Vendredi 14 Juin

Voilà, le trail en lui même est fini mais il nous reste encore 4 jours avant de rentrer en France. On ne perd pas les bonnes habitudes et je me réveille aux aurores, à 5h15, me prépare et déjeune avant de repartir courir avec un petit groupe de motivés : Greg mène la troupe, Stéphane en profite pour chausser les baskets, Philippe et Séverine, Lionel et Nata. On reprend la fin de l'étape de la veille pour aller jusqu'à Mangily ("ça gratte" en malgache) en courant plutôt qu'en camion, c'est plus sympa ! D'ailleurs on arrive au village avant les autres, et on discute avec Prisca, qui gère l'association belge-malgache à laquelle on va donner des fournitures scolaires. Elle nous explique la situation et nous fait visiter. Ici, ils accueillent des camps de vacances pendant lesquels les gens font des choses utiles et apprennent la vie malgache. Les autres arrivent et on descend au bord de la mangrove pour aller pêcher les crabes en pirogue. On flâne sur la rivière, on jette les pièges à crabes, on admire les martins-pêcheurs, le tout en écoutant chanter les malgaches qui pagaient. Notre pirogue est un peu malchanceuse à la pêche au crabe, on en chope pas un. Après une belle balade d'1h30, on rentre au village où on attend que le repas soit prêt. Des petites filles viennent vers moi et me demandent mes ficelos, mais à force j'en ai plus ! Une petite (Lilana) voit que j'ai deux tresses dans les cheveux et commencent à m'en faire d'autres petit à petit, c'est marrant, touchant même. C'est l'heure de se regrouper dans la hutte à manger, pour faire le speech officiel des dons d'affaires scolaires et de manger : devinez le menu ? Du crabe avec du riz, des saladiers de crabes qui s'enchaînent, on les dévore tellement c'est bon !

Village perdu dans les dunes de sable blanc Ceux qui préfère la course au camion !

En famille ! Merci de m'avoir porté jusque là et Adieu !

On pagaie on pagaie IMG_5618C'est le pied !  

Petit passage chez le coiffeur Le saladier de crabe huuuum !

Pour la digestion, c'est visite de l'école puis on rentre péniblement à l'hôtel en camion (1h30 contre 1h en footing), on se change rapidement et on va à la plage à pied pour une petite trempette, l'eau est toujours aussi bonne, c'est agréable. On se pose au soleil et doc Thierry me propose un massage, je ne refuse jamais un massage ! Retour à l'hôtel avec le coucher du soleil dans le dos et on se prépare pour la soirée de gala. Beaucoup de blabla pour remercier tout le monde, c'est normal, c'est une expérience tellement belle qu'on se doit de remercier toutes les personnes qui y contribuent, Merci à tous ! Puis vient la remise des récompenses: il y a deux ans le symbole du Trail était les pics Bobby en aluminium, cette année c'est les Baobabs, toujours en aluminium ! Je gagne aussi une jolie veste CimAlp et la fameuse casquette Eau Vive. Après tout ces discours qui nous ont mis en appétit vient le buffet ! Nourriture à foison, on se gave dès l'apéro avec un bon cocktail et des petits toasts, pizza, caca-pigeon. Les entrées suivent avec des salades de choux, poulpes, carottes et les plats, calamars au combawa, zébus aux arachides, poulpe piquant, c'est bon mais on a plus trop faim. On fait une petite pause et on danse au rythme du groupe malgache qui met l'ambiance pour finalement enchainer avec les desserts : flan coco, salade de fruits et gâteau choco-vanille. Au final, une soirée de clôture autour d'une piscine, il fallait s'y attendre. Je ne sais plus qui commence mais Vaness finit rapidement à l'eau et une bonne partie du groupe aussi. Les gens de l'hôtel assure et nous amène des serviettes au fur et à mesure que les gens tombent dans la piscine. On danse encore un peu, on finit le mojito et tout le monde au lit vers minuit !

baobab, le symbole du TIR 2017 ! toute l'équipe du TIR 2017

 

Jeudi 15 Juin:

