my stuff, it's amazing the quantity of things that are in this bag ! I walk on the city, look at the bus timeline but on sunday, there is nothing. I hope that Yeray could throw me somewhere, maybe in Artenara. I admire the mountains beginning to be highlighted by the sun and do some stretching on the mirador near the church. The sun will be here but there is a really strong wind. At 9am, I find Yeray and he proposes me to go Roque Bentayga. I accept with pleasure and we let the car at the end of the road. He offers me a belt of the race that he organises : Agua de Teror Trail, I can put my phone or some keys inside, it's so cool, I have some running gadgets but I had not belt like it yet, it's really useful. And it's really nice. We run to the Roque (around 1.50km) and we discuss. He's 33 years old, always lived in Teror forever, has already run the little race (83km) of Transgrancanaria twice. He did some very beautiful running pictures at the beginning of the week on the Teror mountain. He loves to do slowmotions and have fun to do it again during our run. We appreciate the view from the top, he shows me the towns and valleys but with the strong wind, it's cold so we go down. I would like to go to Roque Nublo also but it's really cloudy so there is no interest to go there today. He proposes me to go in the Tamadaba forest, a place that I wanted to visit so I accept with pleasure.

 

petit dèj dulce Palmito Dulceria Nublo

mon joli couteau Deejo

d'un bout à l'autre Roque Bentayga

Vallée de Tejeda Selfie pour immortaliser cette rencontre

On repasse à Tejeda pour faire le checkout (et acheter une dulce rocher coco au passage, mouhaha, prétextant le "in case of emergency !"), et on part direction la forêt. Il me montre les chemins pour revenir à Artenara ou descendre sur Agaete, puis on arrive sur l’aire aménagée pour les bivouacs, où on a le droit de camper, faire des barbecues, et où il y a des toilettes. On recourt un petit coup, il m’emmène au bout de la forêt et me dis de fermer les yeux. Je le connais pas mais je décide de lui faire confiance en espérant que ça soit pour une jolie vue et non pour me pousser dans le vide ! J’ouvre et découvre une magnifique vue sur l’océan et les villes du nord, c’est trop beau. On retourne dans la forêt qui est tout aussi magnifique, le vert des pins, le tapis marron au sol et le ciel bleu tranchant. Un terrain de jeu au top pour le trail avec des petits chemins partout. La forêt fait 7500 hectares : de quoi s’amuser. Il m’explique que la Transgrancanaria part d’Agaete, monte dans la forêt, puis Artenara, Teror, Tejeda, Roque Nublo et Pico de Las Nieves pour redescendre et finir sur les Dunas de Maspalomas (mais ça c'était l'ancien parcours, maintenant, ça part de Las Palmas). Après un petit footing de 3km dans la forêt, je reprends ma maison sur mon dos et on se quitte. Il est 12h, je me pose pour réfléchir à où est ce que je vais aller ensuite. J’aimerais vraiment dormir dans cette forêt cette nuit. Mais je ne me vois pas attendre ici toute l’aprèm, surtout que je risque d’être juste en eau et j’ai pas grand chose à manger. Je décide finalement de descendre sur Agaete et d’espérer trouver un endroit pour y dormir, en me disant que je dormirai dans la forêt le lendemain. Yeray m’a dit que la descente devrait prendre 2h environ mais que remonter prendrai 4h, ou peut être 3h pour des sportifs. Je cherche le chemin qu’il m’a montré mais le trouve plus. Je me repose 10 minutes sur la falaise avec la vue sue l’océan et réfléchis encore.

We go back to Tejeda to checkout (and buy another dulce coconut rock, mouhaha, pretended "in case of emergency!") and we go to the Tamadaba forest. He shows me some paths to come back to Artenara or go down to Agaete, then we arrive on the camp area where we can camp, do barbecues, where there are sanitaries. We do another run, he guides me at the back of the forest and says me to close my eyes. I don't really know him, but I decide to trust him, hoping it will be for a nice view rather than pushing me in the void ! I open my eyes and discover a marvelous view on the ocean and north cities (Agaete, Galdar), it's really beautiful. We go back in the forest which is also really splendid, the green of the pine trees, the brown carpet of the ground and the blue edged of the sky. Really, a playground for trailers, with little paths everywhere: The forest measures 7500 hectares, what to have fun. He explains me that Transgrancanaria race starts in Agaete, go up to the forest, then Artenara, Teror, Tejeda, Roque Nublo and Pico Las Nieves to finish on the Dunas de Maspalomas (but this was the old route because now it starts in Las Palmas). After a little run of 3km in the forest, I take back my bag and we say goodbye. it's 12am, I sit down to think about where I will go then. I really would like to sleep in this forest this night, but I don't want to wait all the afternoon here, also because I will miss some water and foods. Finally, I decide to go down to Agaete and hope to find a place to sleep. And I say that I will sleep on the forest the night after. Yeray said me that descend should take around 2 hours but go up should take 4 hours, or 3 for someone athletic. I search for the path that he showed me but don't find it. I lay on 10 minutes on cliff and look at the landscape on the ocean and think again. 

 

Magnifique forêt de Tamabada  Vue sur les villes du nord

 

Puis je me décide et je repars, retrouve un chemin qui y descend. Je bois le powerade qu’il m’a donné et mange la banane du mec du resto d’hier, ça sera mon repas de midi, mais je me sens tellement bien ici que je ne ressens pas la faim ces jours-ci. Je descends doucement dans la forêt de pins, c’est vraiment magnifique, je repère de potentiels coins pour dormir, et à 1000m d’altitude, je quitte la forêt pour un paysage plus rocailleux, avec une belle descente pentue de 300m- pour arriver à un carrefour (M. Berbique) desservant San Pedro ou Agaete. Je peux encore changer d’avis et juste me balader par San Pedro et remonter dans la forêt mais j’ai envie d’aller voir Agaete et Puerto de Las Nieves, donc je continue sur un sentier qui descend tranquillement, bordé de plantes jaunes, c’est trop beau, quels paysages variés depuis ce matin ! Agaete se rapproche de plus en plus, et la pluie me rattrape. Je me mets à courir (avec mon sac de 12kg sur le dos) en chantant (no rain, no more rain, please no rain !), mais c’est finalement que des petites averses par ci et par là. Je me fais doubler par un trailer, petit joueur ! J’arrive finalement à Agaete à 15h, bien claquée, sur la place du village. Un taxi me dit que la pension est juste dans cette rue, je le remercie mais ne comptais pas dormir en dur mais finalement pourquoi pas ? J’y sonne, demande mais ils sont complets, ça règle le problème.

Then I decide and go, find the good path and go down to Agaete. I drink the powerade that Yeray gave me and eat banana of the restaurant of yesterday, it was my lunch, but I feel so good here that I don't feel the hunger these days. I go down slowly through the pine forest, it's gorgeous, I never tire. I landmark some place to sleep and at 1000m of altitude, I leave the forest for a rocky landscape, with a nice slope of 300m- to reach a crossroads (M. Berbique)  serving San Pedro or Agaete cities. I still can change my mind and just stroll on San Pedro and go up on the forest again, but I want to see Agaete and Puerto de Las Nieves, so I continue my route on a nice descending track, edged by lots of yellow plants, it's so beautiful, what different landscapes I see since this morning ! Agaete get closer and the rain catch me. I begin to run (with my 12kg bag on the back), singing (no rain, no more rain, please no rain!) but finally it's only some few showers. A trailer passes me, little player ! I reach Agaete around 3pm, a little tired, on the main place of the town. A taxi says me that pension is just there, I thank him but won't sleep on an hostel this night, but why not? I dring, ask them, but they are full, so no more questions.

