Il ne faut pas oublier qu’à la base, je suis Vésulienne. Enfin presque, d’un petit village juste à côté, Echenoz-la-Méline, de 2000 habitants, et c’est sûrement là bas que j’ai couru pour la première fois.

Vesoul : localisation !

Courir, pour se défouler dans la cour de l’école: "On fait la course?!", courir pour rentrer de l’école et se poser chez ma copine d’enfance Camille, puis courir pour faire comme Papa et Maman, qui nous emmènent sur leurs courses natures, alors forcément on veut essayer. Je me rappelle ma première course : 600m, armée de mon tee-shirt coccinelle et un joli bandana rouge autour du cou. Ça semblait tellement long, mais j’étais fière d’arriver 4ème au scratch ! Le début d’une belle aventure.

Ma première course, en 1998aucun commentaire

Je m'essaie ensuite à plusieurs sports, divers et variés: gymnastique, natation, athlétisme, tennis, puis une grande parenthèse de handball d’une dizaine d’années, au HBCN pour commencer, puis Cercle Sportif Vésulien, pour finir à l'ASPTT Marseille. Pendant mon adolescence, le hand était toute ma vie, tous les jours, je pensais HANDBALL (contre-attaque, tir à l’aile, défense...) puis l'enthousiasme s’évapore, je me mets de plus en plus de pression, le temps de jeu diminue et au final, le plaisir n'est plus présent. Je décide d'arrêter et de m'inscrire dans un club d'athlétisme (à la SCO St Marguerite) pendant un an où j'ai fais de jolies rencontres et quelques progrès. Puis en arrivant à Annemasse, je continue la routine des footings, le long de l’Arve, pas très attirant vous me direz mais c’est comme ça que mes 3 footings hebdomadaires se sont installés dans ma vie. Des footings de 40min à 1h, en intégrant le fractionné que j’aimais tellement au hand et que beaucoup d'autres détestaient. Puis en habitant à Thonon, sont venues les balades en montagne, et la révélation ensuite, il y a tellement de montagnes, elles sont tellement belles, et tellement différentes selon la saison et la météo, et j’aimerais visiter chacune d'entre elles ! Voici comment depuis bientôt 3 ans j’arpente les montagnes, les sentiers du coin ou d’ailleurs.

Photo dossier, il y a plus de 15 ans !

Et c’est à Madagascar durant le Trail de l'Ile Rouge que j’ai appris qu’il existait un Trail à Vesoul. Avec la famille, on se dit que ça serait cool d’y participer. On note la date dans un coin et on laisse supposer qu’on va y aller. En attendant, ma cheville me pose beaucoup de soucis. Elle ne m'empêche pas de courir certes, mais toujours avec une douleur chronique et une sensation qu'il ne faut pas continuer ainsi. Mon envie de faire mon premier 50km à Vesoul laisse place à la raison mais je décide quand même de m’aligner sur le 24km. Nata se décide à la dernière minute pour le 24km également et TADA..., déroulez le tapis rouge, Vaness, ma deuxième grande soeur, fait son premier trail sur le 9km !

Week-end vésulien en vue, la météo qui prévoyait du soleil, change doucement et annonce un joli samedi suivi d’un dimanche pluvieux. On part de Thonon samedi matin, on ne voit pas trop le temps passer, 3 sœurs dans une voiture, et bla-bla-bla... On arrive à Vesoul (en faisant toujours notre petit détour pour passer devant notre maison... oui, ça fait plus de 10 ans qu'on est parti, mais notre maison, c'est notre maison, que mon papa a construit, dans laquelle on a grandi, et qui restera NOTRE maison jusqu'à la fin de notre vie...). On se pose au centre ville de Vesoul et on se mange une salade au fameux kiosque de Vesoul, très bonne, accompagné de frites et d’une petite part de tarte au citron à deux avec Nata. Ensuite c’est la visite des grands-mères. On passe chez la mamie de Vaness, chez qui on va passer la nuit. On boit le café, prend les nouvelles. Puis Nata et moi allons, premièrement inscrire Nata au trail et retirer les dossards (et la jolie glacière Trail de Vesoul), puis deuxièmement, dire bonjour à notre grand-mère à Jussey. On est accueilli avec une jolie tarte aux mirabelles qui sort du four. On discute un peu, récupère une courge butternut et un potimarron chacune et on rentre à Vesoul, en passant acheter 2-3 trucs à Leclerc où on hallucine sur le rayon cancoillotte : il est énorme ! (et on teste la chocoillotte, mais on préfère quand même la cancoillotte normale, la vraie quoi). On mange avec Vaness et ses grands-parents des pâtes à la sauce tomate maison du jardin. Ensuite c’est soirée quartier libre, chacune des sœurs va voir ses copains/copines. Je décide d’aller assister au match de hand de Vesoul, ça me rappelle de bons souvenirs, me replonge dans mes années follement handballistiques. Même si le niveau n’est plus le même qu’à l’époque je passe un bon moment en compagnie de mon ami Philou et Nata qui attend que sa copine soit prête. Vesoul éclate Lure 40 à 25 et on décide d’aller boire un verre pour se raconter encore un peu nos vies qui évoluent. Je passe un super moment avec lui. Puis c’est quand même l’heure d’aller dormir car on court demain !