Aujourd'hui c'est quartier libre, on déjeune tranquille et on visite le zoo de l'hôtel. On est pas trop zoo ni animaux en cage, alors on regarde, sans trop rien dire mais 17 crocodiles dans une mini-cage c'est quand même pas le top. Certains makis eux sont libres la journée, mais d'autres non, et est-ce bien la peine d'en avoir autant? Les phacochères font bien la tête dans leur enclos et je me parle même pas du fossa, triste à en mourir presque. Bref après s'être quand même bien amusées avec les makis blancs qui ont une façon très originale de se déplacer, on part pour Morondava. Ils nous laissent vers l'office du tourisme, on nous conseille 2-3 restos dans le coin, alors on va réserver une table pour 14h00 et on se dirige ensuite vers le marché en pousse-pousse. On le visite un peu, et on achète deux-trois trucs par çi par là comme des fruits dE baobab et des beignets. On passe à Homéopharma pour acheter des huiles, et on retourne tranquillement vers le resto en faisant un petit détour pour visiter le port de Morondava. On se mange notre poisson grillé et des bananes au caramel, pendant que Gérard déguste ses langoustes ! On se pose un peu sur la plage en attendant de repartir, et on rejoint quelques autres qui sont déjà bien imbibés de rhum arrangés. 

Makis vari blanc et noir bons beignets de banane

Sur la plage de Morondava 

Le port de Morondava La poste de Morondava

C'est reparti pour presque une heure de bus pour aller voir le fameux coucher de soleil sur l'allée des Baobabs. Tout le monde (et même un peu trop de monde, il y a beaucoup de touristes) est en place et le soleil se couche doucement sur les arbres majestueux. On profite de la vue et on canarde de photos, en s'amusant et essayant de mettre les gens qui passent entre deux baobabs pour une photo collector ! Les gosses du coin viennent et essayent de nous racketter en voulant nous faire payer des photos avec un caméléon sauvage. Au final, on les prend en photo et on s'amuse avec eux en leur montrant leur tête après la photo, tout le monde rigole bien. Une petite malgache a des ces yeux charmeurs ! Le soleil a disparu et Tiavina nous presse un peu pour rentrer. Plusieurs personnes du groupe ne se sentent pas très bien, Nata et Philippe le Troyen en font parti. On rentre difficilement à l'hôtel en faisant pas mal d'arrêt pour les malades. Vaness ne se sent pas bien non plus, mais ça ne l'empêche pas de pouponner Nata qui est à l'agonie dans son lit. De mon coté, mon ventre gargouille un peu mais je n'arrive pas à résister au bon plat de poisson qu'ils nous servent à l'hôtel.

Coucher de soleil sur les baobabs

Quelle poire ! Petite lionne

Vendredi 16 Juin :

Le lendemain c'est une journée entière de bus pour retourner à Antsirabe. Autant vous dire que si les gens sont malades, la journée risque d'être très longue, mais les cas les plus inquiétants sont en train de s'améliorer. Nata et Vaness vont mieux, moi j'ai des crampes à l'estomac pas très sympathiques mais supportables qui vont s'atténuer au fil de la matinée. On profite des paysages malgaches, on pique-nique sous des manguiers en savourant une dernière fois les miches de pain de l'hôtel et après une longue journée, on arrive à l'hôtel Royal Palace à Antsirabe vers 19h00. Il y a beaucoup de monde dans cet hôtel, d'autres groupes de sportifs aussi apparement, sûrement des américains. On est accueilli avec un petit cocktail (mais pas trop à mon goût, j'essaie de le refiler à quelqu'un, en vain) et on va direct manger dans la salle de restauration : du poulet tandoori avec du riz et des légumes. On discute beaucoup avec Stéphane pendant le repas, on mange le dessert (mille-feuille glacé) et on monte dans notre suite parentale : un vrai appartement ! Un grand salon et 3 belles chambres avec lit double, et une salle de bain de rêve avec une belle et grande baignoire. Le luxe ! J'en profite pour prendre une bonne douche, je bouquine un peu puis me délasse dans les bras de Morphée.

Sur la Tsirihibine On the road again

Samedi 17 Juin :