 

vagabondage dans Tamadaba Le carrefour de Berrique

 Magnifique paysage

J'aime ces petites plantes jaunes Vue de cactus

 

Je continue ma route vers Puerto de Las Nieves, qui selon le routard est un magnifique village. Ok c’est sympa mais leur notion de magnifique n’est pas la même que moi. J’en ai vu des choses magnifiques aujourd’hui et le village ne vaut pas cet adjectif. Je dirais agréable à la rigueur, oui. C’est mignon, les maisonnées bleues et blanches. Mais je sens que je vais être déçue en me dirigeant vers les piscines naturelles. Je m’imaginais un peu les bassins de La Réunion mais en fait c’est juste des pierres qui forment des piscines et coupent un peu les vagues de l’océan. Rien de transcendant. Je continue de marcher dans la ville, je suis fatiguée, j’ai mal au dos et surtout, ne repère aucun endroit pour dormir. Je commence un peu à paniquer. Je décide d’aller manger, ça me fera retrouver de la lucidité, et entre dans le resto El Capita (adresse routard), à l’intérieur mais à côté d’une grande baie vitrée avec la vue sur le port. Je prends (pour changer) la petite portion croquetas de poissons (finalement pas si petite cette portion, et servie avec des frites), et une salade de la mer. La salade est vraiment top, même si il y a beaucoup d’oignons. Les croquettes bonnes mais il y en a presque trop, je commence à saturer des croquettes de poissons ! Prix ultra raisonnable, 10€ le tout, avec une bouteille d’eau. En mangeant je réfléchis et je me dis qu’en fait, je n’ai pas envie de dormir ici, j’ai envie de dormir dans la forêt. Seul problème c’est que, contrairement à chez nous où il y a des arbres de 0 à 1500m, ici il n’y a pas d’arbres avant 1000m. Et étant au bord de l’eau, nous sommes à 0. Et il est déjà 17h. Mais je sais ce que je veux. Je rachète une bouteille d’eau et dégage rapidement de cette ville qui me laisse un sentiment bizarre.

I continue my road to Puerto de Las Nieves, which is, according to my guide, a wonderful city. Ok it's nice, but their notion of wonderful is not the same as me. I saw several wonderful today, but this city is not. I will say it's a nice town yes. It's cute, little blue and white houses. But I feel that I will be disappointed when I will see the natural swimming pool. I dreamed up some pools as in La Réunion but in fact, it's only some rocs which block water and create some pool, yes, it's pool, protected from ocean waves, but no really fantastic, and it's crowded. I continue to explore the city, but I'm tired, my bag is heavy on my shoulders and above all, I don't find any place to sleep tonight. I begin to panic. I decide to eat, to recover lucidity, and enter in the restaurant El Capita (address routard), inside but near a large window with a view on the port. I choose (again) some fish doghtnuts (a really huge portion for the little part that I choose), served with frits, and a ocean salad. The salad is really good, even if there are lots of onions. Doghtnuts are fine also but maybe too much and I begin to get bored of doghtnuts. The price is ultra raisonable : 10€ all, with a bottle of water. During this lunch, I think and I realize that I won't sleep here tonight, I want to sleep in the forest. The only problem is that, unlike in France where there are trees from 0 and 1500m, here there is no tree before 1000m. And as we are on a port, we are at 0m. And it's already 5pm, and the sun sets at 6pm. But I know what I want. I buy another water bottle and give off this city where I don't feel well.

 

Cactus et Océan 

Le jour tombe sur Puerto de Las Nieves IMG_1075

 La plage de Puerto de las Nieves 

bonne salade de la mer Croquettes de poissons

J’ai qu’une hâte, installer mon hamac entre deux jolis pins là haut. Les croquettes de poissons m’ont donné la pêche, je marche d’un bon pas et remonte sur les hauteurs de Puerto de Las Nieves, pour essayer d’en faire un maximum avant que la nuit tombe. Manque de pot, je rate une bifurcation, fais 1 ou 2km de rab mais réalise que le chemin descend vers la droite alors que je suis censée remonter sur la gauche. Je galère un peu mais réussis à remonter sur le bon chemin. (Heureusement que j’ai pris la carte de Gran Canaria sur ViewRanger, ça m’a vraiment été utile). Mais ce détour m’a fait perdre du temps de soleil. Je marche de plus belle, mon souffle s'accélère, je sens que je suis fatiguée mais n’y pense même plus, je suis dans une sorte de transe, de toute façon il faut que tu avances, pas d’autres choix possibles. Si tu t’arrêtes, avec le vent qui souffle, tu vas attraper froid, alors continue, c’est simple, un pas devant l’autre, toujours. Je connais le chemin, me mets des étapes, les jolies plantes jaunes, le carrefour. Les pins sont à 1060m, tu es à 700, il te reste le gros coup de cul dans la caillasse et c’est bon. Je monte, regarde la montre en devinant combien de mètres j’ai monté, combien il reste. De temps en temps, je jette un œil derrière moi, je vois les montagnes se dessiner dans la nuit, éclairées par les lumières des villes et la lune. Je jette un œil dans le ciel et là, le spectacle, un magnifique ciel étoilé, aucun mot pour décrire les sensations à ce moment-là. Et c'est d'autant plus beau que c’est toujours plus dur de monter, le vent souffle, je suis trempée. Lève les jambes, éclaire la route avec la frontale, et assure tes pas. Et j’atteins finalement ces bons vieux arbres et je suis sereine, là où je voulais être. J’avance jusqu’au petit coin que j’avais repéré puis installe le camp en vitesse : hamac avec double noeud en 8, je me sèche, mets des habits chauds et me réfugie dans mon sac de couchage, crevée mais tellement heureuse d’être là. A 20h je dors, après une journée tellement remplie de belles images et d’énormes sensations.

The only thing I want is to hang my hammock between two nice pins yonder. The fish doghtnuts give me the force, I walk rapidly and go up on the heights of Puerto de Las Nieves, to cover a maximum of distance before the night. Unfortunately, I miss the good way, do 1 or 2 kilometers and realize that the path goes down and don't lead where I have to go. After few minutes I find the good way to go (Fortunately, I had downloaded the Canarian map on my application ViewRanger and I can check if I am on the right way or not, very useful for this night!). But I lose some day minutes with this detour. I walk, more rapidly, my breath accelerates, I'm tired but I don't think about it. I'm in a trance, actually, I have to walk, again and again, there is no other choices. If you stop, with the wind blowing, you will be cold, so continue, it's quite simple, one step, another step, always. I know the path, set me some steps : the nice yellow plants, the crossroads. The pine trees are at 1060m, you are at 700m. You still have the big rocky ass shot (as we say in French), and it's ok. I go up, look my watch, guessing how meters I did, how meters remaining. Sometimes, I take a look back, see the mountains in the night, lightened by the light of the cities. I take a look at the sky, Waouh, the show is here. A marvelous starry sky, there is no word to describe it, you just have to feel it. And it's all the more beautiful as it's difficult to go up, lift your knees, light the path with the lamp, assure your walk. I reach finally the good old pine tree, and I'm serene, feel good where I wanted to be. I walk until the place I spoted this morning and install the camp: hammock with double knot in 8, I dry myself and wear some hot clothes before refuge in my sleeping bag, so exhaused, but such happy to be here. At 8pm, I sleep, after a day full of beautiful memories and enormous sensations.

Sur les hauteurs d'Agaete

La nuit arrive gentillement

Liens Garmin :

Lundi 06 novembre

 

Mais la nuit dans le hamac ne se passe pas aussi bien que les dernières fois à Mayotte, j’ai du mal à me caler et surtout j’ai froid par en dessous. En fait il faudrait que le hamac soit isolé du froid par le dessous, ou mettre une couverture de survie en isolant. Mais malgré ces sensations pas très agréables, j’aime et profite en regardant la belle lune et les étoiles à travers mon plafond de pins, qui bougent au rythme du vent. Vers 3h j’arrive enfin à bien me caler mais il se met à pleuvoir, j’ai vraiment la poisse, la pluie me suit ! Heureusement c’est plus de la bruine que des averses mais au final mon sac de couchage et mon hamac sont bien mouillés. Je suis réveillée mais j’attends dans mon hamac, somnole, laisse mon esprit divaguer, et décide de bouger du hamac vers les 8h. L’atmosphère est encore brumeuse mais il faut bien avancer, je remballe tout en espérant que le soleil revienne pour faire sécher les affaires. Je décide de dormir en dur cette nuit, soit à Artenara, soit à Tejeda. Mais pour l’instant, il faut retourner à Artenara. Je reprends la route en grignotant mes fruits secs mais c’est dur d’en manger en marchant alors je les range. C’est fou, je n’ai plus aucune sensation de faim depuis quelques jours. Je mange par plaisir et parce qu’il faut, mais cette envie de manger qui me tenace si souvent a disparu. Et j’en profite, c’est tellement agréable de ne pas avoir faim.

