Trail de l'ile Rouge

Après les mésaventures avec Air Madagascar, nous arrivons dans la nuit, dans le froid au alentour de minuit sur le campement. Tous les autres participants sont arrivés la veille et sont tous en train de dormir profondément. On essaye de s'installer dans la tente sans faire trop de bruit, mais la fatigue et le contexte nous donne de bonnes crises de fous rire ! On bourre les sacs sous la tente et on arrive à s'endormir. Personnellement, j'ai choisi la mauvaise place, la tente était un peu penchée et Maman tombait sur Nata qui tombait sur moi, j'étais donc coincée entre Nata et la toile humide de la tente. C'est dans ces conditions que je me réveille vers 5h30, après une courte nuit. Le soleil n'est pas encore levé mais je me lève et explore les environs, marche au bord du lac. Les autres concurrents se réveillent en douceur, on prend le petit déjeuner, on s'habille et on se prépare pour la première étape. Au programme, un tour de 17km pour commencer tranquillement l'aventure.

le campement L'aventure en famille commence

Qui est autour de la table du petit déj?!

 

On se regroupe tous en haut du campement, en face de l'église et le pasteur Josefa de Betafo nous fait l'honneur de participer à cette étape, d'ailleurs c'est sa femme qui donne le départ. Je pars tranquillement (je crois) mais avec l'ambiance de la course, ça ne me fait pas partir très doucement non plus. Les premiers kilomètres sont ahurissants, on traverse les rizières et le paysage est vraiment extraordinaire, je pense qu'il n'y a pas de mots, ni de photos pour décrire ça, il faut juste le vivre et courir sur les petits rebors des carrés des rizières. Pour la suite, mes souvenirs me font un peu défaut, mais nous étions principalement sur de la piste. J'arrive vers le 11ème kilomètre au ravitaillement avec Gérard et pleins de villageois regroupés pour l'occasion. Je me sens bien, cette étape fait vraiment du bien, je prends vraiment plaisir à courir. La réaction des locaux est vraiment marrante, ils se marrent ! Je ne sais toujours pas vraiment pourquoi ça les fait tant rire de voir des wazas (étrangers) courir, avec leur équipement qui vaut surement plus cher que ce qu'ils gagnent en un mois, mais malgré tout ça, les malgaches sont des gens ultra généreux et joyeux. Comparé à nous les occidentaux, qui râlont pour la moindre petite contradiction, le passage à Mada nous fait vraiment relativiser.

Courir au milieu des rizières Paysage autour de Betafo

les rizières de Mada Le terrain de jeu

Magnifiques rizières les paysans travaillant la terre rouge

 

Quel bonheur de courir Nata Maman

Bref, je continue, je retrouve le lac près du campement, j'en fais le tour et finis la course par les petits escaliers qui font assez mal à vrai dire ! Je finis les 17km de l'étape en 1h45min, première féminine, 6ème au scratch ! Sandra arrive en 2ème position en 2h01, suivie de tout près par ma soeur, qui était parti tranquille avec maman mais qui finalement se sentait bien et a un peu accéléré ! Et maman arrive en 2h20.

Elle m'étonnera tout le long ma grande soeur, elle qui ne s'entraine pas forcément beaucoup (Ah si je me suis entrainée pour Mada, j'ai couru 2 fois par semaine cet été ;-) ) et qui finalement cours très bien, et si elle s'entrainait, je pense que j'aurais du soucis à me faire ! Mais c'est comme ça, Nata c'est la force tranquille qui est naturellement forte mais qui n'a pas forcément l'envie de se faire mal pour progresser et de se faire des entrainements, elle veut juste profiter de l'instant. Moi je suis moins forte mais beaucoup plus compétitrice et j'aime bien planifier quelques séances pour essayer de progresser. 

Chez les garçons, Gaston le malgache annonce la couleur et arrive premier en 1h23min. Thierry et Greg se partagent la deuxième place en 1h33min.

On se repose un peu, on papote avec les autres participants qu'on ne connaissaient pas encore alors qu'eux avaient déja passés toute une journée la veille pour faire connaissance. On se douche à l'africaine dans les douches aménagées (des poteaux et des baches pour un peu d'intimité), petit souvenir qui fera rire Nata et Maman : "t'as mis trop de savons" ! (eh oui c'est assez compliqué de se rincer avec des bacs d'eau quand on a mis trop de savon !). On mange ensuite les restes de la veille au soir, accompagnés de sachets de riz instantané, pas vraiment bons mais pas dégueu non plus !

Après 1 étape, on est encore fraiche ! Après 1 étape, on est encore fraiche !

Nous partons à 13h de Betafo pour aller près d'Ambositra  dans l'éco-lodge "Sous le soleil de Mada", tenu par Brigitte et son mari, Marc. La route est assez longue (un des cotés négatifs de Mada, les routes ne sont pas en très bon état et les temps de transport sont donc long!), nous mettons environ 4h et arrivons vers 18h30 là-bas. En attendant, dans le mini-bus avec Nata, je papote avec Jézabel et Greg qui sont à coté de moi, on fait connaissance, on prend des photos par la fenêtre et on essaie de se reposer un peu, en vain.

"Sous le soleil de Mada" est un genre de camping, où on avait le choix entre payer environ 30000 ariarys pour dormir dans les jolis petits bungalows en bois, ou on pouvait dormir sous la tente (petite pensée à Marie-Do qui a fait toute l'aventure sous sa tente). Nous, on s'est finalement dit que c'est quand même bien d'avoir un peu de confort, donc on a décidé de dormir dans les bungalows quand on en avait la possibilité. 

On range un peu les affaires (la série de "on fait et on refait les sacs d'affaires" commence !), on prend une bonne douche bien chaude et allons manger. Petite dégustation de rhum arrangé en apéro accompagné des fameux caca-pigeon (des petits gateaux apéro trop bons !), et ensuite on mange un petit potage super bon en entrée, une brochette de zébu avec un gratin de patates et des tomates provencales en plat et du bon ananas en dessert. 

trop bon le repas chez Brigitte !

On est super fatiguées et on a un peu froid, donc on va se coucher vers 22h maxi dans les bons petits lits du bungalow !

 

Parcours Topo