Dernier jour à Madagascar, notre avion décolle cette nuit à 1h00 du mat. Celui de maman par contre décolle ce matin, alors elle part au milieu de la nuit et arrivera à Mayotte dans l'après-midi. Nous on prend notre temps et on se lève vers 7h00. On déjeune dans la salle de restauration, il y a pleins de bonnes petites viennoiseries et des crèpes, hum ! Ce matin, c'est quartier libre, alors on écoute Serge qui nous briefe sur les choses à visiter à Antsirabe. On commence par la boutique de miniatures : ils fabriquent des vélos, motos et pousse-pousses avec des objets recyclés, c'est intéressant comme ils font ça. J'en profite pour acheter un petit vélo pour Benjamin. On avance un peu et on se rend à la fabrique d'objets en corne de zébu. La dernière fois, on avait eu la démo alors on n'y assiste pas de nouveau, mais on flâne dans la boutique (j'achète un jeu de couvert : fourchette-cuillère) et on traine aussi dans la petite boutique d'artisanat d'à coté. On a toujours envie d'acheter pleins de choses, mais il faut faire des choix. Je prends quand même une jolie boite à savon et une jolie panière à pain. On achète les beaux petits cadres photos pour la Mèmère. On loue ensuite un pousse-pousse pour qu'il nous accompagne toute la matinée, et on lui demande de se rendre au marché d'Asabotsy. On déambule dans le marché, il est énorme. On passe au travers des stands de chapeaux (Vaness en prend un pour Anoa), des épices (on refait un peu le plein) et des cacahuètes (j'en achète une grosse dose, elles sont trop bonnes les cacahuètes de Mada). On va ensuite à la confiserie Marcel, et on assiste à la démo de la création des bonbons. On voit qu'ils sont habitués, les gestes sont surs et rapides et voilà les bonbons sont prêts, 100% naturels. On en achète plusieurs paquets différents ! L'heure tourne, il est temps de rentrer à l'hôtel. On s'amuse aussi à tirer le pousse-pousse, en bon touriste wazaha. On se prend une bonne douche, on boucle les valises (Attention, tous les objets en bois ne doivent pas être dans le bagage à main). On boit un dernier verre au bord de la piscine de l'hôtel, mange un petit repas avant de repartir pour toute une après-midi de route. On s'arrête quand même au passage à la fonderie d'Ambalavao, et on assiste à la démo de la création des marmites en aluminium. C'est hallucinant le rythme auquel ils enchainent : ils font le moule avec un mélange de sable et de charbon puis versent l'aluminium liquide, incandescent. Ca refroidit direct et la marmite est créée ! Les conditions de travail sont vraiment abusées : aucune protection et ils enchainent non-stop. Ils créent environ 300 marmites par jour. On reprend la route et on se tape les bouchons à l'entrée de Tananarive. Stéphane nous met des films sur les projets d'une ONG à laquelle il appartient : NatureEvolution. Ils étudient la faune et la flore pour préserver la nature. Un de leur grand projet se déroule dans le Makay (partie de Madagascar, très recluse), mais ils ont aussi des actions en Indonésie. Si vous avez envie de participer à leur projet, n'hésitez pas de faire un don ! Stéphane commente les films et nous reparle encore des chinois qui viennent à Mada pour piller et exploiter les terres malgaches, ou des pourris privilégiés de Mada qui monopolisent tous les biens et pour qui, si tu as pas un 4x4, tu as raté ta vie. Beaucoup d'organisations malgaches dont le but est des aides caritatives sont finalements détournés et l'argent revient aux pourris en 4x4 plutot qu'aux habitants dans le besoin. C'est assez malheureux de voir comment les richesses sont mal distribuées.

Stand de chapeaux !

pleins de graines, mon rêve de poule ! démo de la fabrication de bonbon chez Marcel

les marmites en alu

Façonnage de la marmite Attention les pieds

On arrive finalement à l'hôtel-restaurant le Raphia (petit souvenir de la dernière fois) pour manger notre dernier repas malgache : des mets asiatiques frits (nems, samossas), suivi d'un zébu au poivre vert franchement bon et de 3 bonnes crèpes au chocolat en dessert. On repart à l'aéroport, on dit au revoir à tous les malgaches de l'organisation, on passe la sécurité puis on fait une dernière fois le plein de produits malgaches : Vaness fait une razia sur le rhum Dzama noir, on achète du chocolat Robert, et on décolle finalement à 1h30 du matin. L'indigestion de la fin de semaine repointe un peu le bout de son nez, autant vous dire que le voyage n'a pas été une partie de plaisir pour moi. (Au contraire de Nata qui a pu prendre deux places vu que j'ai passé la moitié du vol près des toilettes) Atterrissage à 11h00, le temps de récupérer les bagages, dire au revoir à tout le monde, récupérer la voiture et rentrer à Thonon, il est déja 21h00 passé et demain c'est le retour au boulot !

 

Merci Gérard, Ghislaine et Mahay Expedition pour cette nouvelle belle aventure à Madagascar !

Gérard, Ghislaine, Stephane et Santatra Tiavina, Mialy, Doc Thierry et Serge

Gérard Ghislaine

Stephane Santatra