But the night in the hammock is not so confortable as I did in Mayotte, I cannot find the good position and I'm cold. Actually, I have my sleeping bag and lots of clothes so I'm hot, but the cold air arrives below. Maybe, I have to add something to isolate (maybe a survival cover, and I have 2 in my bag, but I'm too tired to take and install it). Despite this, I enjoy and look at the nice moon, the star through my pines roof dancing with the wind. Around 3am, I find the good position to sleep, but the rain begins to fall. I'm damned, the rain follows me ! Fortunately, it's a drizzle and not a big rain, but at the end, my hammock and sleeping bag are quite wet. I'm awake, but I wait in my hammock, drowse, let my mind roving, and decide to stand up near 8am. The atmosphere is still misty but I have to walk, I pack up all my stuff, hoping that the sun breaks this afternoon to dry my things. I decide to sleep on a bed tonight, either in Artenara, or in Tejeda. But for now, I have to go back in Artenara. I take the road again, mutching my nuts but it's not easy to eat nuts during walking. It's crazy, I do not feel any hunger these days. I eat by pleasure and because I have to, but this hunger, that is always here usually, has been disappeared. I enjoy it, it's so pleasant to not be hunger.

 

Coucou du hamac Joli coin nuit, n'est-ce pas?

 

Je remonte dans la forêt et rejoins la route, puis suis les pancartes pour Artenara (annoncé à 10km) en empruntant des petits sentiers, toujours dans la belle forêt Tamadaba. A un endroit je décide de ne pas suivre les pancartes et de prendre une variante qui passe près d’un barrage et qui a l’air plus sympa (et surtout avec plus de dénivelé : 300m- puis 300m+) et j’ai bien fais, j’ai une magnifique vue sur le barrage de Lugarejos. je repère un rocher sur lequel je me verrai bien faire une pause et manger ma dulce à la coco (t’as vu j’ai bien fais de l’acheter). En plus le soleil pointe son nez, que demande le peuple ! Après cette douceur, je repars, descends au barrage, me change pour troquer le collant pour le short et remonte dans la forêt. C'est dur dur dans les cuissots quand même ! Le chemin est beau, avec la vue sur la vallée et le barrage. Et je suis seule, c’est tellement agréable, je n’ai plus croisé personne depuis la veille à Puerto. Je rejoins la route et suis les chemins qui la suivent de loin. J’aperçois de nouveau le joli oiseau noir et blanc avec la queue rouge et essaie de le prendre en photo. Artenara se rapproche, une dernière montée de 200m+, et je retombe dans la vallée. Il reste quelques kilomètres de piste pour rejoindre Artenara, mais je vois des feux au loin, j’espère que je peux passer. Je demande, le pompier m’assure que ce sont seulement des feux de contrôle et j’arrive à Artenara vers 12h, en faisant des détours pour trouver le centre de la ville. Je cherche l’office de tourisme mais apprends qu’il n’existe pas (Routard que dis-tu ?) mais on me dit d’aller au musée etnografico Casas Cuevas qui sert d’office de tourisme. Je suis accueillie par une gentille jeune dame, lui demande d’appeler l’auberge d’Artenara, mais ça répond pas, donc je décide de dormir de nouveau à Tejeda ce soir. Je lui demande de réserver chez ma abuela, c'est fait !

I go up on the forest, reach the road, and follow the sign for Artenara (around 10km), by taking some little paths, in parallel of the road, always on the nice Tamadaba forest. Then, I decide to stop following the signs and take another path that I see on my ViewRanger app. This path should go near a dam and seems to be nicer (and also, with more drop : 300m- then 300m+). And I was right to take it, I have a superb view on the Lugarejos dam. I make a break on a roc, with the nice view on the dam, and eat my coco sweet (you see, I was right to buy it yesterday). Moreover, the sun goes here, what's more? After this sweeted moment, I walk again and go down near the dam, change my clothes, swap my tight for my short and go up in the forest. My legs are tired ! but the single track is nice, with the view on the valley and dam. And I'm alone, it's so appreciable, I haven't see anymore since Puerto de las Nieves yesterday. I reach the road again and follow the paths along it. I see the nice little black and white bird, with the red queue and try to take it into pictures. Artenara is not so far, a last climb of 200m+ and I arrive on the Artenara valley. Again few kilometers on a white route to reach Artenara, but I see some fires, I hope I can pass. I ask to fireman and he says me that it's only control fire. I'm in Artenara around 12pm, and try to find the center of the town. I search the office tourist but learn that there is no office (guided book, Routard, what are you saying?) but some people says me to go the the etnografico Casas Cuevas museum, for information. I'm welcomed by a nice young woman, and ask her to call youth hostel of Artenara (but no answer) so I decide to go back to sleep in Tejeda tonight. I ask her to book the night in my abuela, it's done ! 

 

Belle fleur IMG_1136

IMG_1167 Vue sur le barage de Lugarejos

Barrage de Lugarejos

petit oiseau canarii Retour dans la vallée d'Artenara et ses Roque

 

Plus qu’à retourner à Tejeda. Je squatte le wifi du musée et discute avec Maman et Yeray. Il me propose de m’emmener à Tejeda, et de faire autre chose, parlant du roque de Nublo qui est dégagé depuis cette aprèm. Je vais manger en attendant qu'on se mette d’accord, dans tous les cas, je dois rejoindre Tejeda, soit en marchant (2h apparemment), soit avec lui, car il n’y a pas de bus. Je vais manger dans le resto La Esquina (adresse routard), ils ont que 2 tables en terrasse, c’est dommage avec ce beau soleil, donc je mange à l’intérieur avec quand même une jolie vue sur la vallée. Je prends un avocat-gambas en entrée mais ils ont mis beaucoup trop de sauce à la crème bizarre et un potage de légumes (du même genre que celui de Teror), très bon. Je repasse au musée pour me mettre d’accord avec Yeray, il me prend à 16:30 au centre ville. En attendant, je visite le musée qui explique comment les gens vivaient dans les maisons creusées dans la roche. Je monte à un mirador admirer la vue, passe dans la boutique Arte Gaia pour regarder leur produit, j’achète un petit magnet souvenir. Je me pose à un autre mirador, et range mon sac, ça devient le bordel avec les affaires propres, les trucs commencés, qui puent mais que je peux et doit continuer à mettre (mon pull) et les affaires vraiment sales. Yeray me prend à 16:30, sa voiture toute mouillée, apparement il pleut encore à Teror ! Et il me pose à Tejeda après m’avoir montré une jolie cascade, mais elle serait encore plus jolie avec de l’eau ! Gran Canaria est asséchée apparemment. On discute un peu mais je me sens un peu mal de lui avoir fait faire toute cette route juste pour m’emmener, bien qu’il dise qu’il le fait avec plaisir, qu’il aime bien l’aventure que je suis en train de vivre. Je retourne donc chez ma abuela, je sonne, "un momento por favor", et 2’ plus tard elle m’ouvre (comme un air de déja vu). Elle me donne une autre chambre, sans la jolie vue et un peu moins bien tenue que celle de la dernière fois. Je prends une douche mais l’eau chaude n'en fait qu'à sa tête. Et je me rachète deux petites dulces pour le déjeuner de demain. Je vais ensuite au resto du wifi : la Cueva de la Tea, pour y manger cette fois. Je tente la ropa vieja, plat local composé de pois chiches et viande effilochée, c’est très bon. Puis ma technique perso me donne un flan à l’amande en guise de dessert. Why not, c’est pas mauvais, de toute façon les trucs à l’amande moi j’aime toujours. Je squatte encore le wifi et me laisse tenter par un petit verre de ronmiel. Une des serveuses me reconnaît, me fait un clin d’œil en me voyant boire mon verre. Heureusement que je reste pas plus longtemps car j’ai déjà une réputation. Le serveur m’offre un deuxième verre gratis, gracias. Il n’est que 20h mais après une journée comme celle-là, c’est au lit direct.

Then, next step is Tejeda. I squat the wifi in the museum and talk to Mummy and Yeray. He proposes to drive me to Tejeda and go somewhere, speaking about Roque del Nublo, which is cloudless today. I go to eat waiting his answer. In all cases, I have to go in Tejeda, either by walking (around 2 hours), either with him, because there is no bus today. I eat on the restaurant La Esquina (address routard). They only have 2 tables outside, too bad because there is a nice sun, so I eat inside but with a nice view on the valley. I order an avocado-shrimp but they put too much creamy strange sauce, and then a vegetable soup (the same as in Teror), quite good. I go again at the museum to agree with Yeray: he will take me at 4:30pm at Artenara. Until 4:30, I visit the museum which explains how people were lived on house dug into the rock. I look at the view from a mirador, go into a shop Arte Gaia to look at their products and I buy a cute magnet. I sit down on another mirador and tidy my bag. It becomes messy ! between clean clothes, other clothes that stink but I have to wear again (like my pink jacket) and some other really dirty. Yeray takes me at 4:30, his car is wet, apparently, it rains again in Teror ! He throws me in Tejeda after showing me a beautiful cascadia, but it will be ever more beautiful with water ! Gran Canaria is dried apparently. We discuss a little but I'm quite guilty because he comes here only to drive me from Artenara to Tejeda... even if he says that he did it with pleasure, because he likes the adventure that I'm living. So I go back in Hostal Tejeda, with mi abuela, I ring, "un momento por favor",  and 2 minutes after, she opens me the door (like an air of déja vu). And she gives me another room, without the view on the valley and quite less well than the other. I take a shower but the hot water has difficulties to go and stay. And I buy two other little dulces for tomorrow breakfast. Then I go on the restaurant with wifi la Cueva de la Tea, to eat today. I try the ropa vieja, local meal with chickpea and pulled meat, it's really good. Then I used my personal technic and it provides me an almound flan as dessert. Why not, it's quite good, in any case, I love all meal with almounds. I surf on the net and give it a try with a glass of ronmiel. One of the waitress was already there the day before and recognize and give me a wink. I'm here only 2 nights and people recognizes me as a rum drinker already ! Maybe if I stay here another night, they will offer me the meal?! The server offers me a second glass, Gracias ! it's only 8pm but after a day like this, I have to go to bed to be ready for tomorrow. 

 

La cascade de Tejeda, un peu sèche...

délicieux Roja Vieja a la Cueva de la Tea Flan à l'amande

Lien Garmin: Tamadaba -> Artenara

 

Mardi 07 novembre

 

Couchée tôt, levée tôt, réveil à 5h30. Dommage que le jour ne se lève pas aussi tôt que moi. Je déjeune mes deux petites boules dulce : de la pâte d’amande enrobée de chocolat au lait pour l’un et chocolat blanc pour l’autre. C’est bon ! Je fais mes étirements sur le mirador face aux deux Roque bien dégagés, le vent est tombé, une belle journée s’annonce. Je vois bien que le Roque Nublo me nargue, ne t’inquiète pas, j’arrive ! J’attends juste 9h pour racheter deux nouvelles dulces : une petit en pâte d’amande que j’engouffre direct et une autre pour la route. Je refais le plein d’eau et c’est parti. Je descends dans Tejeda pour remonter à las Casas del Lomo, ça monte déjà bien pour le début de la journée. Je dérange quelques oiseaux qui s’envolent sur mon passage, ça fait un joli bruit je trouve. Puis le chemin devient à peu près plat, pour contourner le massif du Roque jusqu’à La Culata. J’avance de bon pas car je ne veux pas que les nuages me jouent un drôle de tour et viennent s’inviter à mon rencard avec le Roque Nublo. Je croise aussi de jolis moutons qui ont l’air tout doux. Après un bon coup de cul pour sortir de la Culata, le chemin monte encore pour monter au Nublo. Tiens, une porte dans la roche, c'est original, ça me fait sourire, je me dis qu'il est pas dans la merde s'il doit aller acheter une baguette au village. Et le sentier continue avec des allées de pins. Je n’ai encore croisé personne en marchant pour l’instant vu que je fais le tour par un chemin que les gens n'empruntent pas. Mais au bout d’un moment je croise des gens. Un couple d’allemand qui prend en photo un faucon, il m’explique qu’il en existe de plusieurs espèces ici à Gran Canaria. On discute un peu, je leur vante les mérites de la forêt de Tamadaba. Puis en se rapprochant du Nublo, de plus en plus de monde, donc on ne prend plus la peine de discuter avec eux, on sort juste un "Ola!", puis tellement de gens que tu dis même plus "Ola!".

Go to sleep early, wake up early, at 5:30. So bad that sun doesn't get up as early as me. I breakfast my two little balls dulce : some almond paste coated of milk chocolate for one and white chocolate for the other. They are good ! I do some stretching on the mirator in front of the two Roque, cloudless, the wind is gone and a nice day is announced. I see that Roque Nublo taunts me, don't worry, I come ! I just wait 9am to buy again two new dulces: a little with almond paste that I eat directly and a second for later. I buy some water and let's go. I go down in Tejeda to go up in las casas del Lomo. It's already difficult for the beginning of the day. I perturb some birds that fly when I pass, it makes nice sound, I like nature sound. Then the path begins to be straight to get around the Roque Nublo until La Culata. I try to walk rapidly because I don't want that clouds play with me and will be there for my rendez-vous with el Nublo. I see nice sheeps, they seem to be so smooth. After a little steep portion to leave La Culata, the road still goes up to reach the Nublo. Oh a door inside the roc, it's strange, it makes me smile and I think that the guy should be embarassing if he should to buy some bread below on La Culata. And the road continues with some pines driveways, I saw nobody for the moment because I take a road that people who go esto el Nublo by car (and little walk) won't take. But after, I see a couple of germans, who takes in pictures a falcon on a tree. We discuss a little, he explains me that there are two sort of falcons, here it's a normal but there is another more atypic. I tout the merits of Tamadaba forest. Then by geting closer to el Nublo, I see more and more people, so I don't discuss with them, just throw an "Ola!", and after, so many people so I don't even say "Ola!" anymore.

 

le Roque Nublo m'attend Cruz de Tejeda est dégagée !

Quelqu'un a eu un petit creux ici, hum les amandes ! Roque Nublo et forêt de pins

Roque Nublo sous tous les angles Roque Nublo sous tous les angles

Waouh, il me narguait ces derniers jours, je lui ai tourné autour toute la matinée et le voilà enfin. Il est beau ce rocher tout droit dressé. Je prends des photos, je ne suis pas la seule d’ailleurs. Je me rapproche, me mets à son pied, admire le paysage, la vallée de Tejeda, le Roque Bentayga qui semble tout petit d’ici. Je prends le temps, savoure l’instant en même temps que ma pomme, hija de los Alpes ! Des gens se prennent en photo sur un rocher, j’essaie de caler mon téléphone sur mon sac pour faire de même mais un couple voit que je galère et me propose de me prendre, c’est gentil. Je ferai de même avec un mec qui essayait de se prendre devant le Roque. Je repars doucement après avoir fait le plein de photos souvenirs dans mon téléphone, mais surtout dans ma tête. Je me pose un peu plus loin et mange ma dulce à l’amande en guise de repas. Puis je repars, la prochaine étape est d’atteindre Garañon, un endroit proche du Pico de Las Nieves (sommet de l’île culminant à 1940m) avec des aires aménagées pour le pique-nique et le camping. 

Here I am, waouh, he taunted me for few days, I turn around it all the morning and it's here now. It's simply splendid, this Roque, straight up. I take some pictures, I'm not alone of course. I bring closer and sit down at it base, look at the landscape, the Tejeda valley, Roque Bentayga seems too small from here. I take my time, enjoy the moment, and my apple, hija de los Alpes ! Some people takes pictures on a roc in front of the valley, I try to do the same but my phone is not stable on my bag, so they propose to take me, it's nice. I will do the same for a guy who tried to take him in front of the Roque. Then I go back, slowly, after lots of pictures, stored in my phone but above all, in my mind. I don't want to quit it but I have to walk. I sit down few meters after to eat my little almond dolce as lunch. Then I go, the next step is to reach Garañon, a place near the Pico de Las Nieves (top of the island, at 1940m) with some equiped area for camping.

 Roque Nublo y su hermano

contemplation Coucou ! Pico Las Nieves au fin fond

J’ai de nouveau rendez-vous avec Yeray qui m’avait proposé d’aller au sommet ce soir, mais on ne s'est pas confirmé quand et où se retrouver, et sans wifi ni réseau, impossible de le joindre. Je redescends au parking où tous les gens venus en voiture sont garés puis prend un sentier pour éviter de longer la route. Sympa leur sentier, tu montes de 100m+ et redescends pour éviter 500m de route ! Mes pauvres jambes, je vous maltraite. Puis je traverse le barrage Presa de los Homos, complément sec mais néanmoins joli. Puis j’arrive doucement dans les alentours de Garañon, j’explore un peu toute la zone, il y a plusieurs aires de camping possible. Arrivée à la dernière, je vois des gens et leur emprunte leur téléphone pour appeler Yeray et confirmer notre rdv : A 18h, mais je n’ai pas compris où ! J’improviserai. En attendant, il est 15h, il fait beau, j’ai un hamac et des hordes de pins me narguent et n’attendent qu’une chose, que je les enserre de mes cordes pour profiter pleinement de la belle vue sur le Roque Nublo droit devant. Là je me dis que la vie est vraiment belle et l’aventure magique, j'ai l'impression d'être dans une autre dimension. Je m’installe dans mon hamac, enlève les baskets, que ça fait du bien ! Et j'admire la vue. Je remets mon collant car malgré le soleil, le petit vent amène de la fraîcheur, il faut dire qu’on est quand même à 1700m d’altitude aussi. Je bouquine mon livre de Tesson, me retrouve bien dans certaines de ses anecdotes, fais une micro sieste, grignote mes fruits secs. Et le temps passe vite finalement.

I have a new rendez-vous with Yeray, who proposed me to go to the top tonight, but he didn't really confirm where and when we meet, and without wifi or network, I can't join him. I go down to the park where all this people are come in car to see the Roque and take a little road to avoid the main road. They are nice with their little paths, but you go up 100m+ and go down 100m- just to avoid 500m of main road ! My poor legs, I mistreat you. The I cross the dam Presa de los Homos, totaly dry but beautiful. Then I reach slowly around Garañon, I explore the zone, there are different camps area possible. Once I reach the last one, I see a family and ask their phone to call Yeray and confirm our rendez-vous. He says me at 6pm but I don't really understand where. I'll improvize. Meanwhile, it's 3pm, the sun is here and I have a hammock and lots of pines are taunting me and wait only one thing : that I grip them with my ropes to fully enjoy the nice view on the Roque Nublo just in front of. And here, I believe that life is really beautiful, and adventure is magic, I have the feeling to be in another dimension. I install my hammock, leave my baskets, hum so confortable. I enjoy the landscape. I put my tight because despite the sun, there is a little wind that brings some freshness, actually, we are at 1700m. I read my book (Tesson), in some of these anecdotes, I have the feeling that he wrotes this sentence for me, for this moment, it's really heady, I do an afternoon snooze, eat some nuts and finally the time flies.

Ca donne fin tout ça, une petite dulce?

Barrage de los Homos petit coin sieste, sympa non?

A 17:15 je remballe le camp et essaie de trouver un moyen de ne pas rater Yeray. Je rejoins la route et tombe sur un resto. Si j’avais su, je serais venu casser la croûte ici. Je leur achète de l’eau, et me dis que si Yeray arrive de Teror, il passera forcément par cette route, alors j’attends. Une des serveuses du resto s’inquiète pour moi, me demande si j’ai une voiture parce que la nuit va tomber. Haha pour une fois je n’ai pas peur de la nuit qui tombe, j’ai repéré plein de coins sympas pour dormir. Mon plan a marché, Yeray passe par là et me prend au passage pour aller admirer le coucher de soleil au sommet de l’île. On arrive de justesse pour les jolies couleurs. Et on admire, tout simplement. On discute un peu aussi. Le soleil se couche derrière les Roque Bentayga et Nublo, au loin, on voit encore El Teide qui s’invite dans le panorama. Il commence à faire frais, on redescend et il me pose dans une aire de camping, et on se dit un dernier adieu. Je commence à m’insérer dans la forêt pour trouver deux arbres qui m’inspirent, mais en m’éloignant un peu, je déclenche des aboiements de chiens, vraiment très près. J’avoue que ça m’a bien fait flipper, je repars d’un pas vif, en éteignant la lumière, vers la route pour rejoindre l’autre coin qui semblait sympa et même mieux pour le dodo. Je longe la route 5’ en espérant ne pas croiser de voitures, je n’ai pas confiance aux hommes. Je m’insère dans le coin camping, passe les toilettes et compte 50 pas pour installer mon camp. Oui c’est calme, c’est parfait là. Pas trop loin des toilettes au cas où il se mette à pleuvoir, il ne devrait pas mais on a aperçu des éclairs au loin tout à l’heure et je me dis qu’avec mon statut reine de la pluie, je suis capable d’attirer l’orage ! J’installe mon hamac, sac de couchage et c’est parti pour une bonne nuit. A 19:30, je suis installée dans mon hamac, prête à dormir mais j’ai plus tant envie de dormir d’un coup. J’ai même un peu faim. J’admire la vue, j’adore, le ciel étoilé, les pins tout autour. Des sensations qui resteront longtemps gravées dans ma mémoire. Je passe encore une nuit pas extra reposante, j'ai froid, je n'arrive pas à trouver la bonne position, mais le ciel est tellement beau que je m’en fous !

At 5:15pm, I pack up the camp and try to find a way to not miss Yeray. I go on the road, and reach a restaurant. If I had known it, I would have come here to eat something. I buy them some water and think about if Yeray comes from Teror, obviously, he will pass by this road, so I wait. One waitress leaves the restaurant and is worry for me, asks me if I have a car because the night is coming. Haha, for once, I'm not afraid of the night, I've spot so many places to sleep tonight. My plan works, Yeray passes here and takes me by the way to go to contemplate the sunset at the top of the island. We arrive just for the nice colors. And we contemplate, quite simply. We discuss also, the sun disappears behind Roque Bentayga and Nublo, and far away, we distinguish El Teide. It begins to be cold, so we go down, he poses me on a camp area, and we say a last farewell. I begin to walk in the forest to find two trees that inspire me, but suddenly, I hear dogs barking, very close. I confess that it afraids me and I turn off the light and go back quickly on the road to go in the other place that I spot. I walk 5 minutes on the road, hoping that I will not cross some cars because I'm more afraid of humans than animals here. I go on this second camp place, pass near the toilets and count 50 steps to install my camp. Yes it's perfect here, quiet. Not so far from toilets if the rain falls even if it should not rain but we see some flash far off and I believe that with my status "queen of the rain", I'm able to attract the storm. I hang my hammock, sleeping bag and let's go for a good night. at 7:30pm I'm installed in my bed, ready to sleep but actually, I don't want to sleep now. I'm a little hunger. I contemplate the view, I love it, the starred sky, green pines around. Some feelings that will be ingrained in my memories. The night passes, not really restfully, I'm cold, I have some difficulties to find the good position, but the sky is so beautiful that I don't care ! 

 

Coucher du soleil depuis Pico Las Nieves

Coucher du soleil depuis Pico Las Nieves

 Lien Garmin : Tejeda -> Garañon

 

Mercredi 08 novembre

 

Je me réveille à 5h et ne me rendors plus. Mais je ne peux pas partir maintenant, j’ai rendez-vous avec le soleil au Pico Las Nieves pour le petit déjeuner. Si j’arrive trop tôt, je vais vraiment me cailler. Je décide donc de lever le camp à 6h en estimant à 45’ la montée au sommet. Il fait encore bien nuit quand je pars, et le chemin se fait un peu discret au début, je le perds, le retrouve plusieurs fois et perds un peu de temps. J’accélère (enfin j’essaie) pour ne pas rater le lever de Râ. J’arrive finalement un peu avant 7h au sommet et peux admirer le lever du soleil, mais c’est un peu moins joli car les bâtiments de la zone militaire gâchent un peu la vue. Et le vent souffle fort ! Je repasse de l’autre côté et admire la vallée se gorger de soleil, tout doucement. J’en profite pour petit-déjeuner mon dernier paquet de Blévita (au chocolat !) qui traînait dans le sac et que je gardais en cas d’urgence. Hum je les savoure bien en tout cas. Après 1h30 d’observation du lever du soleil (il prend son temps ici), je commence à être vraiment gelée et décide de reprendre ma route.

Then I wake up at 5am and don't sleep again. But I can't leave now, I have a rendez-vous with the sun at Pico Las Nieves for the breakfast. If I arrive at the top early, I will be frozen. I decide to leave this nice sleeping place at 6am, estimated 45 minutes to go to the top. it's night when I begin to walk and the road is discreet at the beginning, I lose it, then find it, several times and I lose some time. I speed up to not miss the raise of Râ. I reach the top quite before 7am and can look at the sunrise, but it's less beautiful that the sunset because there are some buildings of the military zone in front of the sun. And the wind is blowing very hard. I sit down on the other side and look at the valley becoming sunny, slowly. I take the opportunity to eat my breakfast with my last pocket of chocolate Blévita that was in my bag and I kept in case of emergency. Hum, there are good ! After 1 hour and half of watching the sunset (it takes it time here), I begin to be really frozen and decide to go on the road again.