Selfie vésulien, retour des soeurs au bercail bonne salade

NOTRE maison... pourquoi ils ont mis un portail !

tarte de grand-mère, délicieuse c'est nouveau, la chocoillotte !


Réveil programmé à 7h, je me lève à 6h15 (logique, non?), prends le temps de me coiffer, d’aller chercher du pain (la boulangère a changé, ce ne sont plus les Langlois, c'est toujours marrant de revenir là où tu as grandis et de repérer tous les changements), et je réveille les filles. Vaness n’est vraiment pas du matin, mais vraiment pas ! J’essaie de ne pas trop la brusquer (faut la voir quand elle est pas d'humeur...), on déjeune tranquillement, Nata ramène des pains au chocolat en plus, je me fais une tartine de chocoillotte. On décide de courir en short malgré les nuages et la bruine qui tombe de temps en temps et on part pour Vaivre-et-Montoille, au bord du lac, côté base de voile pour le trail. On patiente à l’intérieur du gymnase, on retrouve la Loulou et son copain (une copine d’enfance de Nata), on cherche les têtes qui nous reviennent mais on en voit pas tant. 8h50, départ dans 10’, on se place au départ au bord du lac, sous une petite bruin, et c'est parti !

 Les retrouvailles Prêts à partirC'est parti !

Ma cheville est déjà douloureuse, ça s’annonce mal. Le départ est donné, les gens partent en trombe, je prends déjà une première photo au bout de 20m, c’est beau au bord du lac ! Puis on attaque la montée vers le centre ville avant de s’infiltrer sur les chemins menant au camp de César. Ça monte mais pas autant que chez nous, rien qui n’empêche de courir, mais je sens direct que je manque d’entraînement pour ce genre de course. Ça fait 3 mois que je ne cours plus vraiment. Je me balade dans la montagne, mais principalement en marchant, ou en courant mais jamais plus d’un ou deux kilomètres d'affilé. Les jambes sont lourdes et toute la nourriture emmagasinée cette semaine n’aide pas. Mais ça va encore, j’arrive quand même à courir, mais pas avec les sensations que j’aimerais avoir. On arrive au fameux camp de César, que tout le monde connaît sur Vesoul. C’était un bon spot de soirée pour ceux qui aiment se faire un petit bivouac au coin du feu, avant en tout cas. C’est joli, ça surplombe le lac de Vaivre, en forme de baleine. On quitte les chemins boisés pour arriver sur le plateau et on retourne dans les chemins boisés. C’est assez compliqué à décrire mais c’est joli, ces petites allées dans la forêt, ça a un bel air de nostalgie. Au 5ème kilomètre on redescend du camp de César par une descente un peu plus pentue et technique, un peu dans la boue, forcément on est en Haute-Saône quand même !

Attention, descente technique !

Chacune sa technique !

Tranquillement Nata, sereinement

Loulou, virevoltante Morgane, avec un style original

Vaness, pas mal non plus dans son genre

Et on arrive dans un village. Les points de côté arrivent déjà, alors technique de Nata, je me ramasse mon petit caillou que je garderai pendant toute la course. Et j’applique les exercices de respiration du Geoffrey pour les faire disparaître tranquillement. La 4ème femme est toujours en ligne de mire et je me rapproche doucement d’elle. On alterne petites montées de 1km et petites descentes, c’est bien vallonné en tout cas, et les pourcentages ne justifient vraiment pas la marche. Les petites escales dans les villages s’enchaînent avec les ravitos : 4 sur le 24 km ! Je double la 4ème, donc me retrouve 4ème et ne vois pas l’ombre de la 3ème devant. Je me dis que ça sera encore une 4ème place: encore la médaille en chocolat pour moi, mais vu mon entraînement et ma forme, c’est déjà pas mal. En parlant de mal, ma cheville reste douloureuse tout le long, ça m’énerve et m’exaspère, je rêve du jour où je pourrais courir sans avoir un problème quelque part.

La pierre du camp de César Ravito pluvieux, ravito heureux

Dans les bois de mon enfance

Je reste avec un petit groupe de mecs pendant un petit moment puis les double pendant les deux dernières montées où beaucoup se mettent à marcher; même moi un petit coup, mais je reprends le petit trot ensuite. Au 18ème, je sais qu’il n’y a plus que de la descente, pas mon point fort mais ça se passe bien, je prends mon temps sur les chemins de cailloux glissants et boueux. J’essaie de garder un rythme mais sans trop me cramer car je sens le ventre qui commence à vouloir faire des siennes. On entend déjà un speaker et de la musique mais ça me semble un peu tôt pour être l'arrivée. En fait c’est le dernier ravito qui est bien animé avec un speaker et de la musique. Quand j’arrive c’est sur le son de Voyage Voyage ! C’est kitch mais ça me booste, et c’est l’endroit où toutes les courses se rejoignent, donc on retrouve les coureurs du 11km, ceux du 9 ne sont pas encore là, je me ferai doubler par les premiers (à fond la caisse) un peu plus loin. Plus que 3km, je garde le rythme et double pas mal des coureurs du 13, on descend une belle descente boueuse et on retrouve du sol palpable, sur du chemin et pour finir ensuite sur la route. On arrive au centre de Vaivre, plus que quelques mètres et c’est l’arrivée au gymnase. Je finis donc ces 23km en 2h12min, 4ème femme (pour changer) et 57ème au scratch. J'avoue qu'en m'inscrivant sur le trail de Vesoul, dans ma ville natale, sur ce genre de distance, j'aurais rêver d'un podium, c'est sans doute un peu idiot, mais tant pis, 3 femmes étaient plus en forme que moi ce jour ci à cet endroit là.

l'arrivée est proche  Nata Morgane

Bien arrivée ! Dédicace à la Fred

Bravo Vaness !

Dès qu’on s’arrête, il ne fait vraiment pas chaud, je me ravitaille un peu et regarde les arrivées pour ne pas rater celle de Nata. J’aperçois ma copine Morgane, ma *star* du Hand (qui se met doucement à courir elle aussi) qui attend aussi sa copine Alex, on discute un petit coup mais on rentre tellement il fait froid et au final on se perd de vue, mais c'est pas grave, un petit texto et elle viendra tôt ou tard arpenter les collines ou montagnes de ma région. Nata arrive enfin, je suis de plus en plus frigorifiée donc reste à l’intérieur, et on discute avec les gens qu’on connaît: la Fred, madame Pirès: notre prof de sport du collège. Tout ça pour rater l’arrivée de Vaness, merde ! Elle a bien couru la grande, 1h15 pour son premier trail, Bravo ! Elle en a chié un peu dans les montées mais a vraiment kiffé la descente dans la boue, elle nous raconte : "les gens ils avaient peur dans les descentes mais moi nan, mes baskets HOKA accrochent trop bien alors je les ai tous doublé, tac tac tac, sur la gauche, sur la droite ! mais bon ils m’ont redoublé sur le plat ensuite...!" C'est cool qu'elle ait aimé son premier trail, ça va la motiver pour continuer.
On ne traine pas pour aller chercher les affaires à la voiture et prendre une bonne douche bien chaude car je suis frigorifiée. J’entends la remise des prix en me rhabillant, alors j’y vais, j’arrive encore à être 1ère Senior malgré ma 4ème place (la première est espoir et les deux suivantes des vétérans). Je gagne un joli trophée Trail de Vesoul et un bon de 25€ à Intersport... Vesoul ! Je sais pas si c’est possible de l’utiliser ailleurs. On verra. Il y a des kinés de l’école de Besançon alors je vais me faire masser un petit coup, ça coûte rien et ça fait du bien. On mange ensuite notre pasta box qui passe bien, tout en discutant avec la Fred, le Christian, des amis de longue date de mes parents et avec leur fils Marian qui a couru le 24km, son premier long trail, il a galeré mais il a fini, bravo !

 Pasta party après l'effort, le réconfort

On ne tarde pas trop car l’après-midi est timé: on commence par aller voir notre tante Sylvie, ça fait super longtemps que je ne l’ai pas vu, ça fait plaisir. On discute autour d’un café, je grimpe dans son figuier pour piquer quelques fruits du jardin, et on continue la tournée. On pose Nata chez ses copines et avec Vaness on passe voir Camille chez ses parents: ma plus vieille copine ! On discute encore beaucoup autour d’un jus de fruit, de la vie qui passe, des potins du village. L’heure tourne, on ne va pas tarder à rentrer en Haute-Savoie, après avoir chargé les caisses de pommes, de noix et la citrouille que le papi de Vaness nous a donné dans la voiture et la tête plein de souvenirs nostalgiques !
Rentrée à 22h30, le début de semaine va être difficile...


On repart le coffre plein !


Bref, un joli retour aux sources...!

 

Joli lac de V'zoul

 

Lien Garmin: https://connect.garmin.com/modern/activity/2066373298

Relive : https://www.relive.cc/view/1220754058

Résultats : trail_Vesoul_24km

 

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