 

Dodo en hamac à 1700m => réveil matinal ! coin nuit

Lever de soleil du Pico Las Nieves

Tranquille au Pico Las Nieves

 

Étape de descente aujourd’hui, il faut que je rejoigne Tunte (San Bartolomé de Tirajana). C’est pas très loin à vol d’oiseau mais ça fait beaucoup de dénivelé négatif. J’abandonne donc mon Pico Las Nieves et attaque cette descente, doucement au début parce que j’enlève des couches au fur et mesure que le soleil me rattrape. A un moment donné, on a une nouvelle vue sur le Roque Nublo. Je l’admire une dernière fois puis je passe devant une pancarte indiquant la Ventana del Nublo. intriguée par cette fenêtre, je décide de faire le petit détour de 300m et découvre un joli roc en forme de fenêtre donnant sur mon joli Roque Nublo. J’en profite pour m’arrêter un peu, écrire, apprécier la vue. Puis repars, c’est pas l’tout mais il faut quand même que j’arrive à Tunte pas trop tard pour avoir le temps de manger et de descendre ensuite sur Maspalomas. Je quitte une dernière fois cette jolie forêt de pins pour être découvrir un paysage un peu plus rocailleux, en suivant une piste de pavés pour atteindre Cruz Grande. Je croise un peu plus de randonneurs ce matin, Tunte est une ville de départ de pas mal de randos. Le soleil tape, je me protège la tête avec mon tissu mahorais. J’encourage les gens qui sont en train de monter, ça va pas être facile ! Mon chemin à moi continue de descendre, plus ou moins fortement, à l’abri des arbres ou en pleine cagna. Et je rejoins finalement Tunte, vers les 12h. Je traverse la ville pour atteindre le centre, et décide d’aller m’acheter de quoi grignoter à la Panera de Tunte (adresse Routard). Je prends du pain et deux belles tranches de mortadelle, et dévore mon sandwich improvisé sur leur terrasse au soleil, j’avais la dalle ! Une fois repue, je vais quand même vérifier les horaires de bus pour Maspalomas, ok le prochain est à 14h, J’ai encore le temps de me poser, repasse à la boulangerie et prends une dulce, la spécialité étant la tarte aux amandes, j'en commande une avec un chocolat chaud. La tarte ressemble plutôt à un gâteau, très dense mais très bon et encore meilleur en plongeant les morceaux dans le chocolat ! Je traine ensuite dans la ville pour visiter mais je suis un peu fatiguée et le moral commence à s’étioler, je sens que la fin de l’aventure commence. Fini de marcher sans savoir où aller. Ça m’attriste un peu.

Step of the day : going down. I have to reach Tunte (San Bartolomé de Tirajana). It seems to be close from el Pico Las Nieves but there are around 1000m to climb out. I leave this nice Pico and begin to walk, slowly because I make some breaks to remove clothes as and when the sun appears. We arrive at a crossroads with a new view on el Roque Nublo, nice. I contemplate it a last time and pass near a sign indicated me "Ventana del Nublo". Intrigated by this window, I decide to make a detour of 300m and discover a nice window-shaped roc with a view on my nice Roque Nublo. I enjoy this moment, make a break, write. Then I go back, I have to reach Tunte not too late to eat something and go to Maspalomas then. I leave a last time this nice pines forest and I'm welcomed on a rocker landscape, following a paved road to reach Cruz Grande. I meet some walkers today, Tunte is great town to start lots of walk. The sun is here, I protect myself with my tissue and I encourage people who goes up in the mountain, it will not be easy for us. My road continues to go down, more or less, under the trees or under the sun. I reach finally Tunte around 12pm, stroll on the city to reach the center and buy something to snack at la Panera de Tunte (address routard). I order a bread and 2 nice slices of mortadella and devour my bocadillos on the place under the sun, I was hungry ! Once my stomac full, I check timeline of bus going to Maspalomas, ok, the next is at 2pm, I have the time. I go again on the bakery, and order a dulce, the speciality is almond tart, with a hot chocolate. The tart looks like more a cake, quite heavy but really good and better when I immerse it on my chocolate. Then I stroll on the town to visit but I'm tired and begin to be depressed, I feel that the adventure is ended. The end of walk without knowing to go. I'm quite sad. 

jolie forêt Tchao EL Pico

La ventana del Nublo Contemplation

Vallée de Mogan Tunte

un sandwich bien mérité gateau aux amandes et chocolat chaud, humm !

 A 14h je prends le bus qui descend sur Maspalomas, on aperçoit la mer, les dunes au loin et la ville très touristique qui se rapproche. Le bus me pose au terminus à Faro de Maspalomas. Quel décalage entre ici et l’endroit où j’ai dormi cette nuit, deux mondes opposés. Ici on voit les hôtels 5 étoiles, les gens qui glandent sur leur transats au bord d’une piscine alors que l’océan est à côté, les magasins de luxe, tout ce que j’aime quoi ;-) mais bon il y a des dunes qui ont l’air vraiment jolies alors on va se diriger par là. Je marche sur la plage de Maspalomas, et au bout d’un moment les gens n’ont plus de maillot, tous à poil ! J’avais entendu parler d’une plage naturiste donc je suis pas choquée mais en avançant, encore et encore, je m’aperçois que cette partie naturiste ne s’arrête jamais ! Et je commence à en avoir marre de marcher, j’ai envie de poser mon sac et sauter dans l’eau. Donc au bout d’un moment, il y a un peu moins de monde, un couple en maillot, je décide de me poser là. Je me change et court en direction de l’océan, que ça fait du bien ! Elle est bonne, rafraîchissante mais pas froide. Je fais deux trois brasses, détends les muscles et retourne siester sur ma serviette tranquillement. Puis je décide d’aller voir ces fameuses dunes, reprends mon BB (Big Bag, son petit surnom) sur mon dos, et dépasse encore quelques tout nus pour rejoindre ces belles montagnes d’or. C’est vrai que c’est magnifique, on s’imaginerait en plein désert (même si je ne suis jamais allé dans le désert). Je ne me lasse pas de marcher dans le sable, c’est agréable en plus il n’est pas collant. Seul petit bémol, la plage et les dunes sont quand même un peu sales, pas mal de mouchoirs en papier qui trainent par terre, je trouve ça désolant. Au bout d’un moment je me pose au dessus d’une dune et cède à la tentation de me lancer et faire des rouler-bouler pour descendre la dune. C’est jouissif ! Mais ça s’enfonce moins que dans la neige, c’est même facile à courir dedans. Et je reste assise en haut de ma dune, regardant de loin l’exode des tout nus repartant à leur hôtel avec le soleil qui descend petit à petit en direction du phare, au loin. Je m’amuse à faire des photos mais n’est pas vraiment douée avec ce retardateur. Je réfléchis et admire, une de mes occupations principales pendant ces vacances. Être en admiration devant la beauté des choses naturelles, principalement des paysages parce que j'ai de loin préferée la vue des paysages naturels aux hommes dans leurs habits d'Adam.

At 2pm, I take the bus to Maspalomas. We see far away the sea, the dunes and high-touristic city getting closer. The bus throws me at the end of the line, at Faro de Maspalomas. Which gap between here and the place I slept this night: 2 opposite worlds. Here, there are 5-stars hostels, people who stays on their deck chair by the swimming pool whereas ocean is just next to the hostel, some luxuous shops, all that I love. (ironie!) But there are the dunes, and its seem to be very beautiful so I will directly go into its. I walk on the Maspalomas beach, and after a moment, people doesn't have swimsuit, all naked ! I've heard that there is a naturist part so I'm not shocked but by walking, again and again, I see that this naturist part doesn't end ! And I begin to be bored to walk, I want to leave my bag and jump into the water. So after a moment, there is less people, a not-naked couple, I decide to stay here. I put my swimsuit and run until the ocean, what's good ! Water is perfect, fresh but not cold. I swim several minutes, unbend muscles and go back to my towel to rest quietly. Then, the afternoon flies and I decide to visit this famous dunes, take my BB (Big Bag, it little surname) on my back, pass some naked people and reach these beautiful gold mountains. Indeed, there are really splendid, we imagine on the desert (even if I've never been on the desert). I'm not bored to walk on the sand, it is sweet and not sticky. The only problem is that beach and dunes are quite dirty, there are lots of papers on the floor, I believe it's sad. Then, I sit down at the top on one dune and yield to temptation to jump from the top to the bottom of the dune, run and roule, it's pleasurable. but it's not the same sensation that in the snow, less depression, more easy to run inside. I stay on the top of my dune, looking far away exodus of naked men going back to their hostel, while the sun is setting slowly on the lighthouse overthere. I have fun taking some pictures but I'm not really good with the self-timer. I think about life and contemplate : one of my main occupations during these holidays. Contemplate the beauty of natural things, mainly landscapes because I largely prefer the naked landscapes than naked men !

Les dunes de Maspalomas Les dunes de Maspalomas

mon cadeau ceinture, du aguas de Teror Trail à droite, c'est moi qui ai dévallée dans la dune !

Est-ce cela, courir à l'aventure?

Le soleil descend et il est temps de rejoindre la ville pour prendre une petite douche (j’ai du sable partout avec ces conneries maintenant, et plein dans ma montre, j’espère que ça ne va pas l’abîmer) puis pour trouver un coin pour manger et faire le plein d’eau pour la nuit. Je suis assez déçue des restaurants au bord de la plage. Les prix sont plus élevés que dernièrement et les cartes ne me tentent pas. Trop de choix, sûrement pas des produits de bonnes qualités. Je déambule pour trouver le bon et finalement décide de m’arrêter au resto italien qui passe le hand sur leur écran ! Pour une fois qu’il y a du hand à la télé ;-) je m’y pose, commande la salade de la mer (14€) avec une focaccia (enfin plutôt une pizza avec pour seule garniture de l’huile d’olive et 3 herbes qui se courent après). Je recharge mon téléphone, et m’amuse devant le hand. Je profite également du wifi tout en sirotant un énorme verre de rhum Arehucas (sans miel cette fois). Je prends mon temps, car le verre est vraiment gros, puis repars dans les dunes pour trouver un coin adapté pour la nuit. Je marche, la tête tourne un peu, mais je trouve finalement le coin idéal, deux dunes qui se rejoignent et forment une petite cuvette d’un mètre sur 4 environ, juste de quoi poser mon paréo, ma serviette, de me glisser dans mon sac de couchage, de voir passer une étoile filante et de me laisser emporter dans ma dernière nuit aux Canaries.

The sun sets and it's time to go on the city to take a shower (I'm full of sand with this idiocy now, and lots in my watch, I hope it will not damaged it), then I have to find a place to eat and to buy water for the night. I'm quite disappointed by restaurants near the beach. Prices are high and menus are not appetizing nor original. So many choices so certainly not high-quality products. I stroll to find the good one and finally stay in an italian pizzeria because handball are on their TV ! In France, there is never handball on TV (except when french team plays the Europ or world finals). I sit down, order their ocean salad (14€), with a focaccia (actually, a pizza with only olive oil and 3 herbs). I plug my phone to recharge it and appreciate handball at TV. I use also the wifi by drinking a big glass of rum Arehucas (no ronmiel tonight). I take my time because the glass is really big and go back to the dunes to find a place to sleep. I walk, my head is spinning but I find a really nice place, two joined dunes forming a little bowl of 1 / 4 meters nearly, lay my tissue, my towel, and slip inside my sleeping bag. I just see a nice shooting star and let me bring on my last Canarian night.  

dernier coin nuit avant de retrouver mon lit

 

 

Lien Garmin : Garañon -> Tunte

 

Jeudi 09 Novembre

 

Je me réveille autour des 4:30 du matin, je n’ai pas eu froid cette nuit mais je reste bien au chaud dans mon sac jusqu’à 6h puis lève le camp. Je monte sur une dune un peu plus loin et me fais des petits étirements yoga en attendant que le jour se lève. C’est vraiment une ambiance zen. J’essaie même de me rappeler les pas de Tai-Chi que j’avais fais lors d’un cours de stretching la semaine dernière. Puis j’abandonne les dunes et marche au bord de l’eau. Les vagues claquent sur la plage, il n’y a presque personne, juste quelques joggers qui font leur sortie matinale. J’avance et décide de me baigner mais me rapproche le plus près possible de la douche pour ne pas rester trop longtemps mouillée, il ne fait pas si chaud et le soleil n’est pas encore levé. Voilà, là c’est bien. Je pose mon sac et mets mon maillot. Un mec arrive, pas loin de moi, serviette à la main, il va aussi se baigner. L’idée de me baigner toute nue avait effleurée mon esprit mais j’hésitais. Je me dis donc que si le mec se met à poil, moi aussi. Et là, il retire son short. Je n’ai qu’une parole, allez, j’enlève ce maillot mouillé désagréable et cours rapidement me plonger dans l’océan. J’avoue que c’est quand même super agréable de se baigner tout nu ! J’admire les nuages prendre les couleurs du jour qui se lève et sors de l’eau 5-10 minutes après, renfile mon maillot vite fait et pars prendre une bonne petite douche pour être fraîche pour la journée de voyage qui s’annonce.

Je me rhabille, range une dernière fois mon sac et repars en direction de la station de bus de Faro de Maspalomas. J’achète une tablette de chocolat pour accompagner le pain que j’avais acheté hier, et me fais un copieux petit déjeuner. Ça y est les vacances sont finies, j’ai de nouveau envie de m’empiffrer. Je monte dans le bus et c’est parti pour longer la côte Est de l'île que je n'ai pas visité et nous déposer à l’aéroport. Checkin, on remet les habits chauds, on traine dans le duty free pour essayer de trouver quelques souvenirs, gâteaux, bouteille de rhum et c’est parti, décollage imminent. Les 4h de vol passe très vite, je suis bien préoccupée à tout retranscrire cette belle aventure. Arrivée à Genève, dans le froid. C’est la première fois que c’est autant difficile de rentrer de vacances !

 

I wake up around 4:30am, I was not cold this night but I stay in my bag until 6am and get upI walk on the dunes and go on the top of one and do my morning stretching-yoga, waiting the sun rises. It's really a zen-yoga atmosphere. I try to remember some Tai-Chi steps that I did previous week. Then I leave these beautiful dunes and walk by the ocean. The waves slam on the beach, there is almost no oneonly few runners for their morning run, it's not hot and the sun still sleeps. Here, it's good. I lay my bag and wear my wet swimsuit. A man arrives, not too far of me, with his towel on his hand, he will swim also. The idea of going on the water without clothes was in my mind but I hesitated. I do a little betif the man removes his short, me too. And here and now, he removes his short. Say it, do it, let's go, I remove my wet unpleasant swimsuit and run quickly to immerse myself on the ocean. I confess that it's super pleasant to swim naked ! I contemplate clouds begin to be colored by the light of the morning, and go back on the beach after 5-10 minutes, add my swimsuit and go to take a good shower to be fresh for one travelled day. I dress, tidy a last time my BB, and go back to the bus station of Faro de Maspalomas. I buy a chocolate bar to go with the bread bought yesterday and do a big breakfast. Sadly, I realize that it's the end of the holidays, I'm again hungry all the time. I go into the bus and let's go to road around the Est coast and throw us at the airport. Check-in, I change my clothes, from short to sweatsuitstroll on the duty-free shops to try to find some memories or gifts to offer to parents, sisters and collegues, some cakes, turròn and rum. Let's go, imminent take-off ! The 4 hours of flight pass rapidly because I'm writing all this aventure. We arrived, in Geneva, on the cold and night atmosphere, It's the first time that it's so difficult to go back from holidays. 

 

lever de soleil sur la plage de Maspalomas

 

 

Budget

 

- Vol / Flight : 95€ + 60€ (bagage en soute / luggage)

- Hébergement : 16€ (Hide Tide Hostel) + 2x25€ (Hostal Tejeda)

- Transport : environ 15€ de bus (Aéroport-Las Palmas, Las Palmas-Arucas, Arucas-Firgas, Teror-San Mateo, San Mateo-Tejeda, - Tunte-Faro de Maspalomas, Faro de Maspalomas-Aéroport)

- Nourriture et eau : environ 150€

  • Las Palmas : restaurant La Cuchara - 18€
  • Arucas - restaurant El Enyesque - 15€
  • Teror - restaurant 15€
  • Tejeda - restaurant la Casa del Caminero - 15€
  • Puerto de Las Nieves - restaurant El Capita - 10€
  • Artenara - restaurant La Esquina - 18€
  • Tejeda - restaurant La Cueva de la Tea - 20€
  • Tunte - boulangerie la Panera de Tunte - 8€
  • Faro de Maspalomas - pizzeria Nicola - 25€
  • Eau : environ 25€ (0.40€ le litre dans le SuperDino ou Spar)
  • Dulce : 1€ la dulce à la Dulceria Nublo à Tejeda

- Visites touristiques/touristic visits : 5€ (Las Palmas - Cathédrale Santa Ana, Arucas - visite de la rhumerie)

- Souvenirs/memories : environ 40€

 

Ce qui fait un total d'environ 400€-500€. On peut largement réduire en ne mettant pas le sac en soute et en achetant la nourriture au supermarché plutot que d'aller au restaurant mais pour ma part, ça faisait du bien de me poser à une table, de pouvoir aller aux toilettes, oublier un peu mon sac et surtout goûter la gastronomie locale ! 

Making a total of 400€-500€. I could reduce it without putting my bag in the hold or by buying foods in supermarker instead of eating at restaurant but I believe it's appreciable to sit on a table, going to the toilets and forget my bag few minutes, and last but not least, taste the local gastronomy !

 

Epilogue

 

Au final, ce fut une magnifique aventure. Il ne s'est rien passé d'exceptionnel, sportivement parlant, je n'ai pas fais de grosses étapes avec de gros dénivelés, j'ai dû effectuer au maximum 30km dimanche, sinon environ 15km les autres jours. Je n'ai pas fais de trucs fous, je n'étais pas au bout du monde, ni seule au monde, il n'a pas fait extrêmement beau. Tout était relativement simple. J'ai juste marché. Mais c'est ça qui est magnifique. La simplicité, la nature, la marche. Pendant une semaine, la seule chose à penser c'est marcher, et dans la direction que tu veux. Si t'as envie de te diriger vers le Sud t'y vas, t'as juste à mettre un pied devant l'autre et regarder le paysage défiler. Tu te dis, hier j'étais là bas, et maintenant ici, demain je serai là, ou peut-être là, qui sait ? Tu entres dans une autre dimension, tu fais le vide en toi, et c'est une des choses que je n'arrive jamais à faire en temps normal, mon esprit vagabonde toujours d'une idée à une autre. Je pense que toute cette expérience pourrait être réfléchie, je pourrais philosopher longtemps dessus, trouver beaucoup de choses à dire, mais le temps me manque. Et j'ai constaté qu'il est plus facile d'écrire ces textes juste quelques jours après les avoir vécus, ils sont plus bruts, moins raffinés mais au final peut-être plus proche de la façon dont je les ai vécus.

Voila, juste pour finir en beauté, un petit récap' des choses que j'ai préféré : l'endroit que j'ai adoré est la forêt de Tamadaba, le village dans lequel j'ai préféré séjourner est Tejeda, mes repas les plus marquants sont la bonne soupe à Teror, la bonne salade de la mer à Puerto de Las Nieves, les croquetas d'Arucas et les dulces (en particulier le palmito) de la Dulceria Nublo, le tout avec la meilleure boisson : le ronmiel Doramas Arehucas. J'ai adoré mon après-midi glandouille dans mon hamac face au Roque Nublo en bouquinant Tesson, et j'ai été vraiment transportée les deux nuits dans mon hamac à regarder le ciel étoilé à travers mon plafond de pins. Et pour finir, le moment le plus intense : le dernier coup de cul avant de rejoindre la forêt pour y dormir, dans la nuit, en étant fatiguée mais en sachant pertinemment ce que je voulais, où j'ai repoussé toute les limites et que j'ai compris que c'est ma tête qui dirige, vérifiant l'adage "quand on veut on peut". (bon ok j'avoue que parfois ce n'est pas vrai mais dans ce cas là, oui !).

Et un grand merci à Yeray pour son aide quand je suis arrivée trempée et fatiguée dans son office du tourisme à Teror, puis pour m'avoir fait visiter les beaux coins de son île !

 

At the end, it was a wonderful adventure. There is nothing exceptionnal, I didn't do big walks with high drop, I did at max 30 kilometers sunday but otherwise, around 15km. I didn't do crazy things, I was not at the end of the world, nor all alone, the weather was not so nice. All was relatively simple. I've just walked. But that is wonderful. The simplicity, the nature, the walk. During one week, the only thing to think was walking, on the direction you want. If you want to go on the South, let's go, you just have to put one foot after the other and watch the landscape. You tell you, yesterday, I was there, now here and tomorrow I'll be there, or maybe overthere, who knows?! You enter on another dimension, you do the empty in you, and it's something it's difficult for me to do generally. My mind is always full of lots of things. I think that this experience could be thought, I could philosophize on it a long time, find lots of things to saw about, but time is missing. And I constater that it's easy to write these texts just few days after living them, they are more crude, less refined but at the end, maybe closer than I lived them. 

Voila, just for the happy end, a little summary of things I've prefered : the place I love is Tamadaba forest, the city where I prefer to stay is Tejeda, the best meals was the soup at Teror, the fish salad at Puerto de Las Nieves, the croquetas at Arucas and the palmito dulce of the Dulceria Nublo, all of this with the best drink : Arehucas ron-miel. I loved my afternoon on my hammock in front of the Roque Nublo, reading my book Tesson; and I was really transported during my 2 nights on my hammock, looking at the star-sky through my pines roof. And to really finish, the more intensive moment : the last climb to go to sleep on the forest, on the night, where I pushed the limits and I understand that all is in my mind, verifing the saying "When you want, you can" (okay, I agree that sometimes it's not true, but here it was, yes !).

And a big thanks to Yeray, for helping me when I arrived wet and tired in his office at Teror, then to show me all the marvelous landscapes of his island.

 

 

Petite carte de mon périple (en bleu foncé, les parties effectuées en bus, bleu plus clair, en voiture avec Yeray, et en vert, les parties pendant lesquelles j'ai marché. Les cercles roses représentent les endroits où j'ai dormi).

carte_gran_canaria_route_principale_ville_riviere_lac_annotated_png

 

Géographie de l'instant

Parce que Tesson m'a accompagné pendant une bonne partie du vol de l'allée et pendant quelques heures dans mon hamac en face du Roque Nublo, j'ai envie de vous faire partager certains de ses textes, qui illustrent bien mon état d'esprit pendant cette aventure.

Pourquoi voyager ?

Pour échapper au désespoir - (...) On répugne à se l'avouer parce qu'on s'acharne toujours à trouver à ses actes de nobles justifications mais voyager revient à prendre ses jambes à son cou pour échapper à la prison des habitudes. Rien de plus : se guérir du spleen, dissoudre sa mélancolie dans le bain du monde.

Pour changer de peau - (...) Si l'on revient dans des dispositions physiques et mentales identiques à celle du départ, le voyage n'a servi à rien. Le voyage offre la métamorphose. Sur la route, on mue.

Pour se simplifier la vie - Se lever, souffler sur les braises, faire chauffer son thé, se mettre en route, guetter le prochain ruisseau, apercevoir un faon, saluer les oies qui claironnent à 1000 pieds, décider de la halte, construire le feu du soir, couper des bardeaux de sapins pour se faire une couche, compter les étoiles, s'endormir : voici le séquençage d'une journée vagabonde. Des gestes simples, des préoccupations élémentaires, des objecifs modestes. Le voyage est une diététique de l'âme et du corps. Il dégraisse, nous débarrasse des toxines de la vie citadine, nous ramène à cette joyeuse sobriété dont les théoriciens voudraient faire un modèle de la société nommée "décroissance".

Pour honorer la nature humaine - Le voyageur est celui qui un jour, a pris conscience devant une glace qu'il était un animal, qu'il avait des jambes et que ces jambes-là, l'évolution ne l'en avait point doté pour qu'il passât son existence entière le cul dans un fauteuil.

Pour vaincre le temps - Personne ne contestera que le temps ne passe pas de la même manière lorsqu'on s'agite dans le tourbillon de la vie urbaine et lorsqu'on repose alangui sous un palanquin de soie des bords du Brahmapoudre où copulent lentement les geckos bengalis. Le voyage ralentit, épaissit, densifie le cours des heures. Il piège le temps, il est le frein de nos vies.

Marche - Le marcheur revient à sa nature profonde (la bipédie), s'emplit de la beauté du monde, ne laisse que l'empreinte de ses pas, apprend que ce qu'il ressent vaut mieux que ce qu'il possède. La clé du bonheur ? Pétrarque nous livre dans une phrase que Schopenhauer place en exergue du monde comme volonté et représentation : "Si quelqu'un marche toute la journée et parvient le soir à son but, c'en est assez."

Pour Nata - Toucher du bois, une superstition? Chacun sait que les dieux habitent dans les arbres !

Pour finir - Tenir son journal chaque soir pour se persuader qu'il n'était pas inutile d'avoir vécu une journée de